lundi, 09 février 2009
AND SO WHY
Pourquoi la question
Alors que le sens des mots
Tourne autour d'un axe
Dont la polysémie verte
Annule les chargements
Des bateaux de contraires
En zone de feu émeraude
Là où le rivage est sans plage
Autre que la plaine de givre
Sur laquelle rêvent les nefs
22:47 | Lien permanent | Commentaires (1)
LES MOMENTS DOUX
Temps que ne dure
Tant qui dure
Sans nul doute
Mais sans surprise
Tant qu'éprise
Du temps qui prise
Le tango qui frise
L'étang des brises
Tant que ça dure
Le temps du mur
15:27 | Lien permanent | Commentaires (2)
NECTAR DE POISON
Le vent lèche les écoutilles
Des parfums de passage
Dans la chevelure intime
D'une déesse au sein fabuleux
Dont les filles s'enveniment
Des sels de bain en floraison
Qui nacrent l'or de la peau
Et glissent en caresses
Sur les courbes du temps
Qui gémit en pleurant
Des gouttes de sang frais
Sur les pontons humides
Où des vierges insouciantes
Offrent la ferveur de leurs délices
En partage d'ouverture à l'alizé
10:22 | Lien permanent | Commentaires (1)
ONDEE DU MATIN
Le vent porte
Entre ciel et mer
Le chant des oiseaux
Ou la chanson du matelot
Le vent porte
Sur son aile dorée
L'espace d'un battement de cils
Au sourire couleur parme
Et sous la porte
Le vent dépose
Un baiser de velours
Sur un bouton de rose
10:09 | Lien permanent | Commentaires (0)
CLAIRES EAUX DE L'ECUME
C'est clair
Comme un éclair au chocolat
Une fermeture ouverte
Un travesti en dentelles
Ou une galaxie sans nébuleuse
Clair comme de l'eau de vie
Parfumée à la mirabelle
Qui pousse sur les cocotiers
Au bord des plages sans rivage
De la mer de la tranquillité
09:29 | Lien permanent | Commentaires (0)
DU BLEU DES BLEUS
Toutes les couleurs
Sont inhérentes
Au spectre poétique
Où la transparence
Met en relief
Les bleus de l'âme
Ou le bleu des yeux
Quand le bleu du ciel
N'est plus une bataille
Où les bleuets périssent
Faute de bleu de travail
Pour éponger le bleu de méthylène
09:19 | Lien permanent | Commentaires (0)
BEFFROI DE BETHUNE
Le livre des riches heures
Que le bourreau écrit
Vaut pour son pesant d'ordure
Que les éboueurs promènent
Le long de voyages
Que peu souhaitent emprunter
Sous les lambris des palaces
Où se meuvent en cortèges
Au corbillard sympathique
Des processions mémorielles
Aux relents putrides
Dont le vent se moque gaiement
05:05 | Lien permanent | Commentaires (0)




