samedi, 14 février 2009
CONVIVIALITE
Sur la plage au festin nu
Le vent peint d'aquarelle
Le visage de la mer
Elaborant les danses
Que la guerre étreint
Dans les nombreux sillages
Des paravents chinois
Sur lesquels se reflètent
Les cachemires de l'alizé
Qui débauche la laine
15:21 | Lien permanent | Commentaires (0)
CEINT D'OCCULTE
Le culte des reins
Est un pur boute-feu
Au regard boute-en-train
Des cachetés délicieux
Recule donc tes seins
Murmure le temps amoureux
Tu peux y voir ma main
Où les doigts font la queue
Viens donc ce matin
Lécher les vitrines si bleues
Sous les aspects sans teint
Repose le passant merveilleux
14:41 | Lien permanent | Commentaires (0)
MASTER DE COCAGNE
La fête ne connaît du lendemain
Qu'un mot échappé du présent
Où tournent les farandoles
Des désirs en tous genres
Du vent dans les voiles
Qui bousculent la clarté
De leurs charmes suaves
Aux beautés irréelles
La fête ne connaît du lendemain
Que l'intransivité de l'instant
Sur lequel se consume
La consommation de l'amour
Inventant des aquarelles
Pour parer la fortune
D'une aile de jasmin
Sur un fauteuil d'orchidée
10:41 | Lien permanent | Commentaires (1)
PEINDRE LES NUES
Le poète n'espère rien
Et c'est bien pour cela
Que l'attention lui permet
D'être le réceptacle
Des fragrances du monde
Orchidées de velours
Qui déploient leur faste
Sur le tartan éloquent
Qui anime sa langue
Du sanglot des femmes
Ecartelées dans une vague
De jouissance aux merveilles
09:52 | Lien permanent | Commentaires (1)
LE REALISME POETIQUE
Rien de plus ordinaire
Et de plus concret
Que la poésie du réel
Du bas de l'échelle
Jusqu'au surf arc-en-ciel
Uniquement des descriptions
De figures de style
Et de dérivations spatiales
Sur des luges de vent
Des baisers volages
Au fond des yeux
Qui surplombent le marécage
De toute leur profondeur
Caressant les cambrures
D'une haleine d'épices
Jouant à faire jouir
La langue et ses supplices
La main alerte du poète
Respire le parfum des dames
Filles qui s'offrent
A la demande d'un sourire
Pour un coeur de fruit
Ou un bouton de rose
Pour un frisson une aubade
Jusqu'à sentir leurs cuisses
Ruisseler de tendresse
Dans l'infini servage
Qui fait ployer les muqueuses
A la savoureuse dilatation
Rien n'est plus ordinaire
Qui regarde passer le temps
En peignant sur la peau
Des climax étonnants
09:24 | Lien permanent | Commentaires (1)




