mardi, 01 septembre 2009
RIGHT BETWEEN THE EYE
L'insigne médiocrité
Se rencontre sur les échelles
Ou les baromètres
Dont les graduations pontifient
L'extrême altitude et les reliefs
D'une plaine sur laquelle
S'ébroue un océan de velours
Tapissé d'arpèges de vent
Par les fils de la vierge
Et les fans de Mandrin
19:08 | Lien permanent | Commentaires (2)
UN RIEN DE POESIE
Rien n'est gagné
Puisque rien n'est perdu
Et que tout se transforme
Miracle des polymorphes
Qui prennent les couleurs
Du temps qu'ils inventent
Le chaos s'écrit
Comme la traversée
D'un chant de mine
Anti-personnel
Sonne le glas
De qui de quoi
Peu importe pourquoi
Peu importe comment
Dans le vent des marées
Qui perlent au coin des lèvres
18:21 | Lien permanent | Commentaires (1)
SALSA CALIENTE
Les Furies sont des femmes
Qu'on dit Bienveillantes
Même si sous d'autres cieux
La réelle action s'appelle
Non-action
D'un mouvement immobile
Jaillit le resplendir
Qui consume les formes
Et redessine les plastiques
Change de mascara
Et on t'appelle rimmel
Peu importe où va la belle
Sur la langue des frimas
Du carré de la racine
Jusqu'au cercle polaire
11:51 | Lien permanent | Commentaires (0)
SURPRISE DU TEMPS SANS FRISE
Pourquoi les hommes
Question dénuée de sens
Pourquoi l'homme
Question dénudée des sens
Question dénouée de sens
Et si la vie est sans pourquoi
Pourquoi donc l'inventer
Si ce n'est pour le plaisir
De la divagation souriante
D'un nuage de contemplation
11:40 | Lien permanent | Commentaires (2)
NOS PHRASES EN NAUFRAGE
C'est peut-être
Juste une nuit
Mais en plein milieu
Brûle un feu
C'est peut-être
Juste un jour
Si tant est parfois
Que s'invente le temps
C'est peut-être
Juste le temps d'une valse
Un tango en string
Sur un rayon de lune
11:21 | Lien permanent | Commentaires (0)
LUZ AHORA
Quel(s) regard(s)
Pour un prisme à mille faces
Au panoramique multidimensionnel
Combien d'oeil
Dans les diamètres variables
D'un cercle non géométrique
Pas de quartier
Dit la pleine lune
Sur le sourire des cyprès
Qui ruisselle sur ses dents
11:15 | Lien permanent | Commentaires (0)
NOCTURNE INVERSE
Sur le toit du monde
Ne dansent que des hommes
Admirées par de jeunes filles
Lovées sur les branches alertes
D'un cerisier blanc
Leur yeux brillant
Des éclairs de pluie
Qu'elles sèment dans le vent
Pendant que l'écriture rédige
Le scénario de l'inconsolable
Dont Shéhérazade illustre
La beauté sans fard
En Cendrillon émérite
Dans ses babouches de cristal
08:35 | Lien permanent | Commentaires (1)
DRIVER'S SEAT
Les idées aussi
Sont un toucher qui captive
Le rabot enjôlé
Par le parfum étoilé
Qui enivre son mouvement
La main libre s'amuse
Des visions sensorielles
Que la pensée féconde
Sans s'en apercevoir
Tel un orgue de barbarie
Se prenant pour un pianiste
A l'elliptique sourire
S'emprunte l'empreinte
Du son des fragrances
Qu'on touche des lèvres
Quand les oreilles respirent
08:17 | Lien permanent | Commentaires (0)
FLOWER POWER
L'essence des fleurs est carnivore
Armée de dents
Qui effraie les tronçonneuses
Dont l'avidité se repaît
Des délices du factice
L'armée des fleurs est omnivore
Rien ne survit que les fleurs
Napalm secret de l'eau lourde
Surfant en apesanteur
Sur des radiations thermonucléaires
Le pouvoir des fleurs
Est un sourire
Dont le gingembre
Est l'apparence
En forme de génocide
07:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
A GLIMPSE OF AIN
La source du matin
Ne connait des coulées
Que le mouvement des cils
Peignant l'eau de reflets
Qui vagabondent gaiement
Sur des rétines pourpres
Ensoleillées par l'ombre
Qui défigure les opales
Au son monocorde
Empreint de douceur
07:37 | Lien permanent | Commentaires (0)




