dimanche, 25 janvier 2009
LE SENS DU METACARPE
Une bonne professionnelle
De la lecture ou d'ailleurs
Sauve toujours son tapin
D'un regard malicieux
A l'inconnu qui la déshabille
Sans omettre de la caresser
Pas utile de se passer d'humour
Quand les préliminaires
Sont aussi voluptueux
Que l'allumage intégral
Et le nu permanent
Sous le regard étincelant
Qui rend le cuir velouté
Une langue humide
Au bout d'une pointe sèche
Tel un frisson ardent
Qui monte des collines
Et longe d'anciennes courbes
D'un souffle émerveillant
Comme une ondulation princière
18:57 | Lien permanent | Commentaires (1)
APRES TOUT
Spéculer sur après
Crée déjà des sourires
Comme si après
Ne se suffit pas à lui-même
En tant que projection d'aujourd'hui
Promenade de nuit en jet ski
Posons donc le décor
Aujourd'hui tout de suite
A-t-il besoin d'un après
Parce que rien que l'idée
De penser à cet après
Nous rend absent à l'instant
18:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 24 janvier 2009
LES FLUIDES DU GIVRE
Une langue dit
Toutes les autres
Sans prononcer un seul mot
Juste en apposant
Des sourires de feu
Derrière les mots anodins
Qui constituent les langages
Une langue sans origine
Sans cadastre ou limites
Dont la tonalité sibylline
Dégonde tous les dialectes
De leurs socles en carton-pâte
21:18 | Lien permanent | Commentaires (4)
OURAGAN SUR LE CAIRN
De tout temps
L'oeil est dans la tombe
Et sourit à l'assassin
En le regardant
D'un air amusé
Pendant que les victimes
Se lamentent du temps
Qu'il ne fait pas
Ou d'autre sortilège
Au gré des fantaisies
Qui vont leur chemin
Sur la mer des moutons
20:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
CIVILITES MONDAINES
Poésie des maisons closes
Où l'oubli et la saumure
Règnent de conserve
En maîtres des cercles
De la consanguinité
Aux vertus cardinales
Le vent se rit des usages
Règles d'obsolescence
Aux rites funéraires
Que les walking deads
Etablissent pour protéger
Des propriétés qu'ils disent
Leu(r)r(e)s
Poésie des maisons closes
Où l'on clame l'ouverture
A grands renforts
De discours barbelés
Par la peur et la fuite
Loin des amandes et du miel
14:00 | Lien permanent | Commentaires (1)
MANGER DES FRAGRANCES
L'exil est un parfum
Dont s'enivrent les escort girls
Hétaïres aux seins lourds
De tous les arômes
Portés par l'évanescence
Des faubourgs d'empire
L'exil est une caresse
A l'onctuosité prégnante
Pure invention sexuelle
Dont la saveur palpébrale
Fait frissonner les lèvres
D'une humide ferveur
Les mondains s'oublient
Dans leurs exils dorés
Qu'ils jugent saumâtres
Par manque d'un public
Pour admirer les exploits
Qu'ils croient réaliser
10:49 | Lien permanent | Commentaires (1)
vendredi, 23 janvier 2009
STRUCTURALISME DES NOIX DE CAJOU
Le journal du deuil
C'est l'album Panini
De Roland Barthes
Un sale garnement
Appelé destin
Arrache une décalcomanie
Et voilà le bambin
Qui se morfond
Confondant paluchage
Et implacabilité
17:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
PASSER AUX AVEUX
Alors que dire
De ce qui se dit
En permanence
Sans images
Sans musique
Et sans mots
Mais dont les mots
Forment musique et images
D'un flux d'enchanteresse
A l'étude des avoués
Où la loi se décline
En mode probatoire
Des alchimies d'outre-rien
Alors que dire
Est ouvrage d'avocat
Sans cause ni défense
Ni accusation
Juste le talent du monde
Qui s'exerce dans l'artiste
Aux échelles effondrées
09:42 | Lien permanent | Commentaires (1)
UN POINT DE CARESSE
Ecrire à la main
C'est comme te déshabiller
D'un souffle épuré
En regardant tomber
Mantilles et dentelles
Dans un lent mouvement
Le temps d'un déhanchement
Où l'air se glisse
Le long des cuisses satinées
Pour laisser exhaler
Les parfums langoureux
Du bouton de rose
Qui rayonne sereinement
Dans l'échancrure humide
Des cyprines du temps
08:55 | Lien permanent | Commentaires (1)
jeudi, 22 janvier 2009
NO WORK OUT OF PROGRESS
Lire ou ne pâlir
Ce n'est pas une question
Comme parler en est une autre
Sans qu'il ne se dise
Rien qui ne vaille la peine
De perdre son temps
A déchiffrer des contes courants
Dans l'air du temps
Meurtri de sa propre importance
A ne pas pouvoir se relire
22:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
UNE BOUFFEE D'OXYGENE
Rien ne peut être mieux
Tout l'est déjà
Pour chaque un
Pas de place pour les regrets
Les mondes vont par milliards
Et cependant
Les rêves aussi
Les dispenses arrivent
Par tirage du sort
Etre mort tant de fois
Permet au poète
D'apprécier l'ironie
De sa dernière cigarette
Qui n'en finit jamais
De se rallumer
On devient vite accro
De ce genre de menu plaisir
22:01 | Lien permanent | Commentaires (0)
UN VIOLON SOUS LA PLUIE
Sous la pluie continue
Les coureurs discourent
De manière discontinue
Portés par les flots verts
Qui nimbent leurs histoires
D'une aura tuméfiée
Dans la continuité de l'averse
Des peintres en bâtiment
Elaborent des architectures
De couleurs savoureuses
Mélangeant les pigments blancs
Sur l'écume ébrêchée par le vent
14:27 | Lien permanent | Commentaires (0)
SUMMER IN SUMER SUBMARINE
La permutation de l'amer
Ne trouve aucun doux
Qui ne soit soluble
Dans le marc de café
La permutation de la mer
Découvre un nain doux
Qui s'assoit insoluble
Sous un quart de mafé
A permuter les permutations
Le tour du monde se fait
Sur l'axe d'une toupie
Qui raconte des histoires
12:41 | Lien permanent | Commentaires (1)
mercredi, 21 janvier 2009
CINEMA DES HAUTEURS
La femme est toujours
Une reine en armure
Qui porte un enfant
Dans les voiles de ses ramures
Les narcisses ne sont femmes
Que par la chance
D'un reflet dans l'eau
Qui fleurit les organes
Quand le miroir se brise
La femme est nue
Près du feu qui la berce
Dans un souffle prégnant
16:02 | Lien permanent | Commentaires (0)
POESIE CONTRE RIEN
L'éclairage vient des thermes
Ni des thèmes ni des termes
Dans le jacuzzi des idées folles
Pas une ne vaut plus que l'encre
De sa conception utérine
Dans la nuit des colchiques
Toute idée est égale en elle-même
A sa voisine de palier
Que d'infinis accélérateurs
De particules élémentaires
Booste sur les tréteaux
Des chants de foire
14:19 | Lien permanent | Commentaires (0)
LIVE OR LET DIE
La vie d'un mirage
La mort d'un nuage
Qui n'est pas plus une mort
Que l'autre n'est une vie
En dehors des moutons
Qui galopent sur la mer immobile
La vie d'un nuage
La mort d'un mirage
Qui n'est pas plus une mort
Que l'autre n'est une vie
En dehors des moutons
Immobiles sur la mer déchaînée
11:56 | Lien permanent | Commentaires (1)
BRUSQUEMENT CANTONA
Des lys volent au gré
D'eaux vides de pêches et de photos
Au flanc d'un goût gigotant
Dans la cigüe des mélèzes
Rond calice du ton des ânes
La menotte endosse les rollers de l'air
Brosse élue écorce du décor-monde
Les arts sans frein en échanson
Pulpe éberluée à l'esperluette de narval
L'expurgation draine les ans
Où jouent les morts à l'air gourd
Syntaxe de printemps en sein très doux
11:43 | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 20 janvier 2009
CANTONADE DES MUSCLES BLANCS
Au cran des lisses volets
L'eau fraîche livre des faux rôties
Au fou qui glande en gigogne
Dans l'haleine du muguet qui rit
Le hanneton sur la quiche
Nécrose les notaires de l'horreur
En bonus écossé de Rosemonde
Qu'en son lézard le raifort ceint
Pulpe berbère orale bien grave
La gite pur sexe étrenne le thon
D'un chou au goût de chaire des morts
En seins encrés broutant les reins d'inceste
21:43 | Lien permanent | Commentaires (1)
BAR DE L'EMBUSCADE A CANONS
L'eau visse les clandés
Au rai des libres doryphores
Coup de vent des rigoles
Véneries qui guettent le jouir
L'hommage du guichet dit-on
Sonne l'air des os aux noms d'heures
Nue crosse de mortes roses en botte
Dont le fort dessein sent les arbres
En gravant des râles pubiens
Plus excités que la reine des gitons
La chère de beurre met les bouts de chou
En lèchant le train brut des écrins lestes
19:56 | Lien permanent | Commentaires (1)
ARC-BOUTANT DE CABANON
En contant les trévises
Les fées mordent l'or des libraires
Manteau au col si doux
Des louis que jette la nuit de verre
L'âge gai d'un quignon de pomme
Exonère les grosses odeurs de noms
Dont les crocs bottent le numéro d'or
Défonçant le larcin des arts
Au ras des paons graves du bien
L'haleine pue les cités usinées par le temps
Les choux cabus beurrent de chère amie
Les selles en gel qu'étreint le veuf dur en crin
18:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
CARAVANE AU GNOME DEBOUT
Vibrent les traits contents
Que l'hiver fait mordre
Au ventre d'où coule le doux
Paré d'une nuisette de rêve
D'une pomme un gué de tagine
Aumône qu'enferme la grosseur des sexes
Vient en motocrotte sortir le nu
Des seins rares qui foncent sans fard
Bravade d'un rien qui bande à part
Montant à cru les pilosités naines
Mi-chèvrefeuille Michou d'urubu
Les oeufs de laisse gèlent les cris du destin
15:37 | Lien permanent | Commentaires (0)
COMME UN RAMAGE DE LOUP
Livrée des mots gitans
De Morphée l'hiver
Aux engoulevents doux
Parque la muse au rêve d'été
L'âge des pots agrée le rhum
Au sexe des odeurs de phéromones
Mordues de la note des vins de l'or
Les Séraphins enfoncent un dard
L'air de rien emballe les bains des rades
Au monstrueux des monts limpides
Châle de miel aux bûches mûres
Cri leste aux grelots herbeux des tsars
13:31 | Lien permanent | Commentaires (1)
GOUM DU MARTEAU ROND
Oser l'ivresse qui dit je t'aime
Fait lire en mordoré
Le doux glouglou des mantilles
Au rêve tagué par la muse
Agrumes sur le beau Tage
Enorme sax aux formes d'ailleurs
Les mues du vin honorent la dot
Enfantant des phares au sein rond
Au bal des lémuriens des hallebardes
Subliment les bonds d'un monde en sucre
Mâture que lèche l'émail des ruches
Généreux départ creusé par l'écrit
11:10 | Lien permanent | Commentaires (0)
ALTIPLANO MONDAIN
De minaret en clocher
Les funambules tendent des guirlandes
De moins d'un millimètre
Un orteil suffit
Pour faire le tour du monde
Assis de préférence
En transat impeccable
Bagages enregistrés
A l'Hôtel California
Un doigt de champagne rose
Aux bulles polysémiques
En guise de compagnie
10:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 19 janvier 2009
ROND GLAMOUR EN CADEAU
Ivresse d'oser dire le même
Hors les tortellinis des morts
Dans le doux gloussement d'un cil
Chouravé par une muse aux aguets
Le gros des vagues écoute
Les mareyeurs aux basques des formes
Dos des vélins aux moeurs émus
Où les encornets faussent les fosses
La balade des malabars sort des eaux
Une balle de blonde avoine en surprime
Les murs rayés par le gel de sages passes
Régénérées par le son creux des tamis
15:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
LES MINES DE L'ARENE
Tous les enchantements
Meurent en Abyssinie
On achève bien les Négus
Dans les décombres d'Harrar
Où paissent les esclaves
Des chameliers noirs
Le désert des Tartares
Sourit devant les fleuves
Qui ne séparent ni la vie
Ni la mort mais les enclos
Où le parcage est roi
De tous les conflits
Des barbelés comme treillis
Les pointes vers l'intérieur
Les combattants de la liberté
Récoltent les prix d'excellence
Dans d'académiques débats
Dont l'inanité est le thème
11:27 | Lien permanent | Commentaires (0)
TANGO APACHE
Les contraires vont par deux
Dans un tiers inclus solitaire
Qui clôture d'une ouverture
Les encadrements non communautaires
La taille s'affine sous le joug
Des langues versatiles
Qui retournent les vestes
Comme autant de miroirs
L'adieu est juste un retour
Sans mouvement ni faux-cils
La fonte des eaux usées
Sur la rétine du printemps
10:19 | Lien permanent | Commentaires (0)
MATELOTE RONDE D'ATOURS
Viennent les roses des six thèmes
Les rotors déminent les thermes
Des douze allées glissant
En fougères de musement gai
Voguent des grammes de gouttes
Des skates informent les tiédeurs
Dans la lueur des faux dédains
Les routes déroulent d'anciens photophores
L'aurore glose sur les nids des lamas
D'un halo blond voilant les primes
Des apaches riant aux gerçures
Que creuse le congé des génies
09:59 | Lien permanent | Commentaires (0)




