Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

dimanche, 06 septembre 2009

MILADY ON TATTOO

La beauté comme un fouet
Une balafre en plein coeur
Un éclair sur le front

Les yeux brûlés
D'où jaillissent insouciants
Des collier de perles
Ou de crânes Jivaros

Promenade avec le diable
Histoire d'en sourire
Plus le temps de ne rien faire
Dans les pauvretés d'atmosphère

Qui a vu le poète
Peindre les âmes
Et défigurer les mondes

Du souffle en forme de pluie
De la neige en étincelles
Fongicide est le cristal
Qui illumine les génocides

samedi, 05 septembre 2009

PASSANTE EN SIMOUN

Passante dans un lit
Comme une rivière
Et la pluie
Que la mer incendie

Passante sans souci
Qui connaît le prénom
Des nuits de princes
Que partage l'équipage

Passante irlandaise
Dont les chevaux d'argent
Sont une fortune carrée
Pour rois aveugles

Passante en terre d'amour
Qui suit la règle de l'homme
Comme un coup de grâce
Enlumine les nuits cruelles

Passante étonnante
Comme une balle perdue
Sur la steppe rouge
Ou une rose de Java

Passante améthyste
Dans la vallée des rubis
Piste fauve qui pleut des étoiles
Sur les mains du miracle

Passante à la nagaïka
Séductrice des nuits de Montmartre
Coeur pur d'un wagon-lit
Pour les fils de l'impossible

HAWK FROM THE OAK

S'il est un arbre
C'est par amour
Du vert ou du vers

Toutes les feuilles
Offrent leurs ballets
De rêves à l'arbre
Comme autant de colliers

Et remonte la sève
Sur les genoux de l'arc-en-ciel
Patient sous-marinier
Qui enlumine la nuit
De sa neige étincelante

Du lait et du sang
Des combats comme des danses
Des nagas ou des cobras
Pour mener la cadence

vendredi, 04 septembre 2009

MENUE MONNAIE

Le talent a deux faces
Une balance et un visage
Choisir l'un
C'est renier l'autre
L'argent n'a pas d'odeur
Corporelle
Tout juste un parfum
Qui rayonne en douce
Au travers des runes
Que tracent les ruines

jeudi, 03 septembre 2009

TO BE WILD

Tant qu'il y a des visages
Se dit la pluie en souriant
Du tréfonds de son nuage d'argent
Au chrome étincelant
De fraîcheur sans arôme
Tant qu'il a des visages
Il est aussi des rivages
Etranges espars
Flèches de cathédrales
A la proue vigoureuse
Qui rend songeur
L'inespoir en goguette

COMME EN SON

Ecrire au présent
Comme une respiration
Sans avant ni après
L'espace d'un éclair vers
Ou d'un vert très clair
Un peu comme rattraper
Le mur du son
Qui stationne en double file
Sur un corset délacé
Ou un corps délaissé

mercredi, 02 septembre 2009

MODELISATION DE L'OUTRANCE

Se laisser porter
Par la main allègre
Qui parcourt la neige
Carbone qui allume
Les extinctions d'incendie

Se laisser modeler
Aux armes de la différence
Plus similaire que moi tu meurs
Dit un sourire de passage
Du genre sédentaire

Qui m'a dit coi
Qui parle à qui
Dans l'écriture du poète
Qui s'émerveille calice
Au sexe ouvert dans le vent

FLOUTEUR PARLEUR

Pleure l'aisance encadrée d'or
Sang-mêlé de l'argent
Merveille de son trancheuse
Qui plait aux vitalités
Délice sans dollar qui tapisse
L'art rivé au Carnegie Hall
N'effleurant que le pubis indien
D'une pâleur creuse au goût
Empestant le tutu des fleurs
Le matos éclaire le cul des soeurs
Déflorant le soir
Atteint de respir
Qu'un jeu de chambre repeint
Par l'attrait sans élan
Des acides énoncés de l'or

mardi, 01 septembre 2009

RIGHT BETWEEN THE EYE

L'insigne médiocrité
Se rencontre sur les échelles
Ou les baromètres
Dont les graduations pontifient
L'extrême altitude et les reliefs
D'une plaine sur laquelle
S'ébroue un océan de velours
Tapissé d'arpèges de vent
Par les fils de la vierge
Et les fans de Mandrin

UN RIEN DE POESIE

Rien n'est gagné
Puisque rien n'est perdu
Et que tout se transforme
Miracle des polymorphes
Qui prennent les couleurs
Du temps qu'ils inventent

Le chaos s'écrit
Comme la traversée
D'un chant de mine
Anti-personnel

Sonne le glas
De qui de quoi
Peu importe pourquoi
Peu importe comment
Dans le vent des marées
Qui perlent au coin des lèvres

SALSA CALIENTE

Les Furies sont des femmes
Qu'on dit Bienveillantes
Même si sous d'autres cieux
La réelle action s'appelle
Non-action

D'un mouvement immobile
Jaillit le resplendir
Qui consume les formes
Et redessine les plastiques

Change de mascara
Et on t'appelle rimmel
Peu importe où va la belle
Sur la langue des frimas
Du carré de la racine
Jusqu'au cercle polaire

SURPRISE DU TEMPS SANS FRISE

Pourquoi les hommes
Question dénuée de sens
Pourquoi l'homme
Question dénudée des sens
Question dénouée de sens
Et si la vie est sans pourquoi
Pourquoi donc l'inventer
Si ce n'est pour le plaisir
De la divagation souriante
D'un nuage de contemplation

NOS PHRASES EN NAUFRAGE

C'est peut-être
Juste une nuit
Mais en plein milieu
Brûle un feu

C'est peut-être
Juste un jour
Si tant est parfois
Que s'invente le temps

C'est peut-être
Juste le temps d'une valse
Un tango en string
Sur un rayon de lune

LUZ AHORA

Quel(s) regard(s)
Pour un prisme à mille faces
Au panoramique multidimensionnel

Combien d'oeil
Dans les diamètres variables
D'un cercle non géométrique

Pas de quartier
Dit la pleine lune
Sur le sourire des cyprès
Qui ruisselle sur ses dents

NOCTURNE INVERSE

Sur le toit du monde
Ne dansent que des hommes
Admirées par de jeunes filles
Lovées sur les branches alertes
D'un cerisier blanc
Leur yeux brillant
Des éclairs de pluie
Qu'elles sèment dans le vent
Pendant que l'écriture rédige
Le scénario de l'inconsolable
Dont Shéhérazade illustre
La beauté sans fard
En Cendrillon émérite
Dans ses babouches de cristal

DRIVER'S SEAT

Les idées aussi
Sont un toucher qui captive
Le rabot enjôlé
Par le parfum étoilé
Qui enivre son mouvement

La main libre s'amuse
Des visions sensorielles
Que la pensée féconde
Sans s'en apercevoir
Tel un orgue de barbarie
Se prenant pour un pianiste

A l'elliptique sourire
S'emprunte l'empreinte
Du son des fragrances
Qu'on touche des lèvres
Quand les oreilles respirent

FLOWER POWER

L'essence des fleurs est carnivore
Armée de dents
Qui effraie les tronçonneuses
Dont l'avidité se repaît
Des délices du factice

L'armée des fleurs est omnivore
Rien ne survit que les fleurs
Napalm secret de l'eau lourde
Surfant en apesanteur
Sur des radiations thermonucléaires

Le pouvoir des fleurs
Est un sourire
Dont le gingembre
Est l'apparence
En forme de génocide

A GLIMPSE OF AIN

La source du matin
Ne connait des coulées
Que le mouvement des cils
Peignant l'eau de reflets
Qui vagabondent gaiement
Sur des rétines pourpres
Ensoleillées par l'ombre
Qui défigure les opales
Au son monocorde
Empreint de douceur