Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 22 octobre 2009

FEUILLE A FEUILLE

Les femmes rondes
S'habillent chic
Comme le ticket retour
D'un one way trip
Sur le rail acide
D'un cercle émouvant
Où le féminisme est de vigueur
Surplombant la rigueur
D'un sourire à l'épanouissement
Digne d'une saveur de framboise

COLLABORATION SANS RESISTANCE



La marquise sort toujours
A cinq heures décalées
D'un agenda périmé
D'où les sensations jaillissent
Comme autant de sarments
Branches de langage
Qui font sourire les muets
Virevoltant en arabesques
Qu'un flutiau percute
Ou transperce gaiement
Suivant les modes d'expression
Que le roc impulse
Dans les orgues barbares
Qui parlent aux yeux

DULAMAN

Le reflet suit la voix

Et chante les arbres

Comme une algue irlandaise

Sur les traces des celtes

En Ombrie solaire

Les chevaux du Caucase

Au mors d’argent

Calibrant les épopées

De l’immobile élan

 

Des lances du Rohan

Des tomahawks iroquois

Les armes sont à l’honneur

Au pays enchanté

Par les firebolts et les fées

Sur les tambours du Queens

Où le gazon est d’émeraude

Comme il sied

Aux valets de pied

 

Et les épées s’enlacent

Sur des bustes envoûtées

Par le chant qui s’émerveille

En arpèges de spirales

Double tranchant affûté

A l’extrême douceur

Des toisons affriolantes

De la sévère nudité

mardi, 20 octobre 2009

ONCE UPON SOMETIMES



Magnifiques comme un 7
Pas de race ni d'air sacré
Le profane en guise de camouflage
Le propane en héritage
A la combustion spontanée
L'intensité du rayonnement
Pour unique lumière
Chez les aveugles du poignet

Magnifique comme un sceptre
Pour bandit manchot
Gardien de banquise
Sur laquelle flotte un fard
Ou le parfum d'un dard
Qui fait cligner les gyrophares

Magnifiques sont les perce-neige
Congères en mouvement
Sur l'impassible terreau
D'où jaillissent les geysers
De l'incandescence cristalline
Et les parfums sonores
Que répandent les vents

WITHOUT OF YOU

Il neige dehors
Comme un mensonge
Dialectique des confins
De l'absolue subjectivité

Arizona comme un dream
Sarcler les lianes
De l'Amazone
Qui dispense les brumes

A la flûte de Pan
A l'arc d'Apollon
Le génocide en extase
S'abandonner à la caresse

PLIAGE ET DECALCOMANIE



Sur le mur
La place du miroir
Que regarde incompréhensible
Un visage tracé à la craie
Noire qui peut se voir mauve

Excentrique
Comme un pur egoïsme
Altruisme à l'état naturel
Sans que la nature
Y soit pour quelque chose

Mille degrés
Brûlent les échelles
Le centre exact du monde
Toujours à sa place
A peu près partout

EN COULEUR

Noir et blanc
Point de suspension
Sur une ligne de mire

Blanc et noir
Le revers du miroir
L'or sans fin de l'ostensoir

Gris argent
Pépite de lumière
L'oeil du diadème

SUCRE ET VINAIGRE

Condiments incontinents

Un point sur la langue

Avive les impulsions

Jusqu’à l’implosion tsunamique

 

Défloré le pollen

Comme un hymen extensible

Hypertension dilatée

Dans l’extrême harmonie

 

Ondule sous un doigt

Sur une main pénétrante

La peau du tambour

Souplesse de la vague

Qui porte le charme

OIL

Minuit à l’heure du temps

Qui tant inonde le bain

D’un revêtement de pure laine

Au patchwork délétère

 

Caresse ambrée de la brume

Qui incendie les tétons

Glisse sur la peau

En oléagineuse émulsion

 

Le feu dans les hanches

Vibre et soulève

L’arc-en-ciel accroché

Au faîte d’un sein

PEPPER

Menthe extasiée d’air pur

Au velours fin d’aigue-marine

Les rues se noient

Sous des tourments de douceur

 

 

Des églises surnaturelles

Flottent sur le contingent

L’inutile rayonne sous chaire

En surplis décoiffés

 

 

Sens à l’essence de myrtille

Qu’advient-il en absence

Hormis le sang de l’insouciance

Qui encense la présence

SEL

Pas un mot

Un murmure de douceur

Une alvéole d’open space

Le gigantisme minuscule

 

Pas un mot

Juste une larme

Qui glisse doucement

Sur des flancs arc-en-ciel

 

Juste un mot

L’ombre de tes paupières

Comme une caresse

Sur les hanches de la nuit