samedi, 16 octobre 2010
SEUL LE BOUFFON
Délié par mon propre sang
Dans l'impensé de la caresse
Les alphabets s'inventent
Et sont visibles à l'os
Au présent hors mathématiques
Sans appartements pour l'accueil
Noyé dans la saveur aurifère
L'ombre abrase toute séduction
Sans esprit présumé ni hameçon
Surfant sur un skate épouvantant le monde
Le coeur se démodélise à l'infini
Qu'un orgue brode au point de croix
Les bouffons seuls et les crabes
Croient voir un dehors
Le dit du silence fait voler
Les poissons sans filets
Révolution s'appelle rédemption
Pour un sourire sans spectateurs
A l'observation rebelle
Les édentés se paient d'impudence
Pourquoi donc aller ailleurs
Quémander des faveurs
Quand l'avenue n'est qu'un présent
Où l'amour s'enflamme admirable
Pas de train pour l'apocalypse
Métros et sous-marins peut-être
Du cristal dans les ruines
Où l'avenir n'est qu'un souvenir
10:40 | Lien permanent | Commentaires (0)
UNE GYPSY DANS L'OREILLE
Les hommes entendent tous
La saveur de la musique
Jusqu'au moment suspendu
Où ils se révèlent capables
De coucher leurs arômes
Sur la portée de l'illimité
Symphonie en sol mineur
Qui se réverbère
Au milieu des vagues
Et autres solstices
08:32 | Lien permanent | Commentaires (0)




