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dimanche, 26 septembre 2010

NOWHERE LIKE HERE

Sur les murs de poussière
Les sombreros peignent
Des westerns spaghettis
Dans les cheveux de la vierge
Antiques tragédies
Aux senteurs ironiques
Dont les annales remplissent
Des catalogues enluminés
Que les astrologues consultent
Croyant sérieusement étudier
Le destin des papillons

samedi, 25 septembre 2010

UN AUTRE ET MÊME POEME

Dans les trachées galactiques
L'arc-en-ciel ne renvoie
Que l'écho d'incendie
Douce langue de larsen
Aux épices incroyables
Qui coule tel un hydromel
Dans les tympans et les ne(r)fs

La femme danse
Sur des vols de libellules
Qu'elle habille de rêves
Pour le plaisir du miroir
Qui la contemple amusé
Par la beauté foudroyante
De son propre regard

jeudi, 23 septembre 2010

SHAHRZAD ONLINE

Le présent stationne
En bout de ligne
Là où le temps s'effondre
A bout de souffle
Et d'avenirs luxuriants

Sur la route enlacée
Des guerrières entraînent
Les multiples danses
De leurs poignets dévergondés
Dans le maniement du poignard

Les rues s'animent
D'un coup de mascara
Poivre et safran émergent
Au milieu du santal
Que la coriandre encense

Le jasmin triomphe
Quand les aveugles d'un sourire
Atomisent les parois volatiles
Des sarcophages obsidiens
Dans un bruissement d'elle

PLASMA STEALTH

La mer corrode avec ardeur
Le piédestal des statues
Qui s'écroulent un jour
Dans le regard du sculpteur

Sur le chemin vers Ithaque
Il ne reste qu'un masque
Que la solitude attendrie
Finit par écorcher

Plus de visage
A peine un langage
Dans une flaque un murmure
Un point ardent de non-retour

CARESSER LES VOILES

Ce qu'il faut détruire
N'est pas si solide
Que la mie soit liquide
Est un plaisant souvenir

Centre des opérations
Une fève dorée
Contrôle des opinions
Un feu délirant

Ce qu'il faut démolir
Pour obtenir un sourire
Qui ne fait qu'attendre
Le bon vouloir des prétendantes

Et dans Vienne la rouge
Danse Vienna la blanche
Sur un bouclier celte
Une branche de laurier

ANATOMIE PROVISOIRE

J'ai la moelle tatouée

A l'arôme d'extasy

Le génome scarifié

Par les fantasmagories

 

J'ai l'ADN piercé

Jusqu'au fond du nombril

Et les gamètes épanouies

Par l'odeur des terrils

 

Chirurgie d'avant-garde

Mes frappes sont des caresses

D'où la monnaie jaillit

En pure pluie d'étincelles

 

Mutant par la grâce

D'une pandémie royale

J'ai le syndrome pervers

Des pénuries d'atmosphère

 

mercredi, 22 septembre 2010

EN TERRASSE

Et Maria passe
Sa robe déroulant des volutes
De moire et d'ivoire
Sur les flammes

Et Maria danse
Coulant calanques et criques
En laissant ruisseler sur sa croupe
Les frissons de tendresse
Que lui inspire le vent

Juste paisible
La terre souriante
Regarde défiler la joie
Au bras de tout un chacun

Des serveurs pressés
Rédigent les parfums
Qui aromatisent ses glaces

LA ROUTE DU CHASSEUR

Comme une offrande

L'espace d'un éclair

La lueur fugace et persistante

D'un incendie ravageur

Sur le chemin de la guerre

En pays décimé par la famine

 

Traque le signe

Dans les courants d'air

Quand la note darde le sein

D'où jaillit l'écume d'hallucination

 

Vois le temps qui s'écroule

Le vent qui bande les arcs

La mer qui sourit dans ta main

Les océans qui en surgissent

Et les cieux qui s'y engloutissent

 

Cataclysme est ton nom

Boules de feu sont tes armes

Qui luisent en paix

Sous le soleil vert

De tous les mirages

 

lundi, 20 septembre 2010

MARINE EN DOUCEUR

Il y a le long des routes

Des bornes

Au regard plus long

Que des embruns d'horizon

 

Il y a au bout des écoutes

Des cornes

Qui découpent la brume

En fabuleux torrents d'écume

 

Au ventre qui chaloupe

Le nombril qui scintille

Raconte le silence