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dimanche, 17 octobre 2010

RIOT GUN FANTASY

Chevaux de bois
Aux regards câlins
Montés par des hétaïres
Aux robes envoûtantes

Chevaux d'écume
La bave aux lèvres
Qui crache des papillons
De salive et de soie

Chevaux d'argent
Ballet de dauphins
Waterproof bullets
With your names on them

PRESENCE D'ESPRIT

Renaître n'est pas vieillir
La source de jouvence
Sur le bout de la langue
Dessine des fleurs nucléaires
Ou des champignons hallucinogènes

Un lieu sans lieu
Se passe aisément
D'un quelconque lieu
Fut-il d'aisance
Futile plaisance

Pas d'heure pour les braves
Aucun bateau ne quitte le port
Où il revient de temps en temps
Après une sieste étonnante
Chamarrée de parfums

^^ A LA SANTE DE LOÏC ^^

Aux sarments d'alambic
Les ombres s'enluminent
Sous la mitraille étonnante
Des orages de platine
Chants qui spiralent
En volutes de soie
Chevauchant des dragons de jade
En d'éblouissants surfs
Dont les arômes insouciants
Décorent les murs
De transparence pimpante
Et d'inutiles orfèvreries

EXTRUSION SPATIALE

Le silence d'une larme
En apesanteur sur un ongle
La touche d'un fleuret
Sur le plastron d'un dimanche
Roule et roucoule
Mordorure d'encensoir
Des balles traçantes explosent
Les limites incendiaires
Des langages et des formes
Sur fond de nuit
Lactée comme au premier jour
Avant que ne s'éveillent
Les trompettes du spectacle
Aux aurores vermillonnes

samedi, 16 octobre 2010

SEUL LE BOUFFON

Délié par mon propre sang
Dans l'impensé de la caresse
Les alphabets s'inventent
Et sont visibles à l'os

Au présent hors mathématiques
Sans appartements pour l'accueil
Noyé dans la saveur aurifère
L'ombre abrase toute séduction

Sans esprit présumé ni hameçon
Surfant sur un skate épouvantant le monde
Le coeur se démodélise à l'infini
Qu'un orgue brode au point de croix

Les bouffons seuls et les crabes
Croient voir un dehors
Le dit du silence fait voler
Les poissons sans filets

Révolution s'appelle rédemption
Pour un sourire sans spectateurs
A l'observation rebelle
Les édentés se paient d'impudence

Pourquoi donc aller ailleurs
Quémander des faveurs
Quand l'avenue n'est qu'un présent
Où l'amour s'enflamme admirable

Pas de train pour l'apocalypse
Métros et sous-marins peut-être
Du cristal dans les ruines
Où l'avenir n'est qu'un souvenir

UNE GYPSY DANS L'OREILLE

Les hommes entendent tous
La saveur de la musique
Jusqu'au moment suspendu
Où ils se révèlent capables
De coucher leurs arômes
Sur la portée de l'illimité
Symphonie en sol mineur
Qui se réverbère
Au milieu des vagues
Et autres solstices

vendredi, 15 octobre 2010

AU VIN QUI CHAMBRE

Marche au gré du vent qui construit
Des étagères ornées de marbre
Comme autant d'escaliers
Qui mènent aux égoûts

A la station suivante
Le visage déchiré de mille pleurs
S'appauvrit d'un sourire
Et surtout d'un clin d'oeil

C'est au plaisir de la balafre
Que l'incicatrisé se réjouit
De tant de scarifications
Qui peuplent joyeusement sa peau

MONO/POLY MUSICAL

La vie de tous les jours
Ne connaît de travailleurs
Que désoeuvrés et chômeurs

Loin des agitations pestilentielles
En plein coeur de l'action
L'épuration aiguise leurs vers

Affûtés comme un canon
La triche au bord des lèvres
La main sur le couteau
Qui sait ranger les armes