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jeudi, 27 janvier 2011

HEMATOME EN POURPRE

Elle boit ton expresso

Comme on hydrate un oued

La pandémie est irréversible

Dans ce velours qu'elle écartèle

 

La langue tel un hymen

En corolle autour d'une perle

Elle sait prendre les hirondelles

Comme les flèches qu'elle empenne

 

Pas de pitié en amour

C'est le massacre du glamour

Les chevaux s'achèvent là

Où commence la terre des dauphins

LA GRACE AU FOL

Ce n'est pas grave au fond
Parce tout le monde s'en fout
Chacun y va de sa chanson
Au grand bal des épileptiques

Du fond de sa cahutte
Une chatte sur un minaret
Repeint les synagogues
Et vogue le ballet

Des calottes et des beignes
Des culottes d'où l'on saigne
Pas de quoi torcher un poème
Dans ce sexy diadème

KOMAN KI KOZ

Des aiguillages

A la gare de triage

Direction vagabondage

Des trains comme autant de rivages

 

Ondule encore ma biche

Dans la fumée de ma cibiche

Pour la danse t'es fortiche

Dans le talent de ta friche

 

A l'aiguillon

Hors-cadre en haillons

Retraite sans pension

La jouissance de l'oraison

L'ECHO D'UNE TORCHE

Je plastique des trains supersoniques

Pas marrant le ball-trap érotique

Trop facile manque de charme

 

Où sont les lames

D'ivoire et d'airain

Les musiciens de la guerre

Les bohémiens de la gloire

 

J'ai des missiles au creux des yeux

Les hanches au laser les cils au comptoir

Pas d'adversaire en altitude

 

A l'oxygène raréfié la dope

Le temps de griller une clope

Dans le velours du stroboscope

Au beau milieu des chimères