jeudi, 27 janvier 2011
HEMATOME EN POURPRE
Elle boit ton expresso
Comme on hydrate un oued
La pandémie est irréversible
Dans ce velours qu'elle écartèle
La langue tel un hymen
En corolle autour d'une perle
Elle sait prendre les hirondelles
Comme les flèches qu'elle empenne
Pas de pitié en amour
C'est le massacre du glamour
Les chevaux s'achèvent là
Où commence la terre des dauphins
16:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
LA GRACE AU FOL
Ce n'est pas grave au fond
Parce tout le monde s'en fout
Chacun y va de sa chanson
Au grand bal des épileptiques
Du fond de sa cahutte
Une chatte sur un minaret
Repeint les synagogues
Et vogue le ballet
Des calottes et des beignes
Des culottes d'où l'on saigne
Pas de quoi torcher un poème
Dans ce sexy diadème
15:02 | Lien permanent | Commentaires (1)
KOMAN KI KOZ
Des aiguillages
A la gare de triage
Direction vagabondage
Des trains comme autant de rivages
Ondule encore ma biche
Dans la fumée de ma cibiche
Pour la danse t'es fortiche
Dans le talent de ta friche
A l'aiguillon
Hors-cadre en haillons
Retraite sans pension
La jouissance de l'oraison
14:07 | Lien permanent | Commentaires (2)
L'ECHO D'UNE TORCHE
Je plastique des trains supersoniques
Pas marrant le ball-trap érotique
Trop facile manque de charme
Où sont les lames
D'ivoire et d'airain
Les musiciens de la guerre
Les bohémiens de la gloire
J'ai des missiles au creux des yeux
Les hanches au laser les cils au comptoir
Pas d'adversaire en altitude
A l'oxygène raréfié la dope
Le temps de griller une clope
Dans le velours du stroboscope
Au beau milieu des chimères
13:56 | Lien permanent | Commentaires (0)




