jeudi, 10 février 2011
OPEN ALL NIGHT
Si je savais ce qu'est le style
Je ne saurais pas ce qu'est le poète
J'irais au beau milieu des chiens
Pour y sélectionner des os
Les poseurs ont toujours l'attitude
Le flegme élaboré l'haleine mentholé
Pas une braise qui ne luise
Dans ce divin merdier
Ils appellent langue leur idiome
Constitué de mécaniques répétitives
Et fuient l'odeur des miroirs
Tant ils ont peur du noir
Si je savais ce qu'est le style
Jamais ne naitrait le poète
Dans le bassin des ragondins
Qui mâchent la sciure de bois
21:36 | Lien permanent | Commentaires (0)
A L'ECUME D'INCENDIE
Une femme sur l'océan
Comme le vol d'un missile
Egrène des secondes mordorées
Sur une langue de violon
Le temps d'une spirale ondulée
Comme les hanches d'une danse
Le temps s'écartèle en douceur
Pour y déposer un baiser
Soupir de bienvenue
Dans le temple des flots
Là où s'arrêtent les choeurs
Et où respire le silence
18:28 | Lien permanent | Commentaires (0)
CHANT DES QUATRE RIVIERES
Du poivre sur la langue
Beau comme un éclair noir
Muscade et cannelle endiablées
Nul besoin d'escalier
Ramification en fleurs
Feu d'artifice de la bouche
Qui d'un trait crucifie
Les cruciverbistes
Clou de l'attraction
Une saveur insolite essaime
Sur des papilles insolentes
Plage de tous les seins nus
17:52 | Lien permanent | Commentaires (0)
ROSE TENDRE
J'ai la langue facile
Le mollet d'une gazelle
Le poignet sans la montre
L'envoi qui se touche
Je ne suis que parole futile
L'éclat du vol de l'hirondelle
L'arrogance sans honte
De la pluie qui se mouche
Je ne perle que mot qui brille
Comme un miroir aux airelles
L'intelligence du conte
Qui berce le lit de ma couche
12:50 | Lien permanent | Commentaires (0)
LA VACANCE DU POETE
Regarder l'éclair imprimer
Sa marque sur fond d'écume
Mousseline d'organza
Ornant la cime d'un arbre
Lentement laisser faire
Les globules blancs de pyrolyse
Qui repeignent de leur surf
La chevelure d'un dimanche
11:50 | Lien permanent | Commentaires (1)




