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vendredi, 14 octobre 2011

SONG OF THE RUINS

Des ruines naissent les runes
Et leur parfum de napalm
Faites chauffer les bûchers
L'adrénaline s'impatiente
Elle qui les aime bien ardentes
Ces ruines où règne l'excellence

Des runes naissent les stances
Comme la saveur d'un kérosène
Qui plaque sur les icebergs
Un halo de bronzage buriné
Histoire de pimenter la virginité
Et ses vestales allumées

Les stances baisent les ruines
Qui de toutes manières
S'en foutent éperdument
Perdues qu'elles sont
Dans les marées de cyprine
Sous lesquelles le jour se lève

CARBONE INSOMNIAQUE

Et l'on meurt ignorant
De ce qu'on a vécu
Dans le brouillard incontinent
Ou sur un continent sans brouillon

Et l'on meurt insouciant
De ceux qui s'en soucient
Alors que sans souci est la vie
Que la vie elle-même fleurit

Assis sur le fil du rasoir d'Ockham
Sans nécessité prégnante
Rien qu'un sourire amusé
Par les multiples embarquées