dimanche, 30 janvier 2011
ELLE DEPLOYEE
Affranchi par l'oreille
Un anneau d'or et d'encens
Pour seule pavane
Le regard s'étincelle
En hydratant l'épiderme
Affranchi par la langue
D'un timbre à la résonnance
Un nom d'écho sculpte
Les arpèges des tambourins
Sur la pulpe des nuages
A franchir les précisions
Au-dessous des gouffres sans fond
Se ploient les dimensions
Du vert à l'outrage
Du vers à l'ouvrage
Sans franchir l'absence de limites
S'épanouir en hirondelle
Déployée sur la brise
Qui jongle en bleues caresses
Au creux d'une omoplate
17:26 | Lien permanent | Commentaires (0)
INCENDIE PANORAMIQUE
Les traces invisibles
Des bassins de rétention
Se dissolvent métamorphes
Quand la mer se dresse
Tel un feu d'artifice givré
Des stères de magma filent
Sur des pistes de poudreuse
Constellations et voies lactées
Au sourire foudroyant
Qui défenestre le vide
09:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
samedi, 29 janvier 2011
RIDE LIKE A GUN
Gunfight with nobody
Who's dancing on the edge
Time is sleeeping
In the dog's kennel
While desperados rewrite
A new fantastic hacienda
Duelist alone
Creates new boundaries
On a galaxian crossroad
Kingdom of the swords
Laser in the eye
Velvet for the drawing caress
Let's play
Motorcycle racing
On the milky way
Electronic surf
On a silky breeze
Gimme the gun
Like a violin in full harmony
The spectrum of the light
Dividing new shapes
In a festival of grey colors
22:17 | Lien permanent | Commentaires (1)
TRAIN TRAIN
Et s'implosent des soleils
Dans un battement de cils
Eblouissement garanti
Pas de mort à crédit
Encore un verre
Camarade
Prend le train
Un océan dans la main
Tempo speed assis sur le puits
Où le temps prend son bain
Dans un flocon de satin
Flash-back pas d'urgence
Ensile donc la révérence
Dans les maïs où dorment
Des ferments de révolution
Roule roule au-dessus
Du nid des poules
Brûle et consume
Fais donc flamber l'écume
Sur une mer en feu
Un train fantôme se mord la queue
Tel un serpent héroïque
Dans une symphonie amnésique
16:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
FLAMBEE DE SOLSTICES
Une histoire de miroir
Pour se faire belle
Et faire reluire le temps
Sur des chardons roses
Donne un solo, temps de canaille où s'envenime le destin qui se plie à l'absence de volonté, personne ne sait boire à ce sein qui saoule sans discontinuer, affolant les conteurs Geiger en acrobaties parallèles et transverses
Une histoire de miroir
L'Australie en proue
Sud et Ouest pour le fun
Vent d'Est sur pôle Nord
Passe le temps
Ecumant les bars
Une guitare espagnole
Pour chanter la mer
Encore un tour, ma belle, laissons rêver les maternelles, lance-flamme sur les ongles, peignons au chalumeau les cheveux de l'ouragan, scintillent tes hanches sur le pourtour de mes cils, trainée d'étoiles, étincelles du givre suspendues telles les larmes du lait
A chanter pour ne rien dire
Que la saveur crue du jouir
A parler dans un soupir
Le vent n'en finit jamais de pâlir
11:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 28 janvier 2011
QUEEN OF THE FLIGHT
My mamma says
Don't worry boy
The fly is just a firefly
If your ear sees the light
No matter how it looks
Climb on top of the vertigo
And you'll be the flyer
Among all flies
That are buzzing
The melody of the fire
18:41 | Lien permanent | Commentaires (0)
TERRITOIRE EN CHASSE
Le semeur d'implosion pêche
Des barres à mine de carbone
Au fond des terrils stériles
Là où le son resplendit en radiation
Pas de danger
La mort au petit déjeuner
Place des révolutions sans jasmin
Les tirailleurs amputent la liberté
Au nom du canon qui trinque
Sur le comptoir de l'absolution
Pas de quartier
Flagellation à la glycine de combat
Le surf des culs-de-jatte décolle
En apnée toujours humectée
Dans la fosse utérine où l'aspic
Se déguste comme un oeuf en meurette
Du vin au goût de sang
Laissez passer l'eau minérale
14:42 | Lien permanent | Commentaires (0)
FEINDRE L'INDIFFERENCE
Peindre et peigner
Comme un trait se teinte
Au carreau d'une arbalète
Stéréo en dix dimensions
A repeigner ou repeindre
Là où se dépeint la couleur
Sur une carte un as
Sans territoire apparent
Une quinte à enfreindre
Sans courant d'air pour freiner
14:23 | Lien permanent | Commentaires (1)
jeudi, 27 janvier 2011
HEMATOME EN POURPRE
Elle boit ton expresso
Comme on hydrate un oued
La pandémie est irréversible
Dans ce velours qu'elle écartèle
La langue tel un hymen
En corolle autour d'une perle
Elle sait prendre les hirondelles
Comme les flèches qu'elle empenne
Pas de pitié en amour
C'est le massacre du glamour
Les chevaux s'achèvent là
Où commence la terre des dauphins
16:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
LA GRACE AU FOL
Ce n'est pas grave au fond
Parce tout le monde s'en fout
Chacun y va de sa chanson
Au grand bal des épileptiques
Du fond de sa cahutte
Une chatte sur un minaret
Repeint les synagogues
Et vogue le ballet
Des calottes et des beignes
Des culottes d'où l'on saigne
Pas de quoi torcher un poème
Dans ce sexy diadème
15:02 | Lien permanent | Commentaires (1)
KOMAN KI KOZ
Des aiguillages
A la gare de triage
Direction vagabondage
Des trains comme autant de rivages
Ondule encore ma biche
Dans la fumée de ma cibiche
Pour la danse t'es fortiche
Dans le talent de ta friche
A l'aiguillon
Hors-cadre en haillons
Retraite sans pension
La jouissance de l'oraison
14:07 | Lien permanent | Commentaires (2)
L'ECHO D'UNE TORCHE
Je plastique des trains supersoniques
Pas marrant le ball-trap érotique
Trop facile manque de charme
Où sont les lames
D'ivoire et d'airain
Les musiciens de la guerre
Les bohémiens de la gloire
J'ai des missiles au creux des yeux
Les hanches au laser les cils au comptoir
Pas d'adversaire en altitude
A l'oxygène raréfié la dope
Le temps de griller une clope
Dans le velours du stroboscope
Au beau milieu des chimères
13:56 | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 26 janvier 2011
PAS D'HEURE POUR LES BRAVES
Pour les sentinelles du gris
L'argent des couleurs
Est un baume de Venise
Dont le masque se peint
Dans des rêves de soie
Ajourée de dentelle
Sur la peau tendre
D'un filigrane de tatouage
Qui du pourpre ne connaît
Que l'arôme de la verdure
21:27 | Lien permanent | Commentaires (1)
GIRL IN DISGUISE
Trust your hand
And the lady shows you
Which part of her body
You have to tell
Her breast for firemilk drinking
Her shoulders that support the world
Her sex which is painting your desires
Whatever you want she gives it to you
Be a slave of her own
No matter odds and ends
As the highlander game occurs
There are not many survivors
19:54 | Lien permanent | Commentaires (0)
GRANDE BRODERIE
Tout doit disparaître
De ce qui nous détruit
Dans les entrelacs de couleurs
Les entrechats de saveurs
Les entremets du mauvais goût
Tout doit disparaitre
De ce qui nous détruit
Seule subsiste la caresse
La douceur en écharpe
Le téton endurci
Tout doit apparaitre
De ce qui nous construit
Comme un souffle constant
L'empreinte d'un baiser flagrant
Ce sourire qui perle au coin d'un cil
18:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
BULLSHIT AS USUAL
Le ridicule ne tue plus
Les morts en sont bien aise
Sans image ni reflet
Autre que le tranchant
De leurs larmes
Qui jaillissent en arabesques
Sur le fronton des commémorations
Des fous sifflent des mémoires
Atrophiées ou hydratés
Par le venin du pollen
18:11 | Lien permanent | Commentaires (3)
PPL
Un peuple
C'est comme une race
Un concept issu de l'apartheid
Que celui-ci soit supporté
Ou auto-proclamé
Un peuple
C'est comme un autre
Il est des places nobiliaires
Où se promènent des boucs
Emissaires par vocation
Je vois mon peuple
Solitaire et tranquille
Sans qu'un absent ne manque
A l'appel de son nom
Scandé par mille bouches
16:23 | Lien permanent | Commentaires (0)
ORIGINAL
A l'origine pas de question
Tout juste une sensation
L'éclat d'un battement de cil
Au sortir de son bain
A l'origine un terminus
Comment mourir avant que de naître
En retrouvailles suivant la parenthèse
Polymorphe au point
De ne jamais se reconnaître
Si ce n'est seul dès l'origine
15:46 | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 25 janvier 2011
HIP HOP A L'ANCIENNE
Le chant d'Orphée commence
Bien avant la mort d'Eurydice
Et ne s'interrompt
Que si elle survit
Les dieux offrent au poète
Le chant qu'il délivre
Faisant de sa voix
Une harpe ou un panzerfaust
Au gré de la brise
Dont la croupe frétille
Sur les talus escarpés
Où s'entassent les scories
21:47 | Lien permanent | Commentaires (1)
DE MER EN PLUIE
On revient toujours à l'Italie
Qu'on soit barbare ou bohémien
Le goût du vin et des fleurs
Creuse les tempes amères
Tandis que se répand
La saveur des baumes
Dans les vaisseaux capillaires
Travail de la mémoire
En instantané percutant
De l'ivresse et du charme
21:13 | Lien permanent | Commentaires (0)
NICE DAY
L'enfant prodigue
D'autre part
Des caresses et des baumes
Aux effluves de napalm
Sur la proue pourpre
Du Hollandais Volant
Dont le sillage vert
Etincelle de mille feux
Polysémie du dévergondage
Quand les brutes sont sortis
17:51 | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 24 janvier 2011
SAVANE BLEU NUIT
Savane
Bleu nuit
Lueurs orange torréfiée
Un son plane
La brise
Légère et vive
Caresse de chaleur
Un velours
Savane
Bleu nuit
Un chant
Lent et noir
Comme une étincelle
Une gorgée d'eau
Une larme de miel
Etrange
Savane
Bleu nuit
Nuit bleue
Comme une savane
13:33 | Lien permanent | Commentaires (0)
ER LANNIC
Des korrigans insolents
Surfent le long des césures
Dépeignant de leurs traits
Les cheveux de la mer
L'aspect d'une fille
Dépend de son étymologie
Et non de son image de marque
C'est la morale du lipstick
Mères et filles
L'une avant l'autre
L'une derrière l'autre
Poupées russes en embuscade
Les armes elfiques
Décorent les blasons
Dont les armoiries ont fondu
L'empennage est le sertissage
11:40 | Lien permanent | Commentaires (0)




