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dimanche, 13 février 2011

POLISSAGE

Sculpter des perles de vent
Dans la lave des torrents
Des baies de brumes
Sur les lèvres enflammées
Par la douceur du temps
Qui s'égrène amusé
En ellipse évasive
Sur une collerette de chanvre
Et sa discrète fumée
Somptueusement échancrée

samedi, 12 février 2011

PISTE DE DANSE

Des mégalithes enflammés sifflent

Sur les queues des météorites

En dansant tel un électron

Et sa partenaire aventureuse

 

Des formes d'atmosphère

Répandent des baisers croustillants

Sur les saveurs d'éblouir

Qui parfument l'air ambiant

 

Un scintillement s'imprègne

Telle une floraison permanente

De follicules d'évanescence

Qui tourbillonne en souriant

UNFASHIONABLE

Modernism is a fruit of time

Nobody knows where time begins

So what time is it

If you consider

That time is only

A move of the mind

 

Sending arrows in circle

Times run around my lips

As the wind no longer blows

Seating on the edge of the fire

Shaping the rain

With glimpses of the earth

vendredi, 11 février 2011

TOCCATA EN FUGUE

Noyer les barges
Dans un curry de velours
Les épices aux aguets
Sur la tendresse des pâtes

Des poivres et des sels
Pour ébarber le bain
La mousse en supplément
Pour rafraîchir les cuirs

Déployer des charmes
Sur un canapé glamour
Laisser lover le vin
Enchanter ses arômes

SUR LA MARGELLE

Affranchie d'origine

L'écriture est un langage

Qui restranscrit des formes

Aussi creuses que la peur

Au milieu d'un fleuve en floraison

 

Affranchi dès l'origine

Le texte s'émancipe de lui-même

Quand la main est prête

A desserrer ses griffes

Pour accepter la caresse

ENJOY

Regarde-toi danser

Sarasvati et ses hanches

Où va la danse

Des lauriers au jasmin

Du djembé au tambourin

 

Regarde-toi danser

Fleur de lotus

Aux pieds palmés

Comme une naïade en flammes

Sur un soupçon de mousseline

 

Regardons-nous danser

Assis sur le toit d'où s'élèvent

Les fumerolles des réjouissances

Le spectre des charniers

L'odeur sucrée de la mort

PARKOEUR

Poing à la ligne

D'une ligne deux faisceaux

Bifurcation sans embranchement

Sporulation en atmosphères déshydratées

Pyrolyse d'émerveillement des genoux ployés

Ebauche de l'esquisse d'un mouvement immobile

Ovulation désincarnée des chronosphères

Embranchement sans bifurcation

Deux vues en un seul site

La morsure d'un point

D'ALGUE ET D'EPICE

Un drakkar blanc peut être

Un dragon vert à la proue

Dévoile le pourpre

Des joues de la mer

 

Sur des flots déliés

Un sourire sans fin

Réconcilie la nuit

Dans la douceur du chaos

 

Les lignes de flottaison

Essaiment des épingles

Merveilleux du vaudou

A la charnière de l'océan

jeudi, 10 février 2011

OPEN ALL NIGHT

Si je savais ce qu'est le style
Je ne saurais pas ce qu'est le poète
J'irais au beau milieu des chiens
Pour y sélectionner des os

Les poseurs ont toujours l'attitude
Le flegme élaboré l'haleine mentholé
Pas une braise qui ne luise
Dans ce divin merdier

Ils appellent langue leur idiome
Constitué de mécaniques répétitives
Et fuient l'odeur des miroirs
Tant ils ont peur du noir

Si je savais ce qu'est le style
Jamais ne naitrait le poète
Dans le bassin des ragondins
Qui mâchent la sciure de bois

A L'ECUME D'INCENDIE

Une femme sur l'océan

Comme le vol d'un missile

Egrène des secondes mordorées

Sur une langue de violon

 

Le temps d'une spirale ondulée

Comme les hanches d'une danse

Le temps s'écartèle en douceur

Pour y déposer un baiser

 

Soupir de bienvenue

Dans le temple des flots

Là où s'arrêtent les choeurs

Et où respire le silence

CHANT DES QUATRE RIVIERES

Du poivre sur la langue

Beau comme un éclair noir

Muscade et cannelle endiablées

Nul besoin d'escalier

 

Ramification en fleurs

Feu d'artifice de la bouche

Qui d'un trait crucifie

Les cruciverbistes

 

Clou de l'attraction

Une saveur insolite essaime

Sur des papilles insolentes

Plage de tous les seins nus

ROSE TENDRE

J'ai la langue facile

Le mollet d'une gazelle

Le poignet sans la montre

L'envoi qui se touche

 

Je ne suis que parole futile

L'éclat du vol de l'hirondelle

L'arrogance sans honte

De la pluie qui se mouche

 

Je ne perle que mot qui brille

Comme un miroir aux airelles

L'intelligence du conte

Qui berce le lit de ma couche

LA VACANCE DU POETE

Regarder l'éclair imprimer
Sa marque sur fond d'écume
Mousseline d'organza
Ornant la cime d'un arbre

Lentement laisser faire
Les globules blancs de pyrolyse
Qui repeignent de leur surf
La chevelure d'un dimanche

mercredi, 09 février 2011

BIMBO PEPS

Un calendrier Pirelli
Trône sur un baptistère mérovingien
Pour que les amoureux du Havre
Puissent ne faire qu'un
Et danse la multitude
Sur des tours de Babil
Nuages flottant sur les yeux
Dont le phare resplendit
Quand la haute mer s'enhardit
A dessiner sa silhouette exotique
L'orage s'enflamme tel un lac
Dont la douceur est une contagion

BLIND LEADING DEAF

No speeches on sunday
Except masses in desert eagle area
Burning without an audience
To feel the sound of the gun

Sunday morning black clarity
Dealer's opening a new sunrise
In the coffee shop of all nightmares
And dreams of the milky genocide

Green on ice
Like a blue rain
Come on my rainbow
Let's get some dolphins

SENSATION SOMBRE

Un homme en noir

Passe la frontières

Sur une batterie de velours

Et un tempo de feu

 

Le glas sonne

Pour les épouvantails

Population délétère

Aux sourires estropiés

 

Un homme en noir

Comme un éclair blanc

La saveur fauve au bout des lèvres

Un riff électrique comme du corail

SHOCK THERAPY

Cured by fire
Burning in a velvet flame
Erasing the walls
In a cold embrace

Cured by water
Dancing over a bloody rain
Under the hard-boiled sea
Planting seeds of reverse rivers

Cured by air
Like ashes floating in the breeze
The wind blowing the sound
Of neverending stories

Cured by the earth
A rock in the eye
Diamond on the nails
Like a feathered landscaper

RACLER DE L'OR

Un grain de folie en forme de supernova

Pas un poil de vent qui ne sorte de la forge

Dormir à la belle étoile sans frontières

Pas de voisin qui tienne

 

Outlaw qui shunte les règles

Sans domicile fixe hors la douceur

Qui borde la fortune de ses exactions

Dont le lotus

 

Que de reflets dans le vent

Pour l'araignée un baiser

Le geste arrêté la geste en émoi

Des feuilles de coca en guise de couronne

 

Du feu dans les gourdes

Du sang pour les sourdes

Faire la bouche ouverte du vent

Sans souci d'altitude

 

Serial killer d'une unique cible

L'interprétation varie permanente

En sarments et volutes d'arabesque

Fantaisie d'un cil au plumage abondant

 

Pas de pompe pour l'incendie

En forme d'enterrement
Pour lequel le vent est respiration

Et la pluie une inspiration

LOWER THAN LOWELL

Biography is just a camouflage
Imagination rules under the clothes
Read what's in the rags
Or read what's in the blood
Whispers the magic orangery
To the travellers
Crossing rich desertic fields
Under napalm rains and torments strikes
Just peel your eyes to the bone
And obviously the silk appears