vendredi, 12 août 2011
FLORALIES SAUVAGEONNES
C'est le plaisir du bouquet
De se réinventer chaque matin
Dans le creux des paupières
Qui illuminent leur parfum
Chemin des fleurs
Règnent l'impermanence
La renaissance
Et le fruit du vertige
Où vont les fleurs
Quand elles vont
Car jamais elles ne bougent
Sauf pour aller danser
10:47 | Lien permanent | Commentaires (2)
mercredi, 10 août 2011
RIDING ON WRITING
L'arbre en instance
Pas de syllabe
Juste un son immobile
Qui se décompose en plumes
Sous la voix du vent
Le feu prend forme
D'eau et de landes
Pour le plaisir des yeux
Bronzant sous l'averse
Le regard de l'arc-en-ciel
Dépoussière en arpèges
Les feuilles de la nuit
23:53 | Lien permanent | Commentaires (1)
UNE PLUMEE DE BRAISES
On pêche les dauphins
Quand la main est ouverte
Sans souci de méfiance
Envers la vitesse du vent
Ou la qualité de l'air
Pas besoin d'hameçon
Quand l'alizé dépose
Au creux de la paume
Un caillou mouillé
Dont le feu d'artifice
Allume de nouvelles saveurs
C'est affaire de ferveur
D'inconscience ou de folie
La loterie des indigents
A laquelle il n'existe
Aucun vainqueur connu
20:42 | Lien permanent | Commentaires (1)
ESQUISSE D'UN TRUC
La poésie se diffuse
Comme un virus mutant
Fait de polysémie et d'amour
Un entrejour émerveillant
La poésie s'infuse
Tel un venin sylvestre
A la chlorophylle pourpre
Sur sang d'argent
Jamais elle ne refuse
Le duel de la caresse
Un ballet de feu-follet
Ou l'oblation du kaléidoscope
20:05 | Lien permanent | Commentaires (1)
LA MER COMME UNE EGLISE
Prend la vague
Les yeux révulsés
Vers l'extrême limite
Du sourire qui luit
Prend la vague
Et jongle sur le vent
Tel un pétale d'harmonie
Sur la trajectoire de l'ellipse
Une vague une épée
La trajectoire d'un javelot
Sur l'arc-boutant
D'un ciel ébloui
14:00 | Lien permanent | Commentaires (1)
OBSESSION
La ligne tire
Sa propre écriture
Le temps d'une scie
Aux accents noirs
Tout fluide s'écoule
Comme givré par la pluie
Qui monte en spirales
Le long des réverbères
D'un halo d'argent
Clignent les flux dorés
Saveurs de dimanche
Aux contours qui se floutent
13:30 | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 09 août 2011
ERECTION DU REFLET
Sans penser une étoile
Brillant dans les interstices
De l'écho qui poudroie
Sur le teint du miroir
Insensée pellicule
Film du reflet mouvant
Sur fond de nuit noire
En dessous de pluie
Dépenser les atomes
Comme autant de flocons
D'or et d'ivoire en paillettes
Du strass pour le glamour
23:41 | Lien permanent | Commentaires (0)
BLACK BLOODY
Black body
Spices round my eye
In a hell of a drive
Stereo painting the night
Black booty
Skin like velvet
Clear bright eyes
Just a touch of perfume
Black bounty
Look magnificent
The vertigo smell
Of the diamond legs
21:07 | Lien permanent | Commentaires (0)
DICTEE SANS PIVOT
Créer des chemins sur le vide
Rien de plus simple
Il suffit de crayonner
Quelques panneaux translucides
Et d'inviter une paire d'étoiles
Dont les fontaines arrosent
Les parterres où l'on célèbre
Les estrades sur lesquelles
Danse une femme nue
Ses parfums peignant la nuit
Du son moelleux de percussions
Dont aucune ne sait sortir
Du sourire qui l'émerveille
Les yeux fermés du funambule
Marchent sur le papier
De leurs pas jaillissent
Des velours essentiels
Des saveurs singulières
Mélange de silicium et de cristal
Un feu d'artifice aux pigments
Qui s'inventent une recette
Au hasard de l'inspiration
Sur le fil d'une larme d'ouragan
19:04 | Lien permanent | Commentaires (0)
NORMAL
L'oreille attend de tous temps
La réverbération de la main
En arpèges de soie
En alexandrins verts
Ou en baisers sucrés
Les étincelles sont des sons
Que le silex éveille d'un sourire
Illuminations qui jonglent
Sur l'émouvance des cils
Et le tranchant des lèvres
Dans la pureté du larsen
Violente comme la douceur
L'aube accomplit ses miracles
En traçant des lignes de vie
A la confluence intangible
18:46 | Lien permanent | Commentaires (0)
TRAIN SANS FER
La voix se voit
Translucide sur l'air
Ecrivant en runes d'argent
Les sagas d'un temps
Qui cesse de s'écouler
Dans le mouvement
Qui jaillit de la main
Comme d'un trampoline
Et déploie sur la lande
Ses allégories sans objet
17:37 | Lien permanent | Commentaires (0)
MAN UP
Gare centrale
Le soleil a son crépuscule
Quand le clavecin joue
Et que les oreilles élargies
Oublient le filet à papillons
Gare centrale
L'aube règne souveraine
Fusion de la lune et de son astre
Sur des planètes dévastées
Par la joie
Foin des aiguillages
La vie est une ligne droite
Où tout recommence différent
Au Da Capo qui borde
L'ellipse de l'anneau
17:32 | Lien permanent | Commentaires (0)




