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vendredi, 12 août 2011

FLORALIES SAUVAGEONNES

C'est le plaisir du bouquet
De se réinventer chaque matin
Dans le creux des paupières
Qui illuminent leur parfum

Chemin des fleurs
Règnent l'impermanence
La renaissance
Et le fruit du vertige

Où vont les fleurs
Quand elles vont
Car jamais elles ne bougent
Sauf pour aller danser

mercredi, 10 août 2011

RIDING ON WRITING

L'arbre en instance
Pas de syllabe
Juste un son immobile
Qui se décompose en plumes

Sous la voix du vent
Le feu prend forme
D'eau et de landes
Pour le plaisir des yeux

Bronzant sous l'averse
Le regard de l'arc-en-ciel
Dépoussière en arpèges
Les feuilles de la nuit

UNE PLUMEE DE BRAISES

On pêche les dauphins
Quand la main est ouverte
Sans souci de méfiance
Envers la vitesse du vent
Ou la qualité de l'air

Pas besoin d'hameçon
Quand l'alizé dépose
Au creux de la paume
Un caillou mouillé
Dont le feu d'artifice
Allume de nouvelles saveurs

C'est affaire de ferveur
D'inconscience ou de folie
La loterie des indigents
A laquelle il n'existe
Aucun vainqueur connu

ESQUISSE D'UN TRUC

La poésie se diffuse
Comme un virus mutant
Fait de polysémie et d'amour
Un entrejour émerveillant

La poésie s'infuse
Tel un venin sylvestre
A la chlorophylle pourpre
Sur sang d'argent

Jamais elle ne refuse
Le duel de la caresse
Un ballet de feu-follet
Ou l'oblation du kaléidoscope

LA MER COMME UNE EGLISE

Prend la vague

Les yeux révulsés

Vers l'extrême limite

Du sourire qui luit

 

Prend la vague

Et jongle sur le vent

Tel un pétale d'harmonie

Sur la trajectoire de l'ellipse

 

Une vague une épée

La trajectoire d'un javelot

Sur l'arc-boutant

D'un ciel ébloui

OBSESSION

La ligne tire

Sa propre écriture

Le temps d'une scie

Aux accents noirs

 

Tout fluide s'écoule

Comme givré par la pluie

Qui monte en spirales

Le long des réverbères

 

D'un halo d'argent

Clignent les flux dorés

Saveurs de dimanche

Aux contours qui se floutent

mardi, 09 août 2011

ERECTION DU REFLET

Sans penser une étoile
Brillant dans les interstices
De l'écho qui poudroie
Sur le teint du miroir

Insensée pellicule
Film du reflet mouvant
Sur fond de nuit noire
En dessous de pluie

Dépenser les atomes
Comme autant de flocons
D'or et d'ivoire en paillettes
Du strass pour le glamour

BLACK BLOODY

Black body

Spices round my eye

In a hell of a drive

Stereo painting the night

 

Black booty

Skin like velvet

Clear bright eyes

Just a touch of perfume

 

Black bounty

Look magnificent

The vertigo smell

Of the diamond legs

DICTEE SANS PIVOT

Créer des chemins sur le vide
Rien de plus simple
Il suffit de crayonner
Quelques panneaux translucides
Et d'inviter une paire d'étoiles
Dont les fontaines arrosent
Les parterres où l'on célèbre
Les estrades sur lesquelles
Danse une femme nue
Ses parfums peignant la nuit
Du son moelleux de percussions
Dont aucune ne sait sortir
Du sourire qui l'émerveille
Les yeux fermés du funambule
Marchent sur le papier
De leurs pas jaillissent
Des velours essentiels
Des saveurs singulières
Mélange de silicium et de cristal
Un feu d'artifice aux pigments
Qui s'inventent une recette
Au hasard de l'inspiration
Sur le fil d'une larme d'ouragan

NORMAL

L'oreille attend de tous temps

La réverbération de la main

En arpèges de soie

En alexandrins verts

Ou en baisers sucrés

 

Les étincelles sont des sons

Que le silex éveille d'un sourire

Illuminations qui jonglent

Sur l'émouvance des cils

Et le tranchant des lèvres

 

Dans la pureté du larsen

Violente comme la douceur

L'aube accomplit ses miracles

En traçant des lignes de vie

A la confluence intangible

TRAIN SANS FER

La voix se voit

Translucide sur l'air

Ecrivant en runes d'argent

Les sagas d'un temps

Qui cesse de s'écouler

Dans le mouvement

Qui jaillit de la main

Comme d'un trampoline

Et déploie sur la lande

Ses allégories sans objet

MAN UP

Gare centrale

Le soleil a son crépuscule

Quand le clavecin joue

Et que les oreilles élargies

Oublient le filet à papillons

 

Gare centrale

L'aube règne souveraine

Fusion de la lune et de son astre

Sur des planètes dévastées

Par la joie

 

Foin des aiguillages

La vie est une ligne droite

Où tout recommence différent

Au Da Capo qui borde

L'ellipse de l'anneau