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jeudi, 27 octobre 2005

EMBRASEMENT DE L'AMOUR

Il a suffi de Son souffle sur ma joue
Comme si c'était un cordon d'amadou
Le feu a remonté la mèche
La température s'est mise à grimper en flêche

Les sens affolés par tant de chaleur
La tête envolée vers les hauteurs
Le corps envahi d'une étrange douceur
Comme pétrifiée par un charme ravageur

Soudain sans prévenir le feu a décollé
Du sol au plafond tout s'est mis à bouillonner
Pas une cellule n'en a réchappé
Bienvenue ô mon intime brasier

Emportée par la grâce
J'ai fait fondre la glace
Tout ruisselle autour de moi
Où suis-je? je ne sais pas

ETINCELLE D'ABSOLU

Une étincelle d'absolu
Dans tes yeux éperdus
Plus qu'il n'en faut ici-bas
Pour déclencher le combat

Une guerre très terre à terre
Pour embraser l'univers
Le teindre de parures multicolores
Milliards de dégâts indolores

Passée la tourmente vient la Paix
Pour cela néanmoins il te faut l'affronter
Reculer n'est pas mieux sauter
Il ne sert de jouer les effarouchées

Ici règne la peur et son cortège de terreurs
Pourquoi le monde est-il rempli d'horreur
Il te suffit de jeter un coup d'oeil à ton coeur
Et tu sauras quelle est la cause de ce déshonneur

C'est lui le miroir de l'univers
Pour l'heure il est plein de poussières
De celles qui font crisser les dents
Et font saigner les âmes des amants

Ce n'est que quand l'argent est mûr dit le fondeur
Qu'on voit enfin resplendir la lueur
Prend donc ton chiffon et nettoie
Si tu veux voir jaillir les fleurs du mandala

ETAT D'ESPRIT

Le désert est l'apprentissage de la guerre
C'est là qu'on forge les armes des légionnaires
L'ennemi est vaillant et sournois
On ne l'affrontera pas dans un tournoi

Le combat se fait sans fioritures ni dentelles
L'épée à double tranchant n'est pas une ombrelle
Il faut marcher dans les pierres et la boue
Tandis qu'on vous jette des cailloux

La soumission portée comme un blason
Sur les lèvres une ultime oraison
Que m'importe la nature de la mission
Il ne faut que franchir ce Rubicon

Détruire ce mur n'est pas une mince affaire
Même si on sait qu'il débouche sur l'Ouvert
Faire et défaire c'est toujours travailler
Surtout quand l'ennemi est pure virtualité

Qu'il y ait ou pas une récompense
Ne présente aucune importance
Il faut emprunter ce chemin déjà tracé
Pour sortir de la terre des damnés