vendredi, 28 octobre 2005
UN PUR NEANT
Qui a dit qu'il existait des âmes individuelles
Quel est celui qui a pu amener ce grain de sel
Ceci ne figure que dans certains manuels
Consacrés à des paradis artificiels
Tout ce que les mystiques ont pu trouver
Dénie fermement ce point particulier
Ce que tu es n'est pas ce que tu crois
Il suffit d'oser emprunter la Voie
La création, quelle qu'elle soit
Se passe amplement de toi
Elle poursuit son oeuvre ici-bas
Le reconnaître est ton seul choix
Ce dernier chapître est surprenant
Au regard de certain commentaire véhément
Laisse s'exprimer en toi le néant
Et le souvenir en sera permanent
N'existent ici que des enveloppes inanimées
Par lesquelles Il Lui est possible de s'exprimer
Encore faut-il accepter de Le laisser passer
Et pour cela renoncer à ce monde grossier
Quelles que soient les perspectives envisagées
Partout la même conclusion est trouvée
Il n'y a que des ombres pour s'entêter
Et refuser d'admettre vers où se trouve la Vérité
01:16 | Lien permanent | Commentaires (4)
REMERCIEMENTS
Tu peux aller plus loin, tu le sais
Tu peux aussi remercier pour le simple fait d'exister
Quand tu essaies de répondre à cette question réputée
Et qu'il t'est impossible de définir ton identité
Tu peux aussi remercier tes collaborateurs
Même ceux que tu as "remerciés" avant l'heure
Pourquoi les hommes font des enfants
Est une question qui plonge les femmes dans le néant
Tu peux remercier la terre entière
Car dans tes yeux elle se réverbère
Tu peux aussi te poser cette question
Qu'as-tu fait pour mériter tous ces dons
Jamais ta dette ne sera épongée
Rien de tout cela tu n'as mérité
Et pourtant tout te fut donné
Qu'es-tu prête maintenant à donner
01:08 | Lien permanent | Commentaires (0)
FRATERNITE DE FACADE
Pour pouvoir parler de fraternité
Encore faudrait-il que tu saches qui tu es
Il est amusant de constater
Combien on nie devant l'opportunité
Il n'y a que toi pour être désenchantée
D'ailleurs on ne peut pas dire que tu l'es
Tu es obnubilée par le mirage
Qui te montre un obscur paysage
Tu ne regardes que les formes grossières
Toi-même tu t'es définie de cette manière
Pourquoi donc plaindre ceux dont tu n'as rien à faire
N'attends pas pour vivre d'attraper alzheimer
Il ne tient qu'à toi d'évoluer
Plutôt que de perdre ton temps à te lamenter
Le monde est toujours égal à ce qu'il a été
Il convient juste de ne pas fantasmer
Une perle brillante dans l'obscurité
Un océan de grâce et de beauté
Ne le trouble à peine que des frissons passagers
A qui toi seule prêtes une certaine réalité
Tes lamentations sont sans objet
Elles n'ont pas plus d'importance qu'un pet
Tout cela n'est constituée que de projections
Témoignant de ton état d'affliction
01:01 | Lien permanent | Commentaires (0)
LA VAGUE
Pour quelle raison voudrait-on résister
A une vague d'une telle intensité
Tout explose, ce n'était que des fragments
D'une construction bâtie sur du néant
Pas du néant dont provient l'harmonie
Plutôt un autre sentant le rance et le moisi
Le vide purifie l'atmosphère
On irradie empli par la Lumière
Rien à faire de ce monde où tout est compulsion
Irritations provoquées par des sens en agitation
A traîner dans la boue des années durant
On en vient à oublier le goût du néant
Mais quand il finit par se manifester
On se rappelle qu'existe l'éternité
Laissons les ombres se déchirer
Retournons donc nous immerger dans la clarté
00:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
MEMOIRE ATROPHIEE
Une mémoire atrophiée ne peut faire office d'identité
C'est malheureusement le cas pour la majorité
De cette humanité aveuglée et déboussolée
Qui ne sait plus que gémir ou pleurer
Demain sera bien pire qu'aujourd'hui
Aujourd'hui n'est pas meilleur qu'hier
Perdues dans une immense chute infinie
Les ombres ne croient que leurs mensonges qui prolifèrent
Dans cet univers le maître s'appelle la peur
De ses désirs elles sont les zélés serviteurs
Pour l'oublier elles inventent des pseudo-valeurs
Pour recréer une autre vision d'horreur
Les poèmes sont des mots sur du vent
Pour illustrer la gloire des amants
Il y aura toujours des survivants
Pour retrouver la trace de l'instant
Etripez-vous gaiement, c'est beaucoup mieux
Que de vous déchirer avec autant de sérieux
Développez votre sens du carnage en riant
Qu'au moins vos tourments soient amusants
00:47 | Lien permanent | Commentaires (0)




