lundi, 14 novembre 2005
ABANDON
Il n'y a rien à chercher qui ne soit déjà là
La fuite en avant n'apporte que tracas
Maintenant que la lumière t'est venu à l'esprit
Qu'attends-tu pour rallier le Paradis
Pas celui artificiel des ombres du néant
Celui où ne règne qu'un seul Amant
Celui où tu n'es que soumise
Celui où tu abandonnes ta dernière chemise
Pourquoi continuer à t'agripper
A tout ce qui constitue ta vanité
Si la compréhension a vu le jour
Manque encore le premier pas d'Amour
Quelle peur te retient donc encore
Crois-tu pouvoir être heureuse en dehors
De ce qui est l'Essence même de la Vie
Là où mènent toutes les voies, c'est ici
01:15 | Lien permanent | Commentaires (3)
PRATIQUE
Travaille et tu sauras pourquoi cette existence
N'a pas plus d'importance qu'une vile stance
Il ne sert donc à rien de se lamenter autant
Sur cette poussière qu'enlèvera le prochain vent
Personne ne peut se prévaloir d'un quelconque mérite
La distribution des cartes ne suit aucune règle, aucun rite
Tu ne peux rien posséder, n'espère donc rien conserver
Seul être est ce à quoi tu peux réellement aspirer
Autour de toi ne tournent que des ombres folles
Egarées dans une espèce de morne farandole
Une danse de la pluie dans un pays aride et gris
Où de la cendre rien de merveilleux n'a jamais jailli
Il ne te reste qu'à découvrir la Vie
Aucun regret pour tous ces endormis
Sors de ce monde morne et robotique
Mu uniquement par les lois organiques
Trouve au plus profond de toi la lueur
C'est elle qui t'amènera des jours meilleurs
Pratique le silence avec joie et ardeur
Découvre qui tu es en pleine ferveur
01:10 | Lien permanent | Commentaires (0)
L'ESPACE D'UN INSTANT
Que tout dans cet instant soit parfait
C'est dire de quelle nature il apparaît
Quand l'instant surgit du néant
Le Néant surgit dans l'instant
Vide ou forme, forme ou vide
Peu importe à cet instant impavide
Qu'il y ait tout plutôt que rien
N'existe que ce qui jaillit de ton sein
Intense au point d'être imperceptible
Sonore au point d'être inaudible
Virulent au point d'être indicible
Enorme au point d'être invisible
Pour le plaisir des sens éteints
Pour signifier la fin des chagrins
Contemple ce Tout qui t'envahit
Jusqu'au point ou ce Rien t'éblouit
01:05 | Lien permanent | Commentaires (9)
LE MAGASIN DU TEMPS
Tu as toujours eu les clés du magasin du temps
Tes choix t'ont portée à exister autrement
Par eux tu t'es laissée dévorer lentement
C'est pour cela que ce paysage s'appelle maintenant
Le temps commence là-même où il finit
Dans cet unique instant qui éblouit
Tu as choisi celui qui passe et étourdit
Et non celui qui te laissera épanouie
Tu es la fourmi agile qui caracole
Au milieu de cette immense farandole
Faite d'ombres nues qui papillonnnent
C'est pour elles que le tocsin sonne
Du haut du beffroi de la contemplation
On regarde avec amusement ton agitation
Qui ne mène pas ailleurs qu'en déraison
Reçois avec grâce cette plaisante oraison
01:00 | Lien permanent | Commentaires (0)




