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mardi, 15 novembre 2005

POUR PLUTARQUE

Plutarque fut généreux d'accorder tant d'importance
Ceux qui savent connaissent bien l'insignifiance
De revendiquer de telles initiatives personnelles
Tout est affaire du bon vouloir de l'Eternel

Se soumettre facilite l'opération de la Vie
Accepter cela c'est refuser le déni
La sagesse élimine tout type d'avidité
Le désirs les plus secrets sont tous brûlés

De quoi dépend le fait d'être choisi
Tous ont dit la grâce et ont souri
Car dans ce monde où tout est vanité
Que peut-on bien vouloir exiger

Quand on a vu l'immensité nue
Plus besoin d'être convaincue
Respirer est déjà un cadeau royal
Exister un don gratuit et subliminal

DEPASSIONNEE

Réjouissons-nous de la fin des passions
Ceci signifie pour nous du poison l'extinction
On appelle ce moment particulier révélation
D'autres l'ont communément baptisé résurrection

Passion n'est qu'un terme signifiant souffrance
L'oublient souvent les ombres plongées dans l'ignorance
Arc-boutées sur leurs faibles et insignifiantes connaissances
Elles prétendent faire de cela leurs réjouissances

Quand sur la broche du désir
Elles continuent lentement de rôtir
Elles en viennent presque à maudire
Celui ou celle qui prétendrait les guérir

BROUILLARD ET MELASSE

On peut toujours arguer que cette brume
Ressemble fort curieusement à de l'écume
L'écume se rappelle-t-elle de l'océan
Ne se rencontre-t-elle que sur les brisants

Pourquoi ou pour qui brouillard et mélasse
Dans cette immaculée où n'est nulle trace
Pure sérénité,immense béatitude et joie
Doivent-elles être réduites à cela

Il semblerait que le choix ne soit pas fait
Sur tous les tableaux on ne peut gagner
Sur les deux il ne peut en rester qu'un
Sans soumission on ne trouve que chagrin

Sois sans crainte un pur ressenti
Oublie ce que tu appelles la vie
Fais taire ces pensées vélléitaires
Courbe la tête et en rien n'espère

CLAIR ET DOUX

C'est clair et doux quand tu es arrivée
Avant ce moment c'est plus que meurtrier
Mais c'est tout juste le prix à payer
Pour corriger tous nos errements passés

J'aplanirai les montagnes a dit un sage
Je redresserai les vallées, où est ce paysage
Si ce n'est à l'intérieur de cette ombre
D'où sourd lentement une triste pénombre

S'il faut passer les caterpillar
Pour éliminer tout ce méchant noir
Le chemin sera particulièrement ardu
Comme le seront les coups reçus

Une fois éliminées toutes ces scories
Tu t'en relèves libre et épanouie
Tu sais que rien ne peut plus t'arriver
Comme quand la brebis retrouve son berger