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lundi, 28 novembre 2005

PERFECTION DE L'UNIVERS

Pourquoi devrait-il y avoir une faille dans cet univers
Où la perfection est la règle éternelle et première
Certainement c'est une vision grossière et défaillante
Qui amène à faire des constatations aussi consternantes

Qu'on ait fantasmé l'autre pour satisfaire des avidités
Mentales aussi stupides que dénuées de générosité
Qu'on se soit aussi fantasmé soi-même par vanité
Pour complaire à certaines représentations de société

Et après il faudrait encore s'étonner que tout ceci
Ait l'apparence d'un immense et fabuleux gachis
Chacun est pure perfection incarnée dans l'ignorance
L'oublier revient à créer ces masses de souffrance

Inutile d'inventer ou de rêver d'un autre monde
Mieux vaut travailler à sortir de la torpeur de l'ombre
Reconnaître la perfection de l'autre au sein de la forme
Aide à se réaliser mieux que tous ces délires informes

VIES

Tout cela n'est encore qu'existences évanescentes
Qu'elles soient rêvées ou supposées existantes
Vraie ou fausse ne sont que considérations mentales
Rêve ou soi-disant réalité, en fait virtualité intégrale

Forgées sur l'enclume du mental tyrannique
Frappées au sceau de la souffrance onirique
Aucune des deux n'est la Vie de l'être
Elles ne sont que l'illusion et le paraître

La Vie te propulse dans l'infinie galaxie
Tous les sens se révèlent épanouis
Tu contemples des milliards d'étoiles
Du haut de ce trône de Lumière astrale

L'existence ressemble alors à une chiure de mouche
Sur un pare-brise ou à une plaisanterie louche
Seuls les aveugles peuvent encore y croire
Eux seuls refusent le regard des miroirs

Vingt mille frissons d'extase dans un silence
Dont rien ne vient troubler la jouissance
Le baiser du Néant comme une caresse
L'esprit rayonnant comme un jour d'allégresse

Voilà la Vie dans son berceau exaltant
Encore faut-il être libre pour l'Amant
Avoir envie d'être l'heureuse Bien Aimée
De son odeur et sa saveur exhaler les bienfaits

NOMMER

Dès que tu les nommes, c'est la pensée
Qui te fait quitter le monde et la réalité
Dès que tu les penses, tu es dans l'abstraction
Et l'abstraction est le début de la compromission

Tout est affaire d'imagination et d'interprétation
C'est à cause de cela que beaucoup sont en déraison
Tu te perds dans des méandres générés par le mental
Rien de cela n'atteint la virginité originale

Bonheur et malheur sont ton quotidien ordinaire
Le lot de toutes celles qui croient à l'éphémère
De ces montagnes russes tu ne sortiras jamais
A moins de vouloir trouver l'inconditionné

C'est dans cette mer de béatitude immaculée
Où l'âme baigne dans une aura de pure félicité
Qu'on contemple le rythme endiablé et fiévreux
Sans cesser un instant de se sentir bienheureux

Les mots n'oublie pas ne sont gravés que sur le vent
Ils tournoient telles des feuilles mortes au gré du temps
Un temps dont jamais tu n'as remis en cause l'existence
Et qui pourtant n'existe que grâce à ton indifférence