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vendredi, 09 décembre 2005

TEMPS DE REVOLTE

Le regard ne fait que collecter des données
Qui par le mental sont interprétées et déformées
Personne sauf l'Absolu ne peut dire ce qui est bien
C'est de cette arrogance que provient le chagrin

La révolte et la guerre arrivent aussi de cette manière
L'individu en cela ne fait que justifier sa propre colère
Il prétend que ce sont les évènements extérieurs
Ce qui lui évite de s'occuper de l'intérieur

Jamais le monde phénoménal n'a été juste
Jamais il ne le sera même si tu t'appelais Auguste
Des causes premières tu es responsable entièrement
Il ne sert à rien de le reprocher indûment

Ceci t'est envoyé par un privilégié démuni
Qui n'a que faire de tous ces grands soucis
Seul compte l'harmonie qui règne en toi
Et que par paresse tu condamnes au trépas

Ici ne sera versé aucune larme sur ton courroux
On préfèrerait te voir assumer jusqu'au bout
Ta posture de révolté pour combattre l'ennemi
Qui dans l'esclavage mental te maintient asservi

HOMMAGE AU GUERRIER

Tout est pure et immense perfection immaculée
C'est l'éternelle leçon de vérité de l'Incréé
Les vagues éphémères qui passent à la surface
Sur toi ne laisseront aucune trace

Resplendis donc de ce sourire de lumière
Qui perce dans ce regard qui éclaire
Sois tel un guerrier de feu et d'éther
Dont l'Amour serait la fine rapière

Plonge ton regard dans le coeur
Et laisse faire son travail à la lueur
Emplis toi de la saveur de l'Aimé
Elle est telle un trésor de nouveau-né

Quand du plus profond des précipices
Tu sens monter en toi les délices
Quand l'harmonie t'emporte sur ses ailes d'azur
Que disparaissent les poids et les mesures

Quand tu chevauches la monture du vent
Pour qu'il t'emmène vers d'autres firmaments
Quand de la soumission tu tires ta liberté
Il n'est rien qui puisse le raconter

TEMPS DE MELANCOLIE

Il y a un temps pour la mélancolie
Comme il y a un temps pour l'ennui
Ces affections qui rongent les sens
Sont-elles en lien avec l'absence

A s'être toujours appuyé sur le mental
A s'être enivré dans la projection cérébrale
A avoir toujours cru que la vie devait faire sens
N'aurait-on pas oublié la Présence

Si la vie avait un sens déterminé
Elle ne serait qu'une idée esquissée
Rien d'autre qu'une fantasmagorie creuse
Issue d'une imagination fiévreuse

La Vie a des millions de directions
C'est ce qu'apprend la conversion
Quand le regard n'est plus absorbé par l'illusion
Vient le moment où se résolvent ces questions

Ceux qui restent sur le manège enchanté
Portent le très joli nom de damnés
Ce sont eux qui entretiennent le brasier
Car au feu ils ont voulu résister

Qu'importe alors notre insouciance
La raconter serait-il indécence
Que dire sans risquer de faire offense
Pour montrer la joie avec élégance

UN TRESOR

Comparer ceux qui vont bien et ceux qui vont mal
N'est qu'un point de vue en aucun cas original
C'est le résultat notoire de l'esclavage mental
Ecoute donc plutôt le message du subliminal

Seul l'Absolu peut se permettre de juger de ces états
Personne ne peut donner un tel avis ici-bas
Tu trouveras l'Amour dans le trépas
De l'ego qui règne en maître en toi

Ceci figure clairement dans toutes les écritures
Seul ce vernis te sépare de ta réelle nature
La souffrance n'est que projection immature
La possession une invention de formes pas encore mûres

Laisse donc le monde s'occuper de son sort
Occupe-toi plutôt de révéler ton trésor
Celui qui gît au plus profond de ton coeur
Et qui ne souhaite que devenir une intense lueur