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dimanche, 04 décembre 2005

TOUT EST DANS LE REGARD

La rédemption ne vaudra jamais plus que la metanoïa ou la conversion
C'est grâce à cet unique évènement qu'on obtient finalement l'absolution
Dans ce monde où tout n'est que pure félicité et complête sérénité
L'hypocrisie, la guerre et les lamentations par toi seule sont créées

Seule est la Lumière qui illumine la conscience, le reste n'est que fumée
Tu es seule responsable de la direction de ton regard et de sa clarté
Quand l'eau pure avec la boue est mélangée, elle se trouve diluée
C'est uniquement cela qui crée ces affreux paysages fantasmés

Dans le silence s'inscrit exclusivement la perfection de l'innocence
Sur se substrat s'élèvent les créations délirantes de l'ignorance
Tout ces constats ne sont que manifestations d'inconscience
Encore faut-il être capable de reconnaître son arrogance

Le reflet de la lune dans l'étang n'est jamais à l'origine de la Lumière
Seuls les sots prennent ce sinistre reflet pour une réalité première
La lune elle-même dans cette analogie n'est que conscience réfléchie
De ceci tu dois pouvoir déterminer dans quelle direction regarder la Vie

Personne ne t'empêche de te conduire en Egyptienne couiverte de diamants
Exhalant les senteurs capiteuses des aromates nées sous le soleil du Levant
Tous les chemins te ramèneront finalement dans les bras de l'Amant
Et ce sera pour toi le moment de savoir ce que tu as fait de ton temps

HARMONIE SOLITAIRE

Dans ces yeux ne brille que la Lumière
Du merveilleux vide de l'harmonie solitaire
On ne regarde plus les formes grossières
On évacue les stupides pensées délétères

Seul compte la volonté de l'Amant
Aucun désir ne peut être plus ardent
Il suffit de se laisser porter par le courant
N'advient que ce qui doit vraiment

Mourir à soi-même pour renaître
Est le premier pas pour être
Avant, n'est qu'existence inconsciente
Bric-à-brac de choses inconsistantes

Ceci est le chemin des guerrières
L'ennemi intérieur est la seule guerre
Ailleurs il n'existe que pensées éphémères
Rien qui puisse dépolluer l'atmosphère

Tes chaînes se nomment désirs et plaisirs
Ce sont elles qui t'empêchent de resplendir
Comprends que le plaisir est la souffrance
Ceci de la Paix et la sérénité favorise l'émergence

CREATRICE

Quand les hommes finiront par comprendre qui ils sont
Ce jour-là peut-être cessera le bruit du canon
A se prendre sans cesse pour leur apparence
Ils en ont oublié jusqu'à leur substance

La maladie mentale qui les ronge s'appelle ignorance
Le remède est amer, il se nomme connaissance
Par le feu il faut se laisser consumer
Pour qu'enfin soit dévoilée la nue réalité

Pour satisfaire la soif de plaisirs matériels
De tous ces consommateurs sans cervelle
L'occident asservit et pille la planète entière
La famine règne au-delà de ses frontières

Plus de 100 millions de morts par an
Par jour, plus de 50 000 enfants
Pourquoi de ceux-ci ne parle-t-on jamais
Aucun lobbying n'assure leur relais

Portent-ils en eux moins de valeurs
Que nos brillants consommateurs
Dans cet occident soi-disant cultivé
On n'est même pas capable de regarder la réalité

Qui suis-je? est la question qui fâche les ombres
Elles préfèrent mener leur guerre dans la pénombre
Alors que leur nature est pure béatitude
De la colère et de la guerre elles préfèrent l'attitude

La Lumière de la conscience éclaire le paysage
Tu regardes donc ce qui satisfait ton plumage
Tu es la créatrice de ce monde imaginaire
Tu as le droit de regarder autre chose que l'enfer

Ici on ne regarde que le Silence et la Lumière
On n'est rien d'autre qu'un relais du luminaire
Resplendir suffit à nous combler de joie
Il n'est rien qui puisse apporter du tracas

samedi, 03 décembre 2005

FEMINISTIC WORLD (POUR TARA ET AUTRES FEMINISTES)

Mais quel est cet enfer
Où ne se trouvent que des mégères
N’ont-elles rien d’autre à faire
Que de jouer les commères

Tout change mais rien ne change
Seul le décor est différent
Il n’y a vraiment rien qui change
Leur état même est permanent

Imbues de prétention
Cachant leurs insatisfactions
Sous des atours plutôt mignons
Elles ne prêchent que la destruction

Demain, elles seront vieilles et desséchées
Mais elles continueront à radoter
A se plaindre du temps qu’il fait
Comme si c’était que pour les embêter

Aujourd’hui, elles font encore illusion
Dans l’apparence, pas sur le fond
Mais dès qu’on pose une question
Elles ressortent leurs imprécations

Douce, câline, aimante et gentille
Ce n’est que dans le cœur des hommes que brillent
Ces mots qu’on aimerait voir porter
Par des princesses qu’on souhaiterait aimer

Franchement, tout bien considéré
Qu’ai-je à faire d’un utérus avachi
Un sac de peau élimé et ridé
Ne sachant que se plaindre de la vie

Car c’est cela qu’elles deviendront
Le temps passe vite, point n’en doutons
Fort heureusement, certaines en réchapperont
Mais néanmoins elles ne sont pas légion

Elles estiment toutes avoir raison
Elles ne voient que leurs ambitions
Et elles voudraient l’absolution
Elles nous prennent vraiment pour des cons

Il paraît qu’elles écoutent
Seul un fou pourrait le croire
Tant est criant quand on écoute
Cette énergie, leur désespoir

On essaie de leur parler d’Amour
Mais c’est tout juste si elles entendent
A piailler là dans leur basse-cour
Leur misère ne fait que s’étendre

TRISTE OU GAI

Il n'y a rien ici qui soit triste ou gai
Sans raison à ce corps tu t'es identifiée
Alors que ton essence est faite d'éternité
Se désintoxiquer est la seule possibilité

Souffrance et plaisir sont du même bois
Personne ne veut entendre ceci ici-bas
L'équilibre n'est par personne respecté
Ce qui oblige la Totalité à rectifier

Essaie de retrouver l'Essence qui est en toi
C'est la seule manière d'éviter le tracas
Recentre-toi sur le silence immanent
Fais taire ce mental perturbant

Il n'y a rien d'autre que tu puisses faire
Mais il ne faut pas que tu espères
Il adviendra uniquement ce qui doit
Personne ne fait la Loi ici-bas

VICTOIRE DE QUI?

A l'intérieur du Soi règne la pure sérénité
Aucune bataille n'y a jamais été livrée
Ce n'est que dans les pensées tourmentées
Que se déroulent ces combats acharnés

Ils ont lieu en raison de l'insoumission
A la Vie du mental et de sa déraison
Quand vient le temps du grand retour
Les illusions sont mises au grand jour

Et plus long aura été ce redoutable exil
Plus le parcours sera rude et difficile
Si c'est bien la victoire que tu souhaites
A mourir à toi-même il faut être prête

C'est le prix à payer pour la sérénité
Un tarif qui jamais ne sera bradé
Tous les marchandages sont compromissions
Aucune combine ne résoudra la question

Il faut passer au feu pour atteindre l'extase
Pour que l'enveloppe brûle et que l'Amour embrase
De cet incendie jaillira la Vie resplendissante
L'aube d'une ère de beauté éblouissante

SANS PENSER

Le chemin est un non-chemin
Il est situé en ton sein
Il est clair qu'aucune trace de pas
Sur cette neige ne s'inscrira

C'est une erreur de la croire glacée
En l'effleurant tu pourrais t'ébouillanter
Jamais tu ne la souilles cette substance
C'est le composant même de ton existence

Mourir glacée dans un brasier
Est une fabuleuse et grande idée
Mais rien ne résiste aux flammes
Seul résistent ceux qui se damnent

Ce sont eux qui sont chargés
De l'entretien de ce bûcher
Sur lequel flambent les vanités
Laisse les donc s'en occuper

Ressens seulement la caresse de l'Amant
Qui t'étreint de Ses bras charmants
Au plus profond de ce firmament d'ether
Le baiser du Silence et de la Lumière

vendredi, 02 décembre 2005

EN HERITAGE

Gibran aurait pu écrire ces mots d'espace et de lumière
Qui donne envie de retrouver cette douce atmosphère
Qui rayonnait quand nous étions de brillants dieux
Et que nous assumions notre statut le plus glorieux

Aujourd'hui encore ses héritiers ont de nouveau surgi
Pour porter le flambeau à la face des héritiers étourdis
Pour que le miroir rayonne de mille éclats d'azur
Faisant surgir une apocalypse de ce silence obscur

Dans ce temps qui n'est pas bien qu'il règne
Les ombres par milliards vont et viennent
Tels des mulots occuper à consommer
Alors que tout menace de s'effondrer

Dans ces royaumes gouvernés par une raison défaillante
Où l'inconscience et l'indifférence sont les vertus dominantes
Où le profit et l'avidité sont les étendards orduriers
Combien de temps avant la catastrophe annoncée

Prenons donc nos âmes tels des luminaires éternels
Plantons les sur cette barricade de morale irréelle
Inondons l'espace de nos rayons incendiaires
Que ce cri résonne aux oreilles des bouchers de l'enfer

Ceux-ci sont faciles à débusquer, ils se prétendent
Hommes politiques, la corruption est leur trempe
Hommes d'affaires, le bénéfice est leur missel
Consommateurs, la tronche seulement dans leur gamelle

Dans cet occident vil et irresponsable
Trouve-t-on autre chose que des misérables
Qui prétendent de plus avoir des valeurs
Tout en ne propageant que l'horreur

QUALIFICATION

Pour juger le bien et le mal tu n'es pas qualifiée
Le jour où tu le reconnaîtras, les doutes seront dissipés
Pour l'heure tu es plutôt insoumise à la réalité
Etant donné tous les jugements que tu émets

Le bien et le mal par toi et nul autre sont créés
C'est ton regard qui qualifie tous les actes faits
Le jour où tu auras atteint cette fabuleuse prairie
Au-delà du bien et du mal dont parle Rumi

Ce jour-là, tu pourras exprimer un jugement
Mais ce jour-là, tu n'en auras ni l'envie ni le temps
Car tu seras au beau milieu des bras de l'Amant
Et ce te sera largement suffisant à ce moment

Noyée dans la douceur tu seras
Enveloppée dans la Lumière tu resplendiras
Parcourue de frissons tendres et invisibles
Tu t'immergeras dans l'indicible

Ceci existe au plus profond de ton coeur
Consacre-toi donc à chercher cette chaleur
Pour cela, il convient de regarder uniquement à l'intérieur
En aucun cas d'émettre des jugements sur le monde extérieur

LIGNES D'EXISTENCE

Les lignes de la main ne racontent que l'existence
A la Vie elles ne sont que pure indifférence
Que tu les aies rangées dans ton regard
N'a pas plus d'importance que dans un placard

Ceci n'est que plaisanterie d'écolière amusée
Qui du monde prend plaisir à se moquer
Si tu te rappelles bien ce que disait Rumi
On ne trouve que souffrance dans ces lignes de vie

Garde donc ton regard au plus clair
Car c'est là le chemin de Lumière
Toutes les impuretés qui se logent à l'intérieur
Ne font qu'empêcher de resplendir la lueur

Ecoute le battement de ce coeur de silence
Laisse le remonter et favorise l'émergence
De cette caresse de clarté et d'innocence
Qui témoigne du Bien Aimé la reconnaissance

jeudi, 01 décembre 2005

POSITION ESTHETIQUE

Cette position esthétique est une vue spécieuse
Elle ne crée pas la lueur dans cette ambiance ténébreuse
Elle peut favoriser un certain détachement
En aucun cas elle ne permet le déconditionnement

Car il est clair que les yeux créent la couleur
Et que le nez crée effluves, arômes et odeurs
Ce processus est le même pour tous les sens
Ceci implique que de ce monde tu es l'Essence

Ce monde jaillit de toi chaque matin
Dés lors que l'aurore émerge en ton sein
Pour le savoir, il faut subjectiver
Comment sans répondre à "qui suis-je" peux tu objectiver

Et si tu souhaites rester dans l'objectif
Alors objective tout ce qui est actif
Le corps, la pensée, les émotions ne sont
Que pur produit de ta fertile imagination

Qui veut trouver une signification
Uniquement le mental qui est ta prison
Etre ne nécessite aucun signifiant
Il ne réclame que Présence ou Néant

LA MORT DU CORPS

Quel est ce fantasme à propos de la mort
On ne parle ici que de celle du corps
Cette enveloppe promise à la décomposition
Qui à notre nature nullement ne correspond

De là, la peur agite le mental délirant
Qui a construit ce paysage apparent
Quand on se considère égale à cette chair
Il est normal de se croire en enfer

Et là commence le cycle des lamentations
A se croire affligée de toutes ces affections
On finit par se prendre pour la putréfaction
D'autant plus qu'il n'y aura aucune rémission

Quelle idée de s'assimiler à un robot organique
Agrémenté de quelques pensées et émotions mécaniques
Pourquoi refuser de considérer la réalité Vivante
Tout cela pour satisfaire quelque avidité arrogante

REALITE SUPPOSEE

Quelle rigolade ce principe supposé de réalité
Alors même que tu ignores jusqu'à ton identité
Tu te prends pour un mécanisme corps-mental
Agrémenté de quelques émotions non originales

Si tu examines attentivement ces différents faits
Tu t'apercevras que tes théories ne sont pas fondées
Elles ne sont que des conventions générées par la facilité
Et ne valent pas plus que des représentations d'illustré

Tu es incapable de démontrer que ce corps est toi
Ou qu'il t'appartient, ce qui n'est pas le cas
Un processus appelé mental crée des pensées
Que tu ne sais arrêter, c'est automatiquement géré

Un sentiment n'est que l'interprétation d'un ressenti
Et il t'a toujours été impossible d'en avoir produit
Nous avons donc trois processus automatiques
Trois composantes d'un organisme mécanique

Quelle est donc cette histoire de réalité
Dont tu évoques l'existence supposée
Aurais-tu des éléments pour étayer
Ce fantasme que tu viens de conter

LE CULTE DE L'ABSENCE

La spiritualité est une très bonne école
Pour se débarasser des apparences qui collent
A quoi cela sert-il de revêtir d'autres oripeaux
Sinon à se gargariser et à vouloir paraître beau

On est toujours dans ce culte de l'absence
Où donc est passée la Présence
Dans ces revendications d'attributs
Dont la plupart sont indues

Comme beaucoup, tu as oublié
Rien n'est acquis, tout est donné
A quoi bon donc s'attribuer sciemment
Des supposées qualités attribuées par le Néant

Je Suis reste à jamais l'absolue perfection
Où est-Il dans toutes ces prétentions
Sais-tu réellement quel est ton nom
Comme d'autres, l'esclavage est ton patron

mercredi, 30 novembre 2005

VOLUPTE DU RESSENTI

Le poids de volupté des mots s'inscrit dans le silence
C'est lui qui crée cette impression de magnificence
Le mot lui-même n'est que représentation grossière
C'est en fait un concept on ne peut plus éphémère

Jamais le mot n'arrivera à remplacer le ressenti
Et celui-ci s'exprime sans qu'un mot soit dit
Ce n'est que récupéré par la pensée maléfique
Qu'il devient alors une abstraction hypnotique

Que le souffle de ce silence t'étreigne et t'embrasse
Comme la caresse qui sitôt ressentie s'éteint sans une trace
Que la main de l'invisible dépose en ton coeur cet écrin de joyau
Orné de toute la splendeur épicée des matins orientaux

Au bout de ce silence merveilleux d'abondance
Quand sans une forme il n'est plus que Présence
Quand tous les sens se sont éteints impuissants
Devant ce paysage de Lumière et d'azur ruisselant

HOMMAGE A UN INVENTEUR

Toi qui est le créateur de cet univers
S'il est tel que tu le décris, c'est clair
A chaque seconde tu réinventes la réalité
Tu n'as donc lieu que d'être comblé

Que tu aies décidé qu'il n'avait aucun sens
C'est ton choix et non une offense
Que tu aies eu envie de mélancolie
C'est ton droit le plus strict, aucun souci

De ce qui te plait tu t'entoures
Chacun bâtit de cette façon sa cour
Ton monde est comme tu le vois
C'est normal, tu en es le roi

O César de ces milles merveilles
Ton talent de créateur nous émerveille
Toute ta vie n'est qu'une série de chefs d'oeuvre
Comment ne pas admirer un tel maître d'oeuvre

UN AVANT-GOUT DE PERFECTION

Qu'on ne sache pas voir quelle perfection
Contient chaque forme humaine pose question
A propos du niveau supposé d'évolution
De l'individu dont émane cette proposition

Car à se prendre pour cette enveloppe de chair
Promise à une putréfaction dans la terre
A se croire l'auteur de ces pensées mécaniques
Régies par un processus quasi automatique

On ne se considère donc réellement pas
Autre qu'un robot organique et non Vivant
La Nature a bien fait son travail mais
Les utilisateurs sont-ils bien informés

Chacun crée le monde qui lui plait
Ceci est la seule et unique réalité
Encore faut-il vouloir travailler
Et abandonner ces guerres vaines et répétées

RAFFINAGE

Les évidences te caressent sans cesse
Il suffit que les sens tu redresses
Quand dans la plénitude tu deviens déesse
Et que plus rien ni personne ne t'agresse

Tout est dans le Souffle et tu le sais
Il n'y a que les sens à raffiner
Pour sortir de cette grossièreté
Et rayonner cette enivrante clarté

Que tes doigts effleurent l'infini
Et d'allégresse tu te sens remplie
Ce privilège est offert à toutes
Ne pas croire le mental et ses doutes

Dans le silence resplendissant et lumineux
Il y aura toujours une place pour les amoureux
Pour être au nombre des bien aimées
Il suffit simplement de se donner

mardi, 29 novembre 2005

RETROUVER L'ORIGINE

Qu'il est regrettable qu'il te faille un ouvrage
Pour t'échapper de ce sinistre paysage
Tu en es encore à t'assimiler à l'image
Alors que la béatitude est ton seul rivage

S'élever vers les anges est la destinée de l'homme
Quand il a compris qu'il n'y avait personne
Qui effectuait ces actes dont il se glorifie à tort
Et qui de la Nature sont en fait le trésor

Que tu recherches des moyens artificiels
Pour retrouver ce qui n'est que ta nature originelle
En dit long sur l'égarement qui git dans ce sein
Mais également sur ce qui anime l'instinct

Comprend donc que qui suis-je est la question
Qui te permettra de résoudre l'équation
Qui dissipera cette brume qui t'obscurcit
Qui te permettra en tous lieux d'être réjoui

EN STOCK

Tout n'est question que d'identification
Qui suis je est la bonne question
Si tu souhaites sortir de la mortification
Il n'y a que toi pour faire preuve de motivation

Tout ce cinéma ne fait que s'imprimer
Et part sous la brosse de la lucidité
Ta réelle nature est pure sérénité
Dis à ton mental d'arrêter de jacasser

Va donc t'assoir au pied d'un tilleul
Et écoute donc ce qu'il y a en-deça de cet oeil
Pour la conscience n'existe aucun combat
Tout n'est que beauté, lumière et joie

Les frustrations sont générées par les désirs
Ta liberté n'est pas dans le devenir
Toute ton élégance réside dans le resplendir
C'est là tout le charme de l'absence d'avenir

SYMBOLES ET IDOLES

Il meurt de famine cent millions de personnes par an
Cela fait par jour environ cinquante mille enfants
Tout cela alors que ce généreux et bel occident
A les moyens techniques de les nourrir depuis 30 ans

Mais dans l'euphorie du bonheur de consommer
Ne se présente personne pour déclamer l'obscénité
Qu'il y a à prendre un mort en guise de symbole
Alors que dans les comportements n'existe aucune révolte

En quoi cet unique mort vaut-il plus à tes yeux
Que ces cent millions sur qui tu n'as pas posé les yeux
Il en est ainsi depuis les débuts de cette humanité
Affligée malheureusement du désir intense de posséder

Pour que cesse ce pauvre cinéma misérabiliste
Il ne convient pas de recourir à un économiste
Il convient de réduire ton train de vie exorbitant
D'un minimum de soixante dix pour cent

C'est le prix à payer pour être conforme à ce discours
Que tu tiens, c'est le prix de ce qu'on appelle l'Amour
C'est le tarif qui permettra peut-être la survivance
De ces millions de personnes en souffrance

Si tu n'es pas prêt à le régler sur le champ
Où donc est celui qui chrétien se prétend
Relis donc "le culte de l'esclavage" de Gibran
Ce texte merveilleux et plein d'enseignement

On peut toujours agiter des symboles
Ceux-ci n'en reste pas moins des idoles
Tout ceci n'est qu'affaire de conscience
Et non manifestation de bonne conscience

lundi, 28 novembre 2005

PERFECTION DE L'UNIVERS

Pourquoi devrait-il y avoir une faille dans cet univers
Où la perfection est la règle éternelle et première
Certainement c'est une vision grossière et défaillante
Qui amène à faire des constatations aussi consternantes

Qu'on ait fantasmé l'autre pour satisfaire des avidités
Mentales aussi stupides que dénuées de générosité
Qu'on se soit aussi fantasmé soi-même par vanité
Pour complaire à certaines représentations de société

Et après il faudrait encore s'étonner que tout ceci
Ait l'apparence d'un immense et fabuleux gachis
Chacun est pure perfection incarnée dans l'ignorance
L'oublier revient à créer ces masses de souffrance

Inutile d'inventer ou de rêver d'un autre monde
Mieux vaut travailler à sortir de la torpeur de l'ombre
Reconnaître la perfection de l'autre au sein de la forme
Aide à se réaliser mieux que tous ces délires informes

VIES

Tout cela n'est encore qu'existences évanescentes
Qu'elles soient rêvées ou supposées existantes
Vraie ou fausse ne sont que considérations mentales
Rêve ou soi-disant réalité, en fait virtualité intégrale

Forgées sur l'enclume du mental tyrannique
Frappées au sceau de la souffrance onirique
Aucune des deux n'est la Vie de l'être
Elles ne sont que l'illusion et le paraître

La Vie te propulse dans l'infinie galaxie
Tous les sens se révèlent épanouis
Tu contemples des milliards d'étoiles
Du haut de ce trône de Lumière astrale

L'existence ressemble alors à une chiure de mouche
Sur un pare-brise ou à une plaisanterie louche
Seuls les aveugles peuvent encore y croire
Eux seuls refusent le regard des miroirs

Vingt mille frissons d'extase dans un silence
Dont rien ne vient troubler la jouissance
Le baiser du Néant comme une caresse
L'esprit rayonnant comme un jour d'allégresse

Voilà la Vie dans son berceau exaltant
Encore faut-il être libre pour l'Amant
Avoir envie d'être l'heureuse Bien Aimée
De son odeur et sa saveur exhaler les bienfaits

NOMMER

Dès que tu les nommes, c'est la pensée
Qui te fait quitter le monde et la réalité
Dès que tu les penses, tu es dans l'abstraction
Et l'abstraction est le début de la compromission

Tout est affaire d'imagination et d'interprétation
C'est à cause de cela que beaucoup sont en déraison
Tu te perds dans des méandres générés par le mental
Rien de cela n'atteint la virginité originale

Bonheur et malheur sont ton quotidien ordinaire
Le lot de toutes celles qui croient à l'éphémère
De ces montagnes russes tu ne sortiras jamais
A moins de vouloir trouver l'inconditionné

C'est dans cette mer de béatitude immaculée
Où l'âme baigne dans une aura de pure félicité
Qu'on contemple le rythme endiablé et fiévreux
Sans cesser un instant de se sentir bienheureux

Les mots n'oublie pas ne sont gravés que sur le vent
Ils tournoient telles des feuilles mortes au gré du temps
Un temps dont jamais tu n'as remis en cause l'existence
Et qui pourtant n'existe que grâce à ton indifférence