samedi, 17 décembre 2005
VAILLANCE
Il suffit de faire taire l'agitateur malin
C'est lui la cause de tous les chagrins
Ceci nécessite discipline et rigueur
Il ne s'apprivoise pas en douceur
On peut aussi le regarder s'agiter
Prendre du recul pour l'étudier
Tout peut être bon pour le calmer
Sinon il recommence à torturer
C'est lui qui génère peur et désir
Par ses interprétations il t'attire
Vers un illusoire et inutile extérieur
De plus en plus loin du charmant coeur
Vigilance et attention sont tes boucliers
Elles seules peuvent te permettre de lui échapper
Ce chemin n'est pas un parcours de santé
Mais existent-ils des alternatives plus gaies
Aucune certitude empêche de s'égarer
Dans des voies sans issue dégagée
Tous tes efforts seront récompensés
A la hauteur de ta sincérité
18:09 | Lien permanent | Commentaires (0)
POUR UN FILS
Si les fautes de tes parents tu consens à pardonner
Si de leurs influences tu sais qu'il faut te séparer
Si les liens t'apparaissent dans leur nue réalité
Combien déjà tu seras sur le chemin d'éternité
Quand tu auras creusé jusqu'au plus profond
Que de l'abîme seront remontés les démons
Quand tu auras livré bataille jusqu'au Néant
Quand de tes entrailles surgira le Présent
Quand de l'Amour tu auras compris la substance
Quand tu sauras qu'il n'est nulle part nulle souffrance
Quand la Lumière t'inondera en plein jour
Quand de ton coeur la clarté jaillira alentour
Lorsque les plaisirs délétères te paraîtront futiles
Et que de ton arbre pousseront des fruits utiles
Quand l'immensité du vide sera ton berceau lumineux
Et que les éclairs cristallins illumineront tes yeux
Quand tu ne seras plus rien et que ce rien sera Tout
Quand la nudité intérieure t'aura mis à genoux
Que tu te relèveras face à tous les éléments
Et que tu resplendiras même au milieu des tourments
Si la grâce t'accorde le privilège du feu
Il n'y aura pour toi plus aucune forme d'adieu
Quand bien même il n'y aurait plus personne
Ce jour-là, tu seras devenu un Homme
14:54 | Lien permanent | Commentaires (3)
GUERRIERES
C'est au plus profond qu'on trouve cette goutte d'infini
Elle gît telle une immense mer de cristal limpide qui luit
Elle attend l'auguste cohorte des guerrières enflammées
Celles qui ont voulu se sublimer pour trouver la nuée
Celles-la ont traversé l'orage de feu et le brûlant désert
A leur front dégagé elles portent de fabuleux éclairs
La foudre luit dans ces regards qui transpercent les coeurs
Leur brutale candeur ruisselle en perles nacrées de chaleur
Le satin de leur regard n'a que peu d'égal en ce monde
Il déchire néanmoins tous les masques de pénombre
Leur voix contient des trémolos de pamoison offerte
A toutes les bien aimées dont l'oreille est ouverte
Cette caresse de velours sensoriel au creux de leurs mains
Elles s'en vont quand l'Amant leur indique le chemin
Dans leur coeur est gravé en lettres de lumière
L'Amour dont elles sont les porteuses altières
00:19 | Lien permanent | Commentaires (0)
vendredi, 16 décembre 2005
VUE D'UN PONT
Pointée vers l’infini
Ouverte sur le néant
Tiens on dirait la Vie
Doit-on trouver cela surprenant
« la Vie est un pont soyez passants »
a dit un homme de l’ancien temps
rien n’est figé tout est mouvant
un seul point unique est permanent
dans les ténèbres et l’obscurité
le chemin est toujours balisé
nul moyen de s’en échapper
le plus tôt possible est recommandé
prendre la route ne demande rien
que de laisser tomber ces espoirs vains
on trouve le péage exorbitant
alors qu’il ne coûte pas un franc
dans le Népal on trouve aussi
d’autres cimes de cet acabit
elles sont néanmoins beaucoup plus abordables
et terriblement moins redoutables
23:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
jeudi, 15 décembre 2005
UN HOMME EST PASSE
Un homme au regard de lumière et d'azur mélangés
Qui porte dans les yeux la richesse de sa nudité
Jamais les larmes ne viendront polluer sa sérénité
Elles sont beaucoup trop précieuses pour être gaspillées
Ces étoiles qui rayonnent au-delà de ses yeux
Sont celles dont resplendissent les bienheureux
Son coeur contient les galaxies et l'infinitude
Comment peut-il s'égarer dans cette merveilleuse solitude
Immergé en permanence dans la béatitude éclairée
Par l'Amour simplifié dans sa profonde nudité
La déesse fait son oeuvre et trace le chemin
L'immensité astrale l'emmène par la main
Au-delà du pauvre pays des éphémères mortels
Perdus dans leurs innombrables déchirements éternels
Qu'ils appellent amour ou guerre suivant leur humeur
Tout en oubliant de contempler ce qui gît en leur coeur
21:54 | Lien permanent | Commentaires (2)
MODERNE CELEBRATION
Qui est l'artiste, qui lui donne ce titre honorifique
Combien sont-ils à être à la hauteur du magique
Combien savent encore exprimer le magnifique
Devant leurs oeuvres s'élève-t-il un état extatique
Aujourd'hui l'artiste est un produit manufacturé
Les plus cotés sont des produits conceptualisés
Leurs travaux sont issus de la pensée conditionnée
Et ne valent guère plus qu'un vulgaire cendrier
Il est où dans ce fatras l'Homme accompli
Mentalisé à l'extrême jusqu'à l'oubli
Où sont ceux qui nous emmènent vers les nuées
Ils semblent absents en dehors des musées
Leurs oeuvres servent maintenant les commémorations
Dans lesquelles la classe moyenne tombe en pamoison
Emotion sans danger qui évite la remise en question
Et qui élimine la conscience en guise d'oraison
Dans la torpeur du confort de l'abattoir
Peut-on encore battre le rappel de la mémoire
Doit-on se contenter de regarder engraisser
Ce troupeaux de moutons décérébrés
Où sont passés les chevaucheurs de vent
Que sont devenus de la muse tous les amants
Bienvenue dans la célébration du néant
Du flasque, du médiocre et de l'inconsistant
15:34 | Lien permanent | Commentaires (0)
S'EVADER DE NULLE PART
Pourquoi donc vouloir se perdre pour se retrouver
Alors que tout n'est qu'images inventées et projetées
A chaque seconde tu changes dans l'impermanence
Tu es totalement différente en toutes circonstances
Si tu crois retrouver un paysage existant et familier
C'est ton mental qui éprouve le besoin de se rassurer
Jamais tu ne peux te retrouver, tout est autre et toi
Tu ne peux échapper à cette règle, pas ici-bas
Pour s'évader de ce tourbillon frénétique et déroutant
Il faut vouloir trouver où est le seul point permanent
Et il se situe en-dehors de tout ce qui est apparent
Pour s'y rendre, le vouloir doit être de feu ardent
Pas une minute ne se passe sans que le spectacle évolue
Tel un torrent dont les flots t'emportent vers les nues
Se lover au sein de la vague pour être au plus intime
Que les eaux soient tumultueuses ou claires et limpides
14:11 | Lien permanent | Commentaires (0)
DISSIMULATION
Cette télépathie n'est en rien étonnante
Dans ce monde aux six milliards d'amantes
Un seul Amant veille sur Ses bien aimées
Il sait tout ce qui peut bien les concerner
Nul besoin de proximité pour celle
Qui dans le coeur a laissé l'Eternel
Faire Son oeuvre à travers le temporel
Un rayon peut-il fuir le soleil
Ceci est à la portée de toutes les amantes
Sincères mais pas des courtisanes arrogantes
Rappelle-toi que rien n'est invisible au coeur
Du croyant soumis à la Vie ou au Créateur
Si Tout est Un, que crois-tu qui puisse rester
Dissimulé au regard énamouré de la Totalité
Seuls les enfants peuvent bien le croire
Et ces délires font leur désespoir
11:35 | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 14 décembre 2005
PAS D'ACTEUR
Il n'y a qu'un seul être qui luit
Tu ne pourras jamais interroger que Lui
Au plus profond de cette enveloppe de chair
Il attend que tu le laisses émerger au grand air
Moi n'est qu'une illusion créée par le mental
Par amalgame de quelques images banales
Le mental est un processus indépendant qui crée
Des pensées à la chaîne en dehors de ta volonté
Arrête donc de croire que tu penses
Ecarte les pensées et laisse le silence
Faire son oeuvre d'abondance en ce corps
C'est ainsi que se révèle le merveilleux trésor
Le seul moyen pour aider l'humanité
N'est pas de combattre ou s'engager
Le seul moyen est de grandir intérieurement
Et de permettre à la Vie de s'exprimer librement
Le seul acte de libre-arbitre qu'il te soit donné
De pouvoir éventuellement revendiquer
C'est celui de te soumettre à la réalité
De la pure conscience inconditionnée
13:57 | Lien permanent | Commentaires (4)
UN AUTRE INSTANT
Là, dans la pureté d'un silence émouvant
Le sourire aux lèvres, les yeux envoûtants
Aucun son ne vient déranger la saveur
De ce moment éperdu de douceur
Là où il n'est rien qui puisse affleurer
La brise elle-même s'est arrêtée
Aux portes de peur de déranger
Il n'est qu'une manière d'apprécier
Plus de remous, plus de tension
Simplement faire preuve d'attention
Juste l'élan immobile vers l'intérieur
La caresse d'une fraîche seconde de chaleur
Au rythme languissant mais dynamique
S'ajuster au tempo qui définit la rythmique
Pure jouissance au-delà des sens éteints
L'abstinence d'un instant qui revient
12:09 | Lien permanent | Commentaires (0)
ET TOI?
A chaque instant tu peux ressentir cela
Dès que tu cesses de penser à toi
Crée le vide et laisse le rayonner
Il ne te suffit que de l'apprécier
Dès que tu poses des mots pour qualifier
C'en est déjà pratiquement terminé
Seule la peur t'empêche de t'immerger
C'est du moins ce que tu as raconté
La pensée n'est que par le mental fantasmée
La réalité est systématiquement déformée
Au-delà des mots se trouve la liberté
Aucun terme ne saura jamais la résumer
Comment discerner la Lumière dans l'invisible
Comment appréhender la pure beauté de l'indicible
Quels mots pour illustrer le silence de l'inaudible
Quels ressentis pour la merveille qu'est l'imperceptible
Par les yeux transparaît le rayonnement de la lueur
Dont la délicatesse apporte un côté charmeur
La splendeur du rayonnement de l'éternelle solitude
N'est que le symptôme de l'infinie béatitude
Le danseur ne fait qu'exécuter la danse
La forme n'est en rien la substance
Ces mots ne proviennent de personne en particulier
Même si c'est à toi qu'ils sont destinés
07:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
mardi, 13 décembre 2005
PAYS DES MERVEILLES
Continue à te laisser porter
Cesse d'écouter ces pensées
Elles n'ont jamais été tiennes
Elles ne sont que volages et vaines
Tu regardes vers le passé, inutile, tu es absente
Tu envisages l'avenir, inutile, toujours absente
Une pensée advient, laisse filer, elle va s'évanouir
Le mental la saisit, il te fait dépérir
Regarde les pensées jaillir et s'envoler
Comme des pauvres feuilles mortes balayées
Tu n'es ni ce corps, ni ces pensées, ni ces émotions
Laisse donc la Vie s'occuper de leurs questions
Toi, tu n'es là que pour resplendir
Quoi qu'il arrive, restes-en à "respire"
Elimine toute idée de devenir
Espoir et crainte ne changent pas l'avenir
20:43 | Lien permanent | Commentaires (8)
lundi, 12 décembre 2005
AU DEBOTTE
Pas besoin de ces bottes magiques
Pour atteindre cet état extatique
Toujours en toi il est présent
Pourvu que toi, tu ne sois pas émergent
Le chemin de Lumière est balisé par les étoiles
La mer de sérénité est son rivage subliminal
Aucun embrun n'éclabousse ce visage
Immergé dans la contemplation du paysage
La route est directe pour ceux qui osent affronter
La tempête de comètes qui va transformer
Cette terre en un désert sur lequel s'établira
Une nouvelle cité dont la joie est le pur éclat
Le ressac balaiera les petits voiliers
Anéantissant capitaines et timoniers
Pour ceux qui ont anticipé le naufrage
Il n'y a plus rien à craindre de ce voyage
16:34 | Lien permanent | Commentaires (2)
HORS DU REVE
Tes rêves sont des projections mentales
Ils n'existent que dans un monde imaginal
Ils ne sont représentatifs que de l'avidité
Du mental, ils ne parlent que de posséder
Posséder n'est pas compatible avec être
Etre ne se vit qu'en dehors du paraître
Seule compte la reconnaissance de ce que tu es
Le reste n'est constitué que d'illusion et vanité
L'Amour n'a rien à voir avec une âme soeur
A qui tu comptes faire endosser tes malheurs
Bonheur et malheur sont des points de vue limités
Emis par le fantôme qui a emprunté cette identité
L'Amour est infinie et lumineuse solitude
Irradiation de candeur dans l'atmosphère
Ressenti en plein coeur de l'amplitude
De ta nature épanouie, éternelle et plénière
15:18 | Lien permanent | Commentaires (0)
IDENTIFICATION EMOTIONNELLE
L'émotion n'est que le reflet d'un état intérieur
Elle n'est pas liée aux évènements extérieurs
Quand l'humain a compris ce schéma directeur
Il peut travailler sur lui-même et son humeur
Ceci n'est que réaction mécanique et conditionnée
Il n'y a vraiment pas lieu de s'inquiéter
La discipline permet de s'en affranchir sûrement
Seule l'inconscience plonge l'homme dans le tourment
Pris dans les griffes acérées du bien et du mal
On croit à tort qu'il s'agit d'un état normal
En quoi le relatif peut-il discriminer la réalité
S'il se montre incapable d'émerger dans l'inconditionné
Des millénaires de soi-disant évolution de l'humanité
Où sont les symptômes de ces états évolués
La colère, la guerre, le profit, l'hypocrisie
C'est tout se qu'on rencontre par ici
Le seul pouvoir accordé à cet hominidé
Est celui de travailler sur son identité
Celui qui pratique cette activité avec ardeur
Ne se révolte pas et reconnait son erreur
Le nier, c'est s'arroger d'éventuels droits
Dont il ne dispose malheureusement pas
Avoir ces prétentions ne suffira jamais
A voir combien le monde est parfait
11:56 | Lien permanent | Commentaires (0)
ETERNEL SILENCE
Qu'il faille être sourd pour prétendre cela
Jamais le bienheureux silence ne s'éteindra
Que les oreilles distraites soient surchargées
De pollutions sonores est une réalité
Seule l'attention est nécessaire pour contempler
Les vertus apaisantes de de ce silence quiet
Il n'est de responsable que le manque de vigilance
Un des symptômes dominants de l'absence
Celui qui prétend que le silence est mort
Trouve que ses paroles ne résonnent pas assez fort
Dans ce bruit représentatif d'un univers de projections
Dont peu en fait mérite une quelconque considération
S'il est réellement motivé, l'homme éveillé dans la mélée
N'éprouve aucune réelle difficulté à se reconcentrer
A renouer le lien permanent qui l'unit à la Présence
Qu'il rayonne quelles que soient les circonstances
Si le silence se meurt, les oreilles en sont responsables
De le retrouver en lui l'individu s'est montré incapable
Il n'y a pas lieu de jeter une quelconque pierre
Mais plutôt de retrouver l'art et la manière
11:06 | Lien permanent | Commentaires (0)




