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vendredi, 13 janvier 2006

UNE CHAMBRE EN VILLE

Le Saint des Saints de la Vie s'exprime en beauté
Nue sans la moindre trace du sensible et grossier
L'extase en est la moindre manifestation
Pas un souffle n'est capable de prononcer son nom

C'est au confluent de la chambre éthérée
Où masculin et féminin célèbrent l'Aimé
Que s'exprime en grande et généreuse abondance
L'ampleur et la douceur de sa magnificence

Pour la trouver il faut démissionner d'office
Du rôle d'emprunt joué qu'on offre en sacrifice
Un sacrifice qui peut coûter beaucoup à ceux
Qui ont pris à tort cette pauvre enveloppe pour eux

Peu importe à ce moment ce qu'il en est en ressort
Rien ne saurait égaler ce divin trésor
Peu importe désormais le futur de la forme
Elle répond maintenant à de nouvelles normes

RECYCLAGE DE CITATION

Il est préférable d'être le premier au village
Plutôt que le deuxième dans une ville nommée Rome
Il n'y a pas de création, du recyclage
Est ce qui constitue l'ordinaire des personnes

C'est ambition démesurée et usurpée
Que de revendiquer l'action du pur Néant
Du vide jaillissent ces éclats qu'on prétend créés
De l'humain ils ne sont ni la chair ni le sang

Plus l'enveloppe est ouverte, béante et disponible
Plus se magnifie la pure action d'invisible
Moins il y a d'objections à la création
Plus s'expriment la beauté et ses évolutions

Rien n'est plus ennuyeux que les pauvres effets
Des productions cérébrales dans le monde abstrait
La Vie est absente de ces gravats peu concrets
Ce n'est pas là de l'art le délicieux secret

Quelle que soit la forme empruntée au monde visible
Seul le contenu traduit les termes éternels
Qu'il soit aux oreilles grossières imperceptible
Ne pose pas problème aux adeptes du Réel

UNE FIN

Si tu nous parles ainsi d'une éventuelle fin
Tu dois avoir aussi trouvé le commencement
N'hésite donc pas à nous entretenir séant
De ce que peut être ce que nous croyons le destin

Il nous sied d'apprendre de ta bouche ce qu'est Dieu
Que tu considères comme la fin de l'univers
Espérons que ce n'est pas de mots vides et creux
Dont est constituée cette phrase jetée dans l'air

Et indique nous également ce qu'est cette voie
Où le monde prend fin, est-elle un passage étroit
Ou un boulevard sur lequel cheminent pèlerins
Et autres chercheurs pour rassasier leur grande faim

ACTE SOUVERAIN

L'acte est souverain sans une interprétation

Pour lui conférer une quelconque direction

Sans qu'il soit revendiqué par un supposé

Auteur qu'on aurait du mal à retrouver



Les actes adviennent d'eux-mêmes tels des jaillissements

Ils surgissent et s'impriment sur le substrat d'éther

La Shakti règne sur le monde des existants

C'est pure merveille que cette danse extraordinaire



Il ne sert à rien de s'approprier de fait

Des évènements dont personne n'est le créateur

Il n'est loisir que d'admirer la déité

Et d'apprécier ce rôle de contemplateur