vendredi, 31 mars 2006
L'EPEE HORS DU FOURREAU
Ton regard projette la beauté, ô guerrier
Sans reconnaître que voir est une fonction d'agir
La beauté provient de ton coeur très enflammé
A l'extérieur rien n'est conforme à ton désir
Il te faudra des années de vaines conquêtes
Pour constater que tu auras chassé du vent
Dans un faux épouvantail tu perdras ta quête
La souffrance te ramènera chez les Vivants
L'ivresse du plaisir ronge tes sens actifs
Pour elle tu plongeras dans la géhenne ardente
Qui dépouillera tes lambeaux de chair à vif
Et écorchera cette illusion étonnante
Le jour où tu verras le soleil se lever
A l'occident ton coeur sera prêt pour l'Amour
Pas le faux-frère qu'on trouve dans les basses-cours
Celui qui fait de la Vie un feu insensé
En attendant ce jour prend garde à toi, l'ami
Les illusions sont tenaces comme les ornières
Sont profondes pour les yeux éblouis en enfer
Garde l'épée de la clairvoyance sortie
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