samedi, 01 avril 2006
PAR LA FENETRE
Il n'est ici que solitude émerveillée
Que je prends plaisir à partager entre nous
Que ce nous soit je ne fait pas contrariété
Tant que cet absent secret ne nous rend pas fous
Insensés nous le sommes déjà de par nature
Quand l'oeil voit les mille directions qui s'élèvent
Bien en-deça des apparences de couverture
Dans ce plat maelström qui consume sans trève
Fous, peut-être le serons-nous qui peut prédire
Ce que le temps qui n'est pas réserve aux amantes
Aujourd'hui il nous accorde d'être insouciantes
N'allons donc pas médire sur un faux devenir
La sensibilité s'ouvre à chaque regard
Fenêtre ouverte sur d'autres images sans aspect
Dans chaque seconde tu vois mille univers sans fard
Et pourtant chacun d'eux n'est qu'un de tes reflets
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L'ACCUEIL DU VIDE
Soudain l'océan emplit la larme étincelante
Qui découvre la joie du reflet actif
Scintillement projetant des éclairs d'amante
Statique ondulation dans un repos très vif
C'est dans la mort et l'abandon que se dévoile
L'impossible union de l'individuation
C'est au milieu d'un paisible torrent d'étoiles
Que le souffle détruit toutes les illusions
C'est dans le renoncement aux idées très folles
De la raison aliénée par l'avidité
Que se montrent les fragrances des auréoles
Quand dans l'incendie tout a fini par brûler
Et coule le flux dans un espace sans temps
Vers un lieu où il n'est plus d'endroit existant
C'est dans l'envers de ce décor qu'à l'occident
On peut voir se lever un soleil éclatant
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