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samedi, 18 février 2006

UNE TRAVERSEE

C'était comme traverser la Mer Rouge, ce jour-là
Avec le désordre et ses chars lourds engloutis
Puis dans le pur désert cheminer pas à pas
Pour rencontrer Rahab, conscience de la vie

C'était traverser la Mer égée, rappelle-toi
Tous ces héros affrontant les embruns glacés
Pour fabriquer cet animal bardé de bois
Qui libéra Hélène et permit l'odyssée

C'est le passage qui mène à la divine prairie
Où t'attend tendrement un homme nommé Rumi
C'est là le lieu sans lieu où commence la Vie
Dans ce désert où tu n'es plus que ressenti

TRIADE

Tu n'as jamais cessé d'être l'Amant et l'Amour
Et l'Aimé, cela depuis les plus anciens temps
Il n'a jamais été d'autre idée alentour
Tout est contenu dans le seul instant présent

Il ne bat qu'un seul coeur, au-delà du vermeil
De lui est issu la création des merveilles
Sans besoin d'oxygène une seule respiration
D'où est absent le moindre signe d'expiration

Que pourrais-tu chercher que tu n'aies pas créé
Ton monde est balisé par les barrières mentales
Si ces murailles dans l'air se sont désintégrées
Tu n'es que nue, offerte au vent subliminal

Et le Souffle t'emporte au gré de tous courants
Sur Son passage s'embrasent et s'illuminent les yeux
Reflets de ce feu qui luit en ton sein aimant
Brasier sur lequel se consument les Amoureux

vendredi, 17 février 2006

QUITTER L'ENNUI

Au-delà des apparences est un autre monde
Qui génère chez tout homme la joie et la faconde
Une fête de feu dans un silence absolu
Les yeux ruisselant de fol Amour, éperdue

Fini le dopage à la nouveauté vénielle
Terminé l'esclavage de l'anecdotique
Foin des superflus paradis artificiels
Au feu le consumérisme très pathétique

Dans les grands tréfonds ne se trouve que la Paix
Qui resplendit au travers des formes créées
Toute asservie cette esclave sublime et splendide
Qui sur le cou de sa monture laisse la bride

Encore faut-il oser le premier pas du néant
Et s'abandonner entre les bras de l'amant
C'est à cet endroit qu'on trouve le substantiel
L'au-delà des divagations superficielles

jeudi, 16 février 2006

LA PEUR DES OMBRES

La peur de l'autre n'est fondée par rien du tout
Elle n'est représentative que de l'animal
La croire humaine est le raisonnement d'un fou
Qui mythifie les préjugés du cérébral

Sans remettre en question divers présupposés
Combien peuvent valoir ces belles opinions
Quelques zlotys dans la cour de récréation
Des amateurs d'antiquités dépareillées

Le génie génétique ne parle que de golems
Bientôt viendra le temps des procès de Salem
Montre-nous donc de suite les gènes de la conscience
Qu'on voit si ce joli discours est d'importance

L'exclusion est pratiquée par vous, messires dieux
Qui nous parlez avec autant de vrai sérieux
A nous qui sommes bouffons espiègles et malicieux
Et qui vous écoutons avec un air joyeux

VERS THULE

Ce sont les anciens nouveaux-nés de la Lumière
Qu'on trouve dans cette horde de brillants gueux
Thulé resplendit au fond de leurs yeux très clairs
Leurs doigts possèdent le toucher des Amoureux

Que pourraient-ils bien faire avec or et étain
L'harmonie constitue leur prodigieux butin
Même au milieu des violents orages d'acier
Aucune breloque n'altère leur sérénité

Leurs plaies mortes ravivées par le sel et le fer
Se cicatrisent dans le feu des combats intimes
Ils ne sont pas pour servir l'idée éphèmère
C'est l'Absolu que vantent leurs chants et leurs rimes

Au coeur du relatif, on les trouve lumineux
Braises de givre étreintes par le joyeux néant
Leurs brutales caresses d'aimés bienheureux
Font disparaître des coeurs chagrins et tourments

mercredi, 15 février 2006

CAPHARNAUM

Es-tu sorti de cette armée des cérébrés
Dont le pas cadencé irrite tous tes sens
Tous ces hâbleurs sont morts sans jamais être nés
As-tu intégré le nuage d'inconnaissance

Contemple donc l'impressionnante perfection
De ta nature quand tu abandonnes la barre
Quand tout tes actes ne sont autres que non-action
Et que l'éther joyeux illumine ton regard

Ceux d'après n'existeront jamais hors de toi
Ils sont fantasmes issus d'une projection mentale
Tu es celui d'après dès lors que tu reçois
La vision qui transcende les apparences létales

Et si la table est rase, finie est Babylone
Aucun secours ne viendra d'aucune personne
Sur les ruines s'élèvera un nouveau décor
Une cité intérieure plus brillante que l'or

mardi, 14 février 2006

JE NE CONNAIS RIEN

Pas d'objet à chasser, pure présence
Non-désir par milliers, en absence
Par un pur et joyeux néant enfanté
Une autre humanité, quelle conscience

Fini le temps du bonheur, déchaîné
Plus d'espace de malheur, éventé
Torrent qui se transforme en douceur
Crucifié en plein coeur, libéré

Aucune liberté dans l'air, asservi
Les yeux pleins de lumière, ébloui
Imprégné des senteurs de l'éther
Voguant dans l'atmosphère, resplendis