dimanche, 12 février 2006
THE MADMAN LAUGHS
Le rire a toujours été un bon camouflage
Tenue léopard enlaçant le paysage
Il se termine en mille éclats éparpillés
Révélant l'enveloppe dans toute sa nudité
Que crois-tu pouvoir lacérer, hormis l'image
Avec laquelle tu hallucines l'entourage
Solides et liquides divers n'y peuvent rien
Rails et pilules ne sauront aller plus loin
Rien ne vaut le shoot à la semence d'éveil
Du réel jaillit une explosion sensorielle
Les sens éteints déchirés par les ultrasons
Quittant l'écume superficielle pour les grands fonds
Détache le regard des formes du grossier
Apprends ce que veut dire raffiner la vue
De l'anecdotique essaie de te dépouiller
Pour retrouver le charme du désert vide et nu
Un rire sincère vaut tous les palais royaux
Quand la profondeur le transforme en beau joyau
S'il se révèle bâti sur lézardes et fractures
Bientôt viendra le jour de la grande ouverture
23:04 | Lien permanent | Commentaires (2)
samedi, 11 février 2006
ENGRENAGES OU CONDITIONNEMENTS
Une seule question brise tous les engrenages maudits
Si le faux coupable innocent se l'approprie
Pas besoin de slogans évanescents et creux
Pour découvrir ce qu'est la voie de l'Amoureux
Pourquoi prendre à un mal-voyant son sonotone
S'il ne comprend le sens de l'absence de personne
Ce n'est qu'en soumission qu'on trouvera vraiment
Le désordre qui régnait dans ce firmament
Dans cette liberté supposée ne figure
Qu'un vilain avorton d'oppressive aventure
C'est en consommant l'abstinence à pleines dents
Que sous les talons pénètre le cri du vent
Ceci n'est qu'une nouveauté, un faux recyclage
D'une histoire ancienne qui traverse tous les âges
Une éternité instantanée, pas une suite
En forme d'avenir déprogrammé pour la fuite
Délivre donc Hélène ou fais mourir Enkidou
Et tu verras tous les dieux se mettre à genoux
Regarde tout au fond dans les yeux du miroir
Pour savoir ce qu'il faut passer au laminoir
22:32 | Lien permanent | Commentaires (0)
VENT DE SABLE
Telle une dune caressée par un vent très chaud
Transportant les arômes de pays tropicaux
L'univers envoûté se transforme en milliards
D'instants de sable, protéiformes étendards
Des renaissances ensorcelées par les reflets
De l'ignorance et de ses étonnants effets
A chaque instant six mille millions créent l'étincelle
Allumant autant de galaxies artificielles
Dans ces décors hallucinés et irradiants
Se jouent et se rejouent les guerres des amants
Maléfiques âmes qui oublient de s'émerveiller
Trop occupées à gérer leurs propriétés
Il suffit pourtant d'un instant troublant pour voir
Qu'il n'est nul besoin de se soucier de l'histoire
Les bien aimées se satisfont du resplendir
Pour quelle autre raison devraient-elles devenir
21:53 | Lien permanent | Commentaires (1)
D'ABORD ET AVANT TOUT
Pain quotidien du matin, émergence
Chaleur qui provient du sein, évidence
Pas une ombre dans ce tableau védantin
Pas même un petit chagrin, délivrance
Voyage en terre inconnue, intérieure
A chaque instant ingénue, telle une fleur
Redécouvrir la vérité comme un tissu
Coloré tout en étant écru, pure splendeur
Sourire qui clarifie l'esprit, étincelant
Les sens éteints en harmonie, pétillant
Délié de tous les liens ensorcelants
Offerte nue à l'infini, immanent
21:08 | Lien permanent | Commentaires (2)
vendredi, 10 février 2006
AURORE BOREALES (NORDURLJOS)
Ecrit par Einar BENEDIKTSSON (1896)
Le fils de la poussière sait-il vision plus glorieuse
que la haute salle des seigneurs dans la flamme de l'ambre ?
Voir les prairies et les baies sous l'arc à voûte dorée !
Qui peut désormais trouver plaisir au jeu ou au vin ?
La terre elle-même est pure comme une jene fille vêtue de lin,
et s'assoupit dans les roses fânées de l'automne.
Chaque grain de sable brille aux couleurs de l'air
et les ruisseaux s'embrassent dans les embouchures argentées.
Au sein du monde extérieur tout est feu et parure
dans l'ondulation des aurores boréales.
Du septième ciel aux confins de la mer
montent les soleils dansants devant les tentures ouvertes,
et les ondes de la mer de lumière, aux plis virevoltants,
déferlent et bouillonnent contre le rivage de l'ombre.
C'est comme si une main cachée
s'amusait à faire un cercle avec des sceptres et des anneaux étincelants.
Maintenant, tout ce qui est mort fixe les pays de la vie
depuis les routes barrées, depuis les tumulus sombres,
et les rochers couverts de frimas dévisagent la mer silencieuse
et de leurs yeux cristallins lèvent le regard jusqu'au ciel.
Maintenant, tout ce pourquoi l'on vit et contre quoi l'on se bat
me paraît si mesquin et si bas.
Même si on me lance des cailloux, malgré la haine et les menaces,
je suis en paix avec toute âme mesquine.
Car le ciel bleu se voûte si clair et si haut.
Voici que chaque étoile sourit, bien que les espoirs soient trompeurs,
et la pensée s'élève dans les hauteurs,
voici que la force de Dieu respire dans le corps de la poussière.
Nous sentons notre énergie, nous connaissons cette nuit
notre droit de sujet au royaume de la lumière.-
O quelle n'est pas la puissance et la profondeur de la mer céleste
et des esnèques cinglant vers la haute mer qui parcourent la route !
Elles cherchent à atteindre le port quel que soit leur cap ou bien elles dévient.
Mais jamais oncques ne vit celui qui l'œil nous donna
- et les sources de la lumière n'ont jamais été découvertes ni expliquées.
C'est à genoux et avec leur bâton de pélerin,
que les hommes attendent auprès du temple de toute gloire.
Mais vide est tout cet espace et solidement verrouillée chaque porte
et silencieux l'esprit qui y habite.
http://kubaba.univ1.fr
23:18 | Lien permanent | Commentaires (1)
LES VIVANTS SONT LES MORTS
Mourir ne sera jamais autre que renaître
En regardant les apparences disparaître
Comme s'il ne s'agissait que de faibles fenêtres
Embuées par un mauvais crachin de salpêtre
Et l'univers se pare alors de rubans vides
Qui enlacent ce qui jaillit de cette chrysalide
Du néant sans-forme surgissent de nouvelles formes
Décor ne répondant plus à aucune norme
Soumission à l'ordre de la nature des choses
Comme l'arôme appartient au bouquet de roses
Aucune rebellion dans cette absence de sens
Immergé dans le pur nuage d'inconnaissance
Découverte inopinée d'une identité
Vide de toutes caractéristiques créées
Réflexes instantanés sans un mouvement
Uniquement la joie d'être là à l'instant
15:26 | Lien permanent | Commentaires (1)
JE SUIS PARTI SUR UN CHEMIN DE MORT
Partir pour trouver de la vraie Vie l'esclavage
Partir pour illuminer tous les paysages
Partir sans nul regret du vieux libertinage
Partir pour s'affranchir du culte des images
Chemin qui ne mène nulle part ailleurs qu'ici
Chemin qui se vit dans un mourir infini
Chemin qui n'est autre qu'un sourire ébloui
Chemin qui n'existe pas en dehors d'ici
Mort qui ne s'appelle jamais que résurrection
Mort qui à chaque instant annule les questions
Mort dont il n'est nulle idée de compréhension
Mort qui du Vivant est l'identification
Je suis, autre que ce reflet que tu crois voir
Je suis, différent de ce que conte cette histoire
Je suis, un vide hallucination du miroir
Je suis, ce que tu projetteras dans le noir
13:57 | Lien permanent | Commentaires (1)
jeudi, 09 février 2006
MOINS QUE BLANC
Quand l'arbre est dénudé, haut le coeur
Les fruits commencent à donner, nouveau coeur
Eau et feu dissous dans l'éther donné
Touchante réalité, en plein coeur
Feu sans flammes allumées, braise vivante
Au-delà des cendres dispersées, pluie ardente
Foin des pathologies de l'esprit aliéné
Passion et nostalgies tuées, rayonnante
Plus de temps ni d'heure, dans cet air
Plus d'amants menteurs, éphémères
L'unique saison de l'Amoureux du coeur
Eperdu de tendre ferveur, légionnaire
23:20 | Lien permanent | Commentaires (2)
CHERCHEUR D'OR
Plus un instant dans ce temps qui n'est jamais né
Rien qu'un moment qui s'inscrit dans ce firmament
Jamais ce film n'a été la réalité
Toujours il ne sera qu'images projetées
Dans le creux de ton sein se créent tous les demains
Sans que le pouvoir soit entre tes jolies mains
Tu le comprends et disparaissent les chagrins
Comme le vent balaie les effluves marins
Ceci existe dans un lieu sans lieu ici
Beaucoup plus proche de toi qu'aucun de tes amis
Jamais masure ne procura meilleur abri
La clé trouvée, finissent les intempéries
22:34 | Lien permanent | Commentaires (0)
SALUT LES MORTS!!
Chaque jour se fait de lui-même sans une question
Tout opère sans la moindre petite hésitation
Le monde vivant étant de base pure perfection
A quoi pourrait donc servir une intervention
Il suffit juste d'être là, présent à la Vie
Et de La servir dans un sourire ébloui
Que passent les évènements et les saisons
Tout se dissout d'un coup dans une simple oraison
Changer de sens serait suicide instantané
Retrouver l'enfer et ses multiples charniers
Guerre permanente au nom de la propriété
Laissons donc cela à ces merveilleux damnés
Ils s'en réjouiront autant que nous de la mort
Peut-être même nous jetteront-ils un encore
N'est-ce point là pure perfection de la création
Aucune jalousie dans cette seule constatation
18:28 | Lien permanent | Commentaires (0)
REPEINDRE
Le centre de ta vie n'est que périphérie
Du lieu réel où se trouve la douce Vie
Retourne donc tes yeux direct vers l'intérieur
Va loin au plus profond chercher le réel coeur
S'il te plait de ballader partout cet ennui
Il en sera ainsi tout au long de ta vie
Changeront et bougeront tous les paysages
Dont tu n'auras été pas plus qu'une simple image
De vaines ballades en décors artificiels
De creuses et plates activités superficielles
Alors que sans bouger tu pourrais voyager
Et teinter ta vie de couleurs hallucinées
En vert d'azur sur fond d'orage très indigo
En flammes de feu qui brûle sans air, c'est beau
En rouge carmin si tu n'aimes pas le jasmin
En éther neutre suivant l'humeur de ton sein
17:41 | Lien permanent | Commentaires (2)
L'ESPRIT DES MOTS
L'esprit des mots ne se trouve pas dans la raison
On le rencontre dans le coeur, au plus profond
Le coeur n'est pas cette pompe couleur vermeil
C'est un endroit où resplendit un plein soleil
L'esprit des mots se reconnait dans toute forme
C'est lui qui transcende et qui brise toute norme
Peu lui importe en fait le plaire et le déplaire
Il trace son chemin au milieu de l'éther
L'esprit des mots habite tout incarnat présent
Il ruisselle dès que l'occupant devient absent
Le moment devient ici éternel instant
Surgit alors l'étendue du joyeux néant
Si par hasard tu lui demandes s'il est bien là
Ne sois pas étonné s'il ne te répond pas
Ce n'est que quand le chemin se montre grand ouvert
Que son pouvoir peut illuminer l'atmosphère
14:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
SPLENDEUR
Tu ne seras jamais que cet unique instant
Dans lequel resplendit le monde Vivant
Tu ne pourras jamais en connaître plusieurs
C'est le seul présent quel que soit le fil de l'heure
Le flux passe en transformant tout cet univers
Tout est mouvant mais rien ne change dans ce désert
Jeux de miroirs sur lesquels passent des images
Recréant en tous temps de nouveaux paysages
Et dans ce rêve que fait la conscience incarnée
Il n'est point d'heure dont tu ne sois le créateur
Ton pouvoir peut créer un monde halluciné
De pure beauté rayonnant de mille lueurs
Dans l'ivresse sois donc déraisonnable, ma soeur
Rien ne vaudra plus que la lumière de ton coeur
Laisse le spectacle rassasier tes sens éteints
Inonde le monde de la splendeur de ce sein
10:31 | Lien permanent | Commentaires (0)
mercredi, 08 février 2006
CHERCHER LA FEMME
Cette femme il te faut la trouver en chemin
Si tu veux épurer de ta vie les chagrins
Elle est en fait ton réel côté féminin
C'est quand elle apparaît que la souffrance prend fin
Si tu ne la trouves pas tu resteras femelle
Rien de plus qu'une pauvre apparence superficielle
S'il te plait de rester dans l'onde artificielle
Oublie bien vite ceci et retombe en sommeil
Pour l'heure, ton monde s'appelle Kali Yuga, l'âge noir
Où les hommes se marient aux hommes, drôle d'histoire
Où les femmes se marient aux femmes, sans crier gare
Où il n'est d'être que par l'effet du hasard
Ceci n'a rien de sexué, sois en bien sure
Cela ne parle que de ta réelle nature
Reste identifiée à cette apparence femelle
Et l'existence te sera tourments éternels
20:56 | Lien permanent | Commentaires (0)
LA SOURCE DU POETE
A la source du poète, est l'Amour
Qui jaillit dans sa tête, au grand jour
Sens tourbillonnants comme girouette
Tête vide d'alouette, pur Amour
Entrez dans la danse, vous aussi
Ceci n'est pas une transe, ébloui
Le vent crée les circonstances
Profitez de l'absence, les amis
Sortir de l'ivresse, ivresse pure
Ressentir la caresse, aventure
Au loin les voiles de la détresse
Plus rien ne t'agresse, ouverture
14:33 | Lien permanent | Commentaires (3)
LA GUERRE DE TROIE
Tout le monde ici rejoue la guerre de Troie
Celui qui délivre Hélène devient Ulysse
Et il repart en quête de son réel toit
Affrontant pour ce faire mille périls et sévices
Tous les contes et histoires racontent cela
Toutes les religions créées ici-bas aussi
C'est à ce prix seulement qu'on sort du trépas
Ce n'est qu'ainsi qu'on découvre la Vie
Avant cela n'est qu'imagination d'existence
Traversée de plaines sans grande consistance
Balayées par des vents appelés souffrances
Le grand royaume de la sombre ignorance
11:27 | Lien permanent | Commentaires (3)
AU BAL DES INSENSES
Pourquoi la danse devrait-elle avoir un sens
Le relatif de l'absolu peut-il saisir l'essence
C'est la peur qui génère cette question
Dans cette danse, il n'est question que d'abandon
C'est ce qu'ont raconté toutes les religions
C'est là de l'homme la seule question
Etre ne sera jamais avoir et faire
Tu le comprends et c'est la fin de la misère
Tout ce que tu vois n'est rien de ce que tu es
Le corps et la psyché ne sont pas ton identité
Ils ne sont que pures apparences limités
C'est la danse qui seule peut les transcender
Seule resplendit dans le ciel la conscience
Il n'en est qu'une dans toutes circonstances
Si tu revendiques un trône de pure splendeur
N'oublie jamais que tu n'es pas l'artisan du labeur
10:23 | Lien permanent | Commentaires (7)
mardi, 07 février 2006
DE DANSE EN DANSE
L'essence est dans la danse, beau danseur
Et tu n'es pas la danse, tu es le danseur
C'est elle qui rythme l'infernale cadence
Sur lequel le navire balance, quel danseur
D'ouragans en calmes plats, elle t'étreint
Surtout ne lui résiste pas, à son train
Quoi que tu fasses elle te dominera
Pur éclat de douce joie, pleine d'entrain
Toi tu es le guerrier insouciant, la ferveur
Au service de ce show permanent, tout ardeur
De tes yeux jaillissent mille éclats de diamant
Toujours plus ensorcelants, du néant la lueur
22:20 | Lien permanent | Commentaires (3)
EFFET DES MENSONGES
Un jour tu as rêvé, aucune raison d'y croire
C'est comme un film que tu aurais imaginé
Inutile de recréer du désespoir
Avec ce qui n'a pas été réalité
Tu pleures seulement tes projections avortées
Tu n'arrives pas à admettre ce simple fait
Que tu t'es fait juste simplement escroqué
Du vol de ces années les pleurs en sont l'effet
Toutes les histoires sont les mêmes, seul le décor
Est différent, dans ces voies n'est aucun trésor
Inutile donc de cultiver un tel remords
Inutile aussi de croire à un autre encore
Tu paies le prix de tous les rêves, et le prochain
Te nourriras de la même poignée de chagrin
Il suffit d'avoir le regard lucide et clair
Pour éviter de croire à ce qui n'est qu'un air
20:20 | Lien permanent | Commentaires (1)
FREQUENTATIONS
Tu es dieu et diable tout à la fois, l'ami
Suivant que tu fréquentes enfer ou paradis
Des actes de cette créature peu essentielle
Jaillissent ardentes des étincelles superficielles
Transportée dans un autre monde et dépouillée
De ce pouvoir dont elle s'était approprié
La jouissance, elle devient égale et différente
Sous les apparences bat un nouveau coeur d'amante
Tu peux bien croire emprunter un autre chemin
Sur cette terre n'existe qu'un modèle d'humain
Comme des droites parallèles passant en un seul point
Au même sommet se retrouvent tous les chemins
A ce promontoire de pur néant éthéré
Surplombant ce fabuleux vide constitué
Il n'est nul besoin de plaire ou polémiquer
Tout se déroule en dehors de ta volonté
16:19 | Lien permanent | Commentaires (2)
MIRAGE DE L'ORNIERE
A chaque époque ses belles nuits enflammées
Dépensées en vain dans divers lieux enfumés
Le suicide sous forme de gaspillage enfiévré
Un univers par la prétention parfumé
Tu cours, tu cours, tu te pavanes au beau milieu
D'astres noirs qui ne sont que d'insipides gueux
Chacun son monologue intéressant et creux
Dans tous ces verbieurs, pas une lueur d'amoureux
Les nuits du bac à sable des enfants noceurs
Qui se gargarisent de leurs discours de flambeurs
Du verbiage organisé d'où ne sortira
Que les volutes misérables du tabac froid
C'est trop de temps perdu à chasser la chimère
Aucun Amour dans ces tristes joutes éphémères
Illusions au menu des ombres ensorcelées
Qui se réveilleront un jour vides et usées
Bruit et vacarme constituent cet ordinaire
Tout est posture creuse dans cette brillante ornière
Etourdissement des sens qui n'est que poussière
Polluant le miroir d'où jaillit la Lumière
11:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
lundi, 06 février 2006
VERS L'OLYMPE
Où as-tu vu un monde extérieur, comédien
Alors que dans l'oeil est la couleur, magicien
Tout ce que tu vois provient de l'intérieur
De ce que tu discernes tu es le créateur, balladin
Apprend à te servir du regard, blanche hermine
Sors donc tes yeux du blafard, hallucine
Cet univers n'est rien qu'un hall de gare
Repeins le aux couleurs du hasard, illumine
Tu tiens le monde en ton pouvoir, sois créateur
Réfléchis alors tel un fameux miroir, maraudeur
Si le nectar et l'hydromel tu veux bien boire
N'attend pas qu'il soit trop tard, gladiateur
23:02 | Lien permanent | Commentaires (3)
IMBROGLIO
Bien ou mal, quelle importance
Pur concentré d'insignifiance
Mal ou bien, quelle incidence
Total jeu d'anecdotiques apparences
Qui est le coupable innocent
Peut-être ce nuage qu'on pend
Au balcon des illusions de midi
A la septième heure est-il parti
Dans le brouillard les jugements pleuvent
Aucun de ces jolis tracas qui nous émeuvent
Ne saurait distraire le charmé de sa danse
Qui le foudroie dans un velouté d'élégance
Rien à comprendre, tout est pure harmonie
Pas d'embouteillage sur ce chemin ébloui
Un vertige de mousson du côté de Nippour
Une autre façon de raconter ce fol Amour
22:05 | Lien permanent | Commentaires (0)




