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vendredi, 29 février 2008
AU TEMPS DU VENT
Toute idée est pure fiction
L'artiste ne le sait pas
Et ne le voit pas
Pourtant il l'affirme
Sans beauté et sans style
Avec le moins de fioritures possibles
Ou avec beaucoup de clichés
Tout dépend des circonstances
De la confiance dans l'acte qui le meut
Et de l'insouciance dans à peu près tout le reste
Ailleurs naissent la beauté et le style
Dans le temps du spectacle
21:44 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
L'INVENTION DES TERRITOIRES
Toute phrase est magique
Qui ne dépend que d'une oreille
Pour inventer les couleurs
Il est des oiseaux-lyres
Pour bombarder les villes
D'atrocités merveilleuses
Il est de vilains corbeaux
Pour repeindre insolemment
Les arômes d'arc-en-ciel
Il n'est qu'une île
Au plus profond d'un regard
Sans partage à inventer
21:30 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
KILL SO COOL
Lentement
Comme un pal rèche
Dont les épines vermoulues
Cassent une à une
Lentement
Comme la Kundalini
Remontant vers le théâtre
De l'explosion nucléaire
Lentement
Comme une langue de feu
Qui part du ventre
Et se répand
Dans l'origine de son sens
Retrouvant son lit
Pour s'y allonger
Paisiblement
21:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
CIVILISATIONS ET VALEURS
L'irrespect et l'individualisme narcissique
Sont les fondements intangibles
Des cultures du sommeil
Qui se prétendent civilisées
Sous leurs paravents de valeurs
Qui ne sont que grossièretés
De vocables puérils
Elles ne véhiculent qu'immoralité
Goût du profit
Et encensement de l'avidité
Leurs lois ne protègent que cela
Et leurs morales sont factices
Armes de faibles qui ne maintiennent
Que de pauvres apparences vénielles
L'étranger de passage cherche
En vain des raisons d'accorder
Une confiance à ces légions
Qui de tout temps
Sont les illustrations vivantes
Des divines comédies réactualisées
Aux arômes d'époque
20:56 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
LOIN DES EMBOURGEOISEMENTS
Certains poètes atteignent parfois
L'extrémité du langage
Panoramique insouciant s'il en est
De cette chaire musicale
Il voit les écritures
Et leurs tapins
Aussi sourient-ils
Quand ils entendent
Des mots tels que probité
Ou encore honnêteté
A propos de ce qui n'est
Que fabulations ou mensonges
18:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
POR FAVOR
Le porphyre est sa couleur
Que les rois oublient
En gardant leurs empires
Et que les dieux omettent
Dans leur recherche soucieuse
De baisers volatils
Du haut des marbres
Colonnes de fumée insensibles
Les traces du magma d'infusion
Ne sont pas visibles
14:51 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
VIVENT LES FOUS
La certitude de la folie
S'assimile à une désaliénation
Des promiscuités douteuses
Fou comme un océan de charme
Dans les bras d'une vamp
Qui s'allonge étonnante
Au coeur d'un brasier
Sans flammes qui la consume
Comme un cerisier blanc
Au matin de ses larmes
14:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
AIGUISER
La pratique poétique
Implique les cures d'amaigrissement
Des escrimeurs comme des lames
Dégagée de ses gangues ampoulées
La massue néolithique devient
Claymore des Highlands
Puis fleuret espadon ou flèche
Avant de muter en stiletto
Prélude au maniement
De l'éclair d'instantanéité
Qui frappe à coup sûr
Dans le clin d'oeil d'un souffle
14:14 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
AUX ROIS DU MECCANO
Dans les mines de plomb
Seuls les nains parlent de travail
Et de la logique stupéfiante
Des accrocs formalistes
Dans les mines de cyanure
Les affects sont de pauvres résidus
Qui ne causent qu'aux ilotes
Des fantaisies peroxydées
L'ordre esthético-cognitif il dit
Le monsieur à la bave savante
Comme une mousse de clémentine
Dépulpée
Il voit aussi
Un effort de torsion affectif
De la langue
Pas avec ça qu'il arrive
A se faire un bon cunnilingus
Alors si TU est le sexe
Qu'attend donc le pèquenot
Pour aller baiser
En lieu et place
De se palucher stérilement
Chez les machines et androïdes
L'amour est mécanique
Qui n'invente pas la vaseline
Et se grippe dès qu'il voit
L'ombre d'un lubrifiant
13:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
MOONDANCING
A l'arme blanche toujours
La tripaille répandue sur la roche
Corps à corps
Dans l'encre noire et rouge
Des viscères vertes
Sous une lune écarlate
Pas de quartier plein soleil
Ecorcher les écorchures
Pour sentir au plus profond
Tous les aspects du monde des femmes
11:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




