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mardi, 18 mars 2008

DECLARATION DE FLAMME

Le long des côtes d'éosine
L'orage lèche les plaies des lettrines
Comme un encrier abondant
Dont le toucher s'émeut en argent

D'une hirondelle jaillit la flamme des cantates, poursuivie sans relâche par l'ombre de son harmonie, et dans un trouble fluide, l'aubade se rassoit dans le calme impétueux d'un ouragan de douceur.

Sur les flancs de sel le sucre éblouit
Les rétines brûlées par la joie
D'un alluvion meurtrier
Aux senteurs de réglisse

Le temps se tresse en chevelures de romarin dans la caresse du satin qui émerveille le bout du sein.

L'oxygène empourpré se déshabille
Dans un sanglot liquide
Les cuisses de l'aurore s'ouvrent
Dans un retour d'avalanche
Et la flamme s'élance immobile
Sur la déclaration qui l'enlumine

Commentaires

Magnifique.
Mais là, perso, je lierai tout, vu que tout se lit en continuité.

Écrit par : pseudonymes1 | mardi, 18 mars 2008

allogenèse

de l'un à l'autre
filant des embruns naufrages
le coeur en hypertrophie
revient aux rivages allogènes
pour s'étourdir de la douceur extrême
qui pourtant émane de lui
mais en l'éblouissant tant
qu'il ne peut la discerner
alors danse la vacance
bondée d'oxygène dénudé
et joue l'implacable déferlement
comme la pluie batifole
sur les courbes des herbes folles
créant le feu
à l'apogée de chaque gouttelette
et de la confession du silence

Écrit par : aude | mercredi, 19 mars 2008

PLUIE

Qu’importe qu’à la fin le jour en sorte blanc
Comme un qui n’a pas cru aux rires des oiseaux
Il restera toujours des éblouissements
Lorsque le ciel y sarcle un rêve de diamant
Qu’importe qu’à la fin le jour en sorte blanc

L’aube aux pupilles blanches irise la peau verte du lac éclose dans les volets d’argent d’une auberge de sucre

Comme un qui n’a pas cru aux rires des oiseaux
Y réfléchit toujours son espoir et sa peine
Qu’importe qu’à la fin la mer vienne trop tôt
Y couronner le sel y couronner l’arène
Comme un qui n’a pas cru aux rires des oiseaux

Sous les paupières bleues des fleurs dansent les grands tambours d’étoiles aux mains de lune pour éblouir la saveur d’une matinée d’argile rose

La nuit tresse sans fin son long manteau d’étoiles
Où des fleurs de couleur ne s’accrocheront pas
Qu’importe qu’à la fin le jour en sorte pâle
J’ai déjà oublié le parfum du repas
En regardant fleurir ces grands manteaux d’étoiles

Écrit par : Florent | jeudi, 20 mars 2008

FLUTE AU BEC

Le jour est arc-en-ciel
Comme la nuit est verte
Sans souci de sembler
Autre que le parfum
Que mangent les oiseaux de beurre
Dans les bras ardents du givre
Qui verglace les patinoires
Verticales des sillons embrumées
Pour planter des oliveraies radioactives
Dans le coeur des sanguines

Écrit par : gmc | jeudi, 20 mars 2008

TORRENT

La coriande des rêves
Luit le long des berges d'arôme
Autour des corbeilles d'étoiles
De la nuit
La rivière soupire en vain
Contre la gorge de l'aurore
Qui déploie une fine verge
D'arbres et de branches
Dans le panier de fleurs
Que sa main a cueilli

Écrit par : Florent | jeudi, 20 mars 2008

CHOUM

La rivière ronde éternue du venin
Pour encenser le monde
Des catacombes mouvantes
Et des culs-de-basse fosse lumineux
Tel un gentil hurlement de douceur
Dans les vascularités véhémentes
Des sanglots amoureux bercent
Le poil retors des otaries cataleptiques
Incurvant les lignes de mire
Dans l'acquisition des volumes
Le sampling voluptueux des voyelles
Et la rythmique atonale des consonnes

Écrit par : gmc | jeudi, 20 mars 2008

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