mercredi, 26 mars 2008
STARLIGHT BREEZE
Une cicatrice au coeur
Comme un chemin de pierres blanches
Aux milieu des forêts
Une plaie vive
Par où vibre un murmure
De cachemire et d'ébène
L'odeur de la soie et du jasmin
Une cicatrice en forme d'étoile
Pas de plus beau souvenir
Au secret de tous les matins
20:59 | Lien permanent | Commentaires (1)
ELOGE DU PUTRESCIBLE
Sous quelle forme
Est-il préférable de déguster
Ce foutu mot creux de civilisation
En tartine nature de vanité
En tranche épaisse de culture funéraire
En émincé d'orgueil misérabiliste
Ou comme au bon vieux temps
Rôti à la broche ou au pal
Rien de plus vide que ce mot
Vide qui s'emplit tel un égoût
De toutes les bonnes raisons
Qui peuplent les ecclésiastes
20:39 | Lien permanent | Commentaires (0)
IRON & WINE
Douceur du relâchement
Une guitare espagnole gémit
Tendrement
Une voix parcourt d'un frisson
Le murmure de la nuit
Abrasant les cicatrices des couteaux
Scarifiant les plaies
Pour que coule la fluidité
Du moment qui s'enlumine
Dans la clarté de l'oeil
20:00 | Lien permanent | Commentaires (0)
SIERRA DE COBRE
Laurel Canyon et Mulholland Drive
Sont sur la route de Studio City
Point de visite obligatoire
Pour les passants venus de West Hollywood
Dans leur périple vers San Fernando Valley
Studio City offre un avant-goût
De résidences de stars
Et de metteurs en scène
Attendant leur prochaine mission
Pour le roi d'Espagne
18:53 | Lien permanent | Commentaires (0)
ROSEE DU JOUR
L'aurore se répand
Sans qu'il soit besoin
D'en dire un mot
Les oreilles ouvertes voient le parfum
Environner les mots de douceur
Ou d'un zeste de coriandre
Destiné à enrichir
Les rêves des psychédélies
Pourpre sur noir
Digitale au sein accueillant
Loin des archipels rouges
Pour la confrérie des amantes
17:58 | Lien permanent | Commentaires (0)
ARBORESCENCE MUSICALE
Des tangentes exponentielles carrossées aux armes de la boréalité primaire dévergondent des hyperboles enflammées par les trajectoires rectilignes des courbes asymptotes, seuils d'envolée des faucons sourcilleux d'un regard aux effluves de gentiane. Dans la continuité des calandres, les distorsions magiques apparaissent en élans arrêtés de losanges aux yeux pairs barrés d'un fin liseré de cobalt audacieux. Le tableau des périodes instrumentales mute dans l'aquaplanning des rêves, saisissant l'opportunité de la dérive continentale pour placer des orbites sans scrupules aux revers des méandres d'un brin d'herbe halluciné. Une overdose cristalline annule les tridents de Newton dans le sourire scintillant d'une pomme aux reflets d'abricot, les mathématiques trouvent leurs limites aux confins du sommeil quand l'étincelle d'un point chahuteur réhydrate à la pyroglobine toutes les solutions de synthèse qui encombrent les carburateurs volages et polluent les hypothèses non-spatiales du souffle qui quadrille en musique la forêt d'émeraude et ses succursales.
16:47 | Lien permanent | Commentaires (0)
PANDORA'S BOX
L'arbitraire n'est pas juste
Et ne peut l'être
Que de son point de vue
Qui ne se préoccupe pas
Des divergences dialectiques
Dans cette perspective
Tout espoir est injuste
Par définition
Forme maquillée
D'un intérêt particulier
16:34 | Lien permanent | Commentaires (0)
IMAGE D'OISEAU
La forme du perroquet
Est celle d'un arc-en-ciel
Traversé par une aubade
Dont les mots constellent
Les plages de merveilleux
Le langage du perroquet vibre
Des intensités de fragrances
Que porte la boréalité des chants
Venus des prairies d'argent
Où naissent toutes les mélodies
12:12 | Lien permanent | Commentaires (0)
PURPLE HAZE PERFUME
Le poète est un combustible
Qui brûle sur pied
Telle une lampe à encens
Constellant de ses charmes
Les atmosphères alentour
Dans les fragrances du rayonnement
L'univers se dépeuple
Les frontières irréelles sautent
Et la nature se réjouit
De ses propres retrouvailles
11:34 | Lien permanent | Commentaires (0)
PETIT PERSONNEL
Les enchanteurs sont les manutentionnaires
Du décomplexé raffinage
De l'usine à rêves
Caristes aux charmes propulsés
Par l'irradiation nucléaire
Leurs sarcophages tchernobyliens
Sont éventrés jusqu'au noyau
Et leurs os recomposés
Fulgurent des hymnes à la terre
Et aux saveurs d'outre-tombe
11:14 | Lien permanent | Commentaires (0)
PORTE-AVIONS AMPHIBIE
Tous les marins creusent l'Odyssée
Dans les souterrains de la mer
Voyageant sur des tramways
Des caterpillar ou des dauphins
En première classe ou clandestin
Toutes les marines du monde
Arment des flottes considérables
Pour faire tomber des cités
Que l'imaginaire meuble de larmes d'or
Sans qu'un seul navire n'ait jamais quitté Ithaque
10:31 | Lien permanent | Commentaires (0)
TORTURE ET FRISSON
Le cri comme un murmure
Qui sourit sans malice
Dans la défragmentation
Des pixels affairés
Le dépouillement s'enlumine
De vapeurs d'outrage
Au confluent de charme
Où le son embaume les cris
Rien à faire contre
Rien à faire pour
Voir sans fard
Et sans mascara
10:20 | Lien permanent | Commentaires (0)
A LOOK UNDER
Chuchotements de satin
Frémissements enivrés
Dans la vie resplendissante
Le cri de l'éternité
Pas une chaîne
Hors la fragmentation
Volontaire brûlure
Chérie par les hommes
Les loups sont curateurs
Et déchirent les lambeaux
Des visions oxydées
Par des voilures de reflets
10:13 | Lien permanent | Commentaires (0)
PLAN D'ENERGIE
Dans les vallées profondes
Les courants aériens balaient
Des sols rendus mouvants
Par la succession des marées
Dans une rotation sans cycle
Coeur de roche
Un étendard immobile
Reflète les variations de couleurs
D'une caresse thermonucléaire
Aux arômes électriques et sereins
09:57 | Lien permanent | Commentaires (0)
SOLITON
Le mouvement est en marche
Comme un mascaret de marée noire
Qui remonte les lignes de force
De l'intérieur des terres
Vers une amplitude de profondeur
L'énergie étale sans avoir connaissance
Le reflux qui berce le tempo
Qu'une lame de feu enclenche
Dans un silence vert titane
Où la poudre s'embrase
00:04 | Lien permanent | Commentaires (0)




