jeudi, 24 avril 2008
PAIMPOLAISE
Les fossoyeurs exhument
Des exhalations émoustillées
En enterrant les cadavres
Dans de remarquables charniers
Sans aucune importance
Les vers s'amusent en choeur
Plantant des chrysanthèmes
Sur les minarets de la plage
Sous laquelle le venin des émeraudes
Laisse filer ses robes d'alluvions
Cimetières marins aux crabes
Dévorant de leurs pinces
Les perles de marée noire
Le temps ne fait que passer
Et les crabes s'agiter
Plus loin sur l'estran
Vaquent les abeilles
Et leurs végétations luxuriantes
Qui peignent délicatement
Les cheveux de la mer
08:13 | Lien permanent | Commentaires (2)




