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dimanche, 06 juillet 2008

KASABAH

Des villes au soleil inutile
Peuplent l'espace de la casbah
Parsemant l'air étincelant
De leurs chants malicieux

Des rues ressemblant à des parvis
Décorent de leurs fresques andalouses
Les tentures d'ammoniaque
Des souks aux parfums capiteux

C'est dans les villes solitaires
Où le soleil s'aime inutile
Que les chants du désert
Déflorent la nudité

Un roseau comme une flûte
Instrument de mémoire
Pour rétablir les trônes
Sur lesquels siège la joie

EMARGENCE

Et des cohortes de fleurs
Sur le macadam des cités obscures
Un tam tam qui roucoule
Le haka des filles du feu

Des camions débâchés
En guise de train fantôme
Pour enluminer les nuits
Qui paissent tranquilles
Sur les chants de l'aurore

Des cimeterres plein les yeux
Des charmeurs de serpent
Des filles nues aux griffes velues
Des éléphants de porcelaine

Et la neige qui jaillit
De la mer qui flagelle
L'air du temps sucré
D'un sourcil incisif
Comme un hochet délicieux