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mardi, 15 juillet 2008

HORS DES GHETTOS

Celui qui aime
Est un continent
A l'aurore intemporelle
Princesse nue
Dans l'évanescence mordorée
Des sanglots d'hirondelle

Celui qui aime
Ne contemple que ses mains
Qui déroulent la soie
Des rêves d'aubépine
Pour peupler son regard
Des délices du jade

Celui qui aime
Ecoute le vent du charme
Resplendir multicolore
Dans des mouvements de saveur
Et des aubades de jasmin
Ouverts à tous les horizons

Des perles de millénaire au poignet
Elle jette encore ses feux
Enchantement de souffle
Brillant comme un diadème
Sur l'écrin ouvert
D'un solitaire au doigt serein

SANS OBJET CONNU

La vacance est un luxe
Que seuls les gueux connaissent
Dans leurs fréquentations ennuyeuses
Uniquement distraites
Par les ondées passagères
Qui peuplent leurs yeux d'étincelles

Les mains vides comme hier
Ou comme demain c'est selon
Rien à vendre ni à attendre
Que le frémissement du sourire
D'un reflet d'alumine
Sur les lèvres du vent

Le coeur vrai ou faux
C'est sans importance
Au pays des rieurs
Là où tout jugement de valeur
Esthétique ou autre
S'épanouit d'obsolescence