samedi, 06 septembre 2008
EPINGLER LA NOURRICE
Le jeu parcourt
Tous les livres de contes
Quelle que soit la sympathie
Que diffusent les ancres
Et la couleur des rivages
Une hypothèse au milieu
Le tumulte joue à cache-cache
Sur un spot de surf
Entre les lames un couteau
Entre les dents le sourire d'une rose
22:59 | Lien permanent | Commentaires (4)
HOT LIPS
Brûlant comme la douceur
D'une plume flottant
Sur le câlin de la nuit
Brûlant comme le grain satiné
De la peau de l'hiver
En velours de merveille
Brûlant comme l'urgence
De ne rien faire
Et de contempler en silence
Le fracas du poème
Et ses reflets cristallins
Sur les joues de l'aurore
21:20 | Lien permanent | Commentaires (1)
ARMOIRIES DE SANG
La poésie en liberté
Ne crée aucune société
L'immoralité n'a pas cours
Dans son absence de credo
Elle se souvient
Dans un sourire vert
Que l'Histoire a une muse
Oubliée par les chiens
De l'hôtel des arrogances
Elle voit la putain nommée justice
Aligner ses perles de morale
Comme autant de verroteries
Et colifichets en tous genres
Dans les salines la gabelle
Pour ceux du sel
L'eau de nuit encre
La trace opalescente
Des chemins du feu
17:07 | Lien permanent | Commentaires (0)
KHARTOUM
Milady of the Blue
Quand la mer s'offre
En habits de soie
Dans l'échancrure de ton corsage
Et que le Nil redevient blanc
Dans la profondeur des négritudes
La poussière se transforme
En arabesques de velours
Au creux du regard
Qui admire ton sein
15:29 | Lien permanent | Commentaires (1)
EN KILOTONNES D'EVANESCENCE
L'âne suppose le fardeau
Quand tout est déjà
Accompli et révolu
Chacun ses menus plaisirs
Dans le sérieux des galaxies
Le mercure voyage sanguinaire
A la vitesse de l'éclair
Infrastructure du velours
Et des dentelles nucléaires
Sur la paume d'un instant
Quel est le poids de la douceur
Quand l'homme aux mille chants
Construit des tours
Pour obtenir des faveurs
Qu'il possède déjà
14:43 | Lien permanent | Commentaires (1)
MINDGAME
Il n'y a rien à comprendre
Dans l'art
Pas d'effort à produire
Aucun souci à se faire
Juste être disponible
A la respiration du monde
Dans la vacance s'épanouit
La fleur de napalm
Et ses arabesques de velours
Surfant sur l'obsidienne
Des tentures de miroirs
En éclairant les crépuscules
13:39 | Lien permanent | Commentaires (0)
NUIT ENSOLEILLEE
L'absence est gris argent
Mais les fondeurs savent tous
Que l'argent peut mûrir
Absence et présence
Comme deux faces d'une fusion
Ou comme les tranchants de l'épée
Qui brille dans les yeux
La porosité est partout
Par où coule la sève
De tous les maquillages
12:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
WALKING ON SUNSHINE
Les funambules sont patineurs
Et inventent des frissons
Qu'ils appellent gouffres
Juste pour le plaisir
D'une eau-forte minérale
Rien de plus stable
Que l'équilibre d'une larme
Dont les départs ne sont
Que des moussons tranquilles
Peuplées de rêves étonnants
12:36 | Lien permanent | Commentaires (0)




