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vendredi, 05 septembre 2008

PLAYA DEL SOL

Des plages et des plages
Pas une trace de la mer
Des plages et des échos
Conquistadors au chômage

La mer dans une coupe de champagne
Nettoie la vaisselle
L'argenterie brille au soleil
Sur les éperons de l'hiver

Des terres pour cavaliers
Immobile regard de la fantasia
Sur les ferias de toros
De l'arène sanglante

Des moulins et des hommes
Pas âme qui ne vibre
Sur la corde ensorcelée
Des harpes du Ponant

Retraite de gladiateur
La Via Appia sourit
Des films à grand spectacle
Et des talk-shows en tous genres

CROISSANTINE

Les tambours des jungles urbaines
Résonnent comme échos
D'un vent qui chatoie
De paillettes de verveine
Aux yeux des lavandeiros de oro

Sur les accents d'une mandoline
Effervescente par nature
Ils gravent les armes
Des lendemains de sédition
Quand la folie resplendit
Et dévore le regard affranchi
Par un minuscule gigantisme

A larme de poing
Point d'alarmes à verser
Dans le cristal qui ruisselle
Sur des lunes en pagaille
Et des dictionnaires insouciants

SUR LE FIL DU VOLCAN

Fragile comme un sous-marin jaune
Qui vole au-dessus des jardins d'Octopussy
Sur l'argent de la nuit
Et sous le bronze du décor

Fragile comme titane
L'instant d'un mot volatil
Indestructible comme le sang
De l'oxygène en dentelles

Funambule en patins à glace
Un surf en guise de patine
Qui rouille vert sans s'oxyder
Pour dévoiler le nu festin

L'OREILLE D'ANVERS

Il n'est aucun peuple du livre
Ailleurs qu'au pays perdu
Où les veaux sont en or
Et les boucs au désert

Les adorateurs de la frigidité
Souverains de pierres tombales
Ne retiennent de la loi
Que les tablettes de pierre
Sur lesquelles gigotent des mots coloriés
Par la fumée de leurs désirs
De propriétaires enclavés

Le reflet du prisme
S'invente un lectorat
En castrant les mots de leur richesse
Par l'attribution d'un sens
Dérisoire

Les préjugés se détruisent
Quand la question identitaire meurt
Faute de combattant
Pour entretenir les charniers
Sous lesquels brille le diamant

HISTOIRE D'UN SOURIRE

Comme un masque à Venise
Des flons-flons dans la musette
Pour les charbonniers
Les soutiers et les cantonniers

Comme un cargo ventru
Dont la mer sculpte les coques
Qu'elle ramasse à marée haute
Sur des pages de vent

Un ballon de rouge au comptoir
Pas de franchise dans l'assurance
Un ticket gagnant de retour
Même si jamais il n'y eut de départ

Surf sur le spot
Rien à déclarer à la douane
Juste des bulles de jonglage
Pour allumer les gueuses

AURORE EN SAMAIN

Voguent les nefs de l'aurore
Sur des nuages de solfège
Chapelets de missiles en bouche
Larguant des tapis de bombes
A floraisons multirécidivistes
Défragmentation légère des lèvres
Ondulations des hanches du temps
Telle une dilatation estampillée
Par un graveur amoureux
Dans le camée d'un parfum

MINE DE RIEN

Autoroute du transit
Multipistes en collier de larsens
Elliptiques hyperboles de saveur
Un train de sève ascensionnelle
Sous les paupières de la Kundalini

Frottement des yeux sur le velours
Abrasivité maximum
Décollage des rétines
Floraison des iris

Bourdonnement implosif
Désintégration kaléidoscopique
Psyché dérive des profondeurs
Bloc moteur en fusion

Magma qui sculpte
Les formes du futur instantané
Dans les blocs de luminescence armoriée
Des langages sylvestres