mardi, 28 octobre 2008
PETRA, OUTTERSPACE
Plus loin l'oasis du givre
Là où naissent par miracle
Les velours du mohair
Et les senteurs du pachmina
Derrière la barrière de corail
Qui borde tel un khôl
Le regard du prisme
Et les facettes de la joie
Pays où le cimeterre est roi
D'où perle des arômes fabuleux
Dont l'ivresse raconte
Les délices tourmentés
23:35 | Lien permanent | Commentaires (0)
AS A SAME PLAYER
Le chant reste le même
D'un chien noir à une baleine blanche
Et des vallées du Cachemire
Aux colonnes d'Achille
Le chant de l'immigrant
Est toujours un escalier
Dont les marches ne sont
Que des ruptures de communication
Endroits où l'oreille
Se remémore l'intensité de l'amour
18:04 | Lien permanent | Commentaires (0)
SOUL STAR
Dans le pourpre profond
Brûle l'arc-en-ciel
Comme les reflets d'un incendie
Sur un lac d'argent
Au confluent du temps
Et des autoroutes
Tribut des enfants
Et des soldats de fortune
A la nuit noire
Et à une étrange forme de femme
17:54 | Lien permanent | Commentaires (0)
EVERGREEN OPENING
Le monde est un échiquier
Où les regards choisissent
De discerner 64 cases
Par pur arbitraire
Bâti sur d'hypothétiques conventions
Le monde est une danse
Un ballet de mouvements
Pour les yeux habitués
A élaguer le noir et le blanc
Et leurs frénétiques babillages
Tout est dans le gambit
Comme solution d'ouverture
15:51 | Lien permanent | Commentaires (0)
DES CHEVAUX ET DES HOMMES
Les rois vont à Chambord
Accompagnés par Schéhérazade
Qui connaît toutes les alcôves
Et leurs histoires de dieux
Les princes chevauchent
Les ailes de destriers
Dont les parures de vent
Dessinent des destins
Nul ne se préoccupe
De l'avenir chez les cavaliers
Dont la main caresse l'encolure
Et les croupes de la foudre
13:46 | Lien permanent | Commentaires (0)
BY CLOUDS
L'éblouissement provoque
Toujours la cécité
Eblouis de jour
Ou éblouis de nuit
Peu importe en fait
Les obscurs s'appellent toujours Héraclite
A la parole aussi lumineuse
Qu'une fractale de soleil
Emondant l'obsidienne
Jusqu'à l'absence d'os
Où est la nuit
Où est le jour
Qui négocie quoi
Dans les voyages mirifiques
Des littératures du transit
11:02 | Lien permanent | Commentaires (0)
BULLES
Rien ne dure
Dans l'atemporel
Qui rayonne sur les traces
Du feldspath et du gypse
L'espace d'un clin d'oeil
Souligne d'un trait
De Curaçao
Les lignes de faille
D'un mascara aux amandes
A la mandorle amère
L'invention du sucre
Et les pains d'épice
09:38 | Lien permanent | Commentaires (0)




