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mercredi, 29 octobre 2008

D'UN REVE L'AUTRE

Ce n'est pas terrible
C'est sans importance aucune
Que d'oublier le passage furtif
D'idées fictives
Dont l'évanescence mordorée
Est la principale qualité
Cela offre
De la disponibilité à l'esprit
Pour vagabonder gaiement
Sur d'autres rêves
Plus chatoyants à son goût
Que d'austères traités abscons

PERSONNE EN ETRURIE

Des rivières de feu
Font vaciller les lagunes de l'or
Dans les creusets du gypse
Le porphyre ruisselle langoureux
Sur les fronts baptismaux
D'océans de napalm
Dont la douceur jaillit
En hyperboles fulgurantes
Qui repeuplent de tendresse
Les jardins de Colchide

BAR NUMISMATE

Sur une cabriole aromatique
Des chardons lucides jouent
Aux Comancheros
Lançant des couteaux nucléaires
Sur des spirales au jasmin
Taraudées par l'absence
Troublante de leurs remords
Devenus colifichets érotiques
Ou bilboquets subliminaux
Pour chantiers de travaux publics

HIJA DE LA LOCURA

Le sommeil n'est qu'un rêve
Comme un autre
Porté par le vent
Comme tous les rêves
Que raconte la mer

Piments ou pigments
Pigments aux piments
Chacun se dessine
Les voyages de son choix
Sur le Hollandais Volant

Et Maria del Mar sourit
Quoi qu'il arrive
Des frissons comme des rires
Des tessons ou du pire
Surf sur des larmes de feu

Tout se résout dans la douceur
Sucre issu des amers
Gentiane et glycine
En guise de charmille
Pour les papillons verts

SANS CIRCULATION

Littéralement tu l'imagines
Et la pares à ton gré
Poupée de porcelaine ou monstre
Suivant tes humeurs vagabondes

Verticalement les villes
Ne connaissent que la profondeur
Comme sens débouchant
Sur la planéité des arômes

Le choix des agents d'influence
Déterminent les pigments
Comme les feux rouges le trafic
Des voitures et de la cocaïne

IL CONTINUATO RINASCIMENTO

La valse des étiquettes
Ne représente jamais
Le murmure qui parle
A l'oreille poreuse

Le présent est toujours
Un moment atemporel
Qui sourit discrètement
A qui lui prête attention

L'élection artistique
Ne mérite que remerciements
Et célébrations
De la part de ses bénéficiaires

Les fleurs de merveilles
Se sculptent d'elles-mêmes
Sur la palette des saveurs
Des frangipanes d'outre-tombe

VALSE DES SENS

Atroce est charmant
Qui sauce gaiement
Des locutions plates
Le mot n'est qu'apparition
Fugace et soluble
Qui jamais ne résout
Le mystère d'une étreinte
Ouverte et unitaire
Quand la saveur du lilas blanc
Rejoint la chair de l'orchidée
Au grand bal des couleurs
Orchestré par la foudre

FONTANELLE

Et dans le vent des arômes
Les chats d'Emilie swinguent
Sous les caresses du blizzard
Et le chalumeau des enclumes

Rien de tel qu'un bouillon-cube
Pour domestiquer l'ultra-son
Et dévergonder la chlorophylle
Des sidérurugies d'arc-en-ciel

Les lavandières sourient
Devant la rivière
Qui traverse le lac
D'un pas nonchalant

TACHYGRAPHIE

Un collier de souvenirs
Comme une dépendance
Avec cuisine aménagée

Les perles du temps
Fleurissent en saison
Dans les chronomètres

Il n'y a pourtant qu'ici
Et peut-être là
C'est du pareil au même

Les conjugaisons de la vitesse
N'épargnent aucun style
Dans le sourire des tisseuses

FOYER OUVERT

La voix fait
Les larges sourires
Et les épaules insoumises

Le souffle long
Dépose ses trésors
Sur le front de ses serviteurs

Qu'importe les clous
Sur les chemins de fortune
Qu'apportent les apparences

Pas un mot ne sait dire
Le frôlement d'une aile
Flottant sur un alizé de feu

QUECHUA

Qui de nous à nous
Sait faire la différence
Entre deux vocables identiques

Qui de nous à nous
Recense les étoiles
D'un seul et unique ciel

Qui de nous à nous
Voit les prouesses
De la danse des montagnes

De nous à nous
Un grain de sable
Inutile à dénombrer