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jeudi, 30 octobre 2008

TRISKELL AU POIGNET

Le poète est d'abord
Le premier réceptacle
Ensuite importe peu
Dans un temps que les clepsydres
Ne savent pas dénombrer

Et quand le soleil fond
Tel un mascara de sucre
Gentiane et amande entremêlées
La porosité diaphane
Développe les duos unitaires

Les échos se réfléchissent
Suivant les filigranes mauves
Des concentrations argentées
Caressant de leurs chants d'opales
Les volutes des papillonnages

DANSE DU METAL

L'individu est une invention médiévale
Et la vie se passe des définitions
Pseudos-rambardes de sécurité
Pour amateurs de grammaires
Frigides et stériles

La vie est une danse
Chef d'oeuvre d'évanescence
Autour d'une racine
Dont les mathématiques
Ne connaissent que le carré

Dans les fonderies d'argent
Quand le temps est mûr
Le métal prend toujours la forme
Du regard qui le contemple
Amoureusement

A LA BONNE VOTRE

Quand parle-t-on de littérature
Dans les officines spécialisées
Dans le OK Corral bon marché
Avec morale mentholée
Pour haleine soi-disant fraîche

La poésie s'en tape de ces caleçons d'ambiance où pas une vache ne retrouverait son pis, s'appellerait-elle Europe, ou Marguerite pour rester dans l'à-peu-près compréhensible

Quand parle-t-on littérature
Avec éloge digne de ce nom
Chez les carabins assermentés
Dont l'opinion tourmentée
Ne reflète que la qualité de l'alimentation

La morale ne torche de son geste peu auguste que la cohorte des suiveurs de tous poils, funérariums conservateurs, colombariums domestiqués aux usages en vigueur dans le monde de la distribution d'étiquettes

Savent-ils parler de littérature
Ceux-là même qui peinent
A trouver la sortie
De leur monomanie romanesque
Dans le charnier des idées reçues

Et alors même qu'il n'en est pas un pour dire clairement ce qu'a trouvé Zarathoustra sans le savoir

SOKOLOV

La montagne caresse l'ivoire
Pour en extraire la douceur du cristal
L'ivresse des orchidées
Ou la blancheur du jasmin
Les mains du velours
Interprètent un toucher de roi
Sur la peau de la reine
Exhalant la délicatesse
Des arômes de la foudre
Dans de chatoyantes floraisons

AFRIQUE EN ARDENNE

Voix noire qui chaloupe
Chaleur qui égrène le froid
Des tessons de cristal volent
Dans un ciel d'argent
Un piano vert sourit
Sur l'émeraude des paysages
Rythmés par l'élégance
De cyprès toscans
Et de collines féminines
La plaine est calme

FANTAISIE PRINTANIERE

La pensée n'est autre
Que le fond de teint
Qui transforme les merveilles
Du visage de la Femme
En de multiples atours
Le regard perce le khôl
Dénude le velours de la peau
Sous l'échancrure du corsage
Où niche la respiration des oiseaux
Et les saveurs du santal

L'EPAISSEUR D'UN FIL

D'une feuille rose
A une spirale verte
Charivari de couleurs
Qui se décomposent
En larme de saveur

Et la panthère est noire
Qui dévore la jungle
De couteaux et de lames

D'un kaléidoscope en grains
Au grain de la pulpe
L'espace d'un cil

GRAIN DE VISION

Pour ou contre
Comme totalement d'accord
Au-delà des apparences grossières
Pas de quoi nourrir un débat
Par principe vain et stérile
Autant continuer à chanter
La panoplie des merveilles
Qu'on trouve sur les pistes
Qu'évitent soigneusement
Les amateurs de jungles urbaines