vendredi, 31 octobre 2008
TRAVERSEE DES VILLES
Une ligne droite qui spirale
Comme un ouragan en pleine sieste
Des collines ouvertes et ondulantes
Qui couvrent de leur duvet
Le poitrail étincelant
D'une rue aux persiennes ouvertes
Sur des balcons fleuris
Par les moissons du napalm
Cathédrales de pierre vivante
Qui bourgeonnent du venin vert
Au fronton des parasols ensoleillés
Flânant sur les tétons de la poudre chocolatée
23:29 | Lien permanent | Commentaires (0)
LE FEULEMENT D'UNE BOMBE
Dans les décombres souvent
Les archéologues relèvent
La trace d'une déflagration
Angkor Vat est un musée
L'antithèse du vivant
Un déambulatoire pour morts
Pourtant il reste des enfants
Qui promènent leur sourire
Jouant aux soldats au beau milieu
Des mines anti-personnel
20:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
MELOMANIE
Légion de la douceur
D'où s'élève des volutes moirées
De chaleur savoureuse
Et d'arômes insouciants
Dans un décor sans contour
Où la neige partage ses braises
Avec le vent d'un instant
Tandis que les couleurs
Retrouvent leurs incarnats d'origine
Dans la torréfaction supraluminique
15:59 | Lien permanent | Commentaires (1)
SEXISME
Le faune est un profane
Qui ne connaît du sacré
Que la vanité des bouches
Qui l'emploient
Pour faire briller
Leurs devantures vermoulues
L'adolescence est un âge
Inventé à des fins démagogiques
Mais l'enfant mâle
Un jour se retrouve femme
Qui donne naissance à des filles
Dont certaines deviennent des hommes
Rien ne peut s'écrouler
Sans être auparavant élevé
Et tomber du rez-de-chaussée
N'a jamais rendu la vue aux sourds
14:36 | Lien permanent | Commentaires (0)
SALON DE LECTURE
Coiffer la lune
De tresses d'harmonie
Parsemées de flamboyance
Sans oublier l'étendue des arômes
Et autres laques non ignifugées
Coiffer la lune
Et repeindre la nuit
En glycine effervescente
Sur des tapis de silice
Et des océans de maravillosos
13:02 | Lien permanent | Commentaires (0)
TRETEAUX DU FABULEUX
Roule un dé à mille faces
Sur un anneau de Moebius
Cavalcade des ajoncs
Aile de papillon
Qui détruit les galaxies
Roule un dé à mille faces
Sur un anneau de givre en feu
D'artifice est le spectacle
Sourire de fauve
Infinie patience
Roule un dé à mille faces
Suspendu sur la lame
D'un cimeterre aux yeux bleus
Forge du merveilleux
12:42 | Lien permanent | Commentaires (0)




