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lundi, 17 novembre 2008
LIRE LA MER
Les pêcheurs de perles
Connaissent bien
Le fond troué de l'océan
Par où s'infiltre la foudre
Qui fonde les merveilles
Les pêcheurs d'éponges
Aiment les coraux
Qui leur offrent
Quelques saveurs perlières
Cueillies par mégarde
23:52 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
BAR A PLUIE
Côté sauvage des villes, les troïkas laissent des traces évanescentes sur le velours de la neige qui bondit de cloche en cloche pour respirer l'odeur de 365 fromages de la république, histoire de raconter à ses arrières-petits-enfants l'auguste geste du semeur d'épouvante le soir au coin d'arbre qui peuple les veillées des murs de poussière dans le friselis étincelant d'une auberge espagnole où le portugais moyen n'hésite plus à trouver une intraveineuse dans une meule poussée par un barbare en mal de gloriole qui renverse les remparts des forteresses sans défense car pasteurisées depuis au moins Mathusalem dans un maelström de funiculaires sans scrupules qui débattent, non sans grâce, des merveilles d'un temps où jadis n'était pas né et où demain se demande encore pourquoi on l'a sorti de son réfrigérateur dont la température monte tel un écureuil dans un séquoia qu'aurait oublié de répertorier le garde-champêtre des enfants du paradis qui n'est autre que le loustic à l'eustache, persévérant du sourire dont les hallucinations thérapeutiques requinquent n'importe quel infirme du ciboulot, sans travail depuis la dernière place de grève recensée au carrefour des odéons de la nouvelle stalagtite fulgurante qu'ait jamais inventée la poudre à récurer les méninges que tout un chacun peut trouver en vente libre et gratuite chez son dealer de merveilles.
22:29 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
PANORAMIX
Voir c'est inventer
Et chacun voit en permanence
Une invention de son choix
Qu'il pose délicatement
Telle une guirlande fébrile
Sur un décor hypothétique
Dont l'ignorance est en fait
La seule et unique qualité
Voir c'est donc peindre
Ce qui n'a de réalité
Qu'imaginaire créé de toutes pièces
Un théâtre d'ombres chinoises
21:36 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
CIRCUIT COURT
Repose en paix
Dit la chanson souriante
Du parachutiste élégiaque
Qui tangue comme un jus de fruit
Dans un mixer débranché
A l'énergie statique d'une fantasia
Aux coloris rébarbatifs
De coucher de soleil
Ebloui par une overdose
D'étincelle atomique
21:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
SANS SOUCI
Le dernier mot
Est aussi utile
Que les précédents
Comme une dum-dum
A tête creuse
Qui dessine des arabesques
Sur la poussière d'ange
Que d'étranges narines
Injectent dans les veines
Des filons à l'anglaise
12:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
LITTERATURE SANS PERIL
Le poète
Cet illettré jamais né
Ne connaît que la crème
Des pets sans souci
Proute-t-il
Que le vent s'en offusque
Dans le sourire narquois
Du je-m'en-foutisme
Pas un mot
Qui ne vaille la peine
Qu'on s'y attarde
Sérieusement
11:23 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
GRANDIR
La roue de la question
Naît de la danse d'Arès
Et de sa famille
A la découverte d'Aphrodite
La contemplation s'oriente
Vers d'autres oeuvres
Que le miroitement abrasif
Des poussières d'oxygène
Un pas en arrière
Et le panorama s'élargit
11:07 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
REVERSING SUNSET
Il est des mondes
Où le soleil se couche
Au petit matin
Te souvient-il
De la nuit à rebours
Dans l'Orient de la brume
Baby Blue peint gaiement
Le chemin des Harley-Davidson
Qu'Easy Rider emmène
Visiter Eldorado
Une femme comme un ballet
Reflets étranges dans un oeil d'or
10:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
SALIX ALBA
Il en est pour décrire
L'agitation des moulins
D'autres parlent de comédie
Certains évoquent un autre monde
Qui sont les chiens de Lautréamont
Le bien est-il une ignominie
Pourquoi le dépeupleur
Où sont les cartes d'Ithaque
Le traitement de la surface
N'affecte pas la nature
De la profondeur
Accro à la douceur
10:21 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
REVOLUTION EN SOL MINEUR
Que la température monte
Ou descende les barreaux
Sur l'échelle de Jacob
Est sans importance
Pour le spectacle
Et sa bande-son muette
Le seul bouleversement
Capable de renverser le monde
Est celui du support
Qui choisit ses contemplations
Donc les aromates
Constellant son langage
09:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note




