samedi, 06 décembre 2008
EN VIE D'UN CIL
Tout seul sans cible
Fol amant insonore du porte-sang
Rêve de braise et des hasards
Peau sèche des hauts-plateaux
Se lovent les valeureux fous dorés
L'enfance de l'ange parle aux nues
Les carreaux de feu des souliers d'amour
Emportent l'acteur au frileux péril
Pare-balle au vin de bodega
Par les sols crasses les lueurs d'essence
Brûlent les fourbis mus fièrement
Gomme aimable presque homme-femme
23:03 | Lien permanent | Commentaires (0)
ABSORPTION
Juste un sourire
Pour tout sépulcre
Pas de mystère
Juste un éclair
Le vent se lève
Comme une ondée
Fine et légère
Comme un diadème
Tout est tranquille
Au sein du sein
Paisible comme un ouragan
A l'oeil ouvert
22:37 | Lien permanent | Commentaires (0)
LA LAVE INCIVILE
Tout sol en un silence
Porte son or sans affolement
Vers des raves de vrai bazar
Où perchent les saltos de sa faux
Sévère est le refoulé des nurses
Enfle l'orangeraie par les rues
Carrefours des soulagées douleurs
Barre à la porte du fil sans acteur
Par le bas la main des gammes
Passeur d'indécence brasse au col
Bourru des filles aux fourmillements
Comme ceux qui calment d'aise la femme
21:18 | Lien permanent | Commentaires (0)
EN VAIN SI LABILE
Tout sort dans l'insolence
Fort de l'essor du foisonnement
Des vers ras le verre de quart
Les berges des sofas au lasso
Surfent sur des véroles fourrées
Dans la fleurance aidée par les muses
Course des dés sur la lourdeur
Les pales mortes du ventilateur
Pas un rat sur l'âme du grain
Brasseur au dit sans complaisance
Pour un défi au frimas du vent
De ceux qui croisent l'âme des fraises
19:26 | Lien permanent | Commentaires (0)
AU VIN SI LONG DES PAPILLES
Tout son sort d'innocence
Pleure et déflore les froissements
Des vaisseaux rares vers la gare
En bas du solfège des vélos
Soufflets qu'assole le fourré
Sans le fer dont sont faites les rues
Poussée des palourdes dont la mort
En parade sur le sésame grince
Au brassard dit d'obsolescence
Durant les bruits d'un firmament
Des années grises croissant sans fin
16:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
TES LONGS YEUX
Paupières fermées sur un piano
A la note bleue comme un fruit
L'idylle des portes de Paris
Couche les maillots et soutiens
D'un vélo se mirant dans l'eau
De la lune au son blanc
Pour la belle vue de l'amant
Qui livre sous son balcon
Les clés descendues d'un sein
Du centre des tris postaux
Où clignote midnight
Au beau milieu du vin
14:43 | Lien permanent | Commentaires (0)
CRISTAL DE SOIE
Le monde du silence
Ne cesse de parler
Répandant ses volutes
Au parfum carnassier
Parmi les univers de carton
Ou de silicium caréné
Le monde du silence
Répète toujours la même chose
Sous d'infinis aspects
Que savourent ou pas
Les oreilles des marchés
Et des volubiles souks
Suppurer l'éternité du temps
Comme un velours de ciel gris
Sous une ombrelle de nuit
Portée par un moustique
Aux allures d'éléphant
Ajouré dans la porcelaine
14:28 | Lien permanent | Commentaires (0)
MIGNIGHT FULL OF SOUL
Midnight est un arôme
Planqué sous les jupes
Virevoltantes d'une femme
Au bras de soie
Et au sein d'or
Midnight stands alone
In the end zone
Vaporisé dans le napalm
Des nuits où la lune
Chante des refrains
Au rythme sans fin
12:28 | Lien permanent | Commentaires (0)
OVATION DES FILLES
Tronc d'où sort la lance innée
Lovée fleur aimant le froid
Les valses du verso de l'art
Bardent d'or l'effort en solo
Fourrant les osselets d'eau foulée
Sans arrêter l'enfer des rebuts
Souper au talon fort de l'amour
Aux bardes princes sans amarre
Un paradis don de l'aisance
Du bas aimant est la dure haie
Des doux écrits de croix sans fin
11:03 | Lien permanent | Commentaires (0)




