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dimanche, 07 décembre 2008

CRI DE SIBYLLINE LOUVE

Happe Reine l'appât du thé
Les lèvres dansent jusqu'au cil
Vigne et féta assez troublées
Mirliton aux émois de dynamo
Tranche l'effort et aiguise la triche
Comme un désir en clé de portail épicé
L'or est blond pour un autorail effeuillé
Suivant l'amble des histrions au noir d'encre
Couleur d'amplis autour des tueurs de mignons
Des fraises marchent sur des colliers de style empire
Des rouge-gorge pillent les lits de la chaleur
D'un eustache alléchant les tresses grises d'une chatte

CILS COULANTS DES TORPILLES

Après n'en pas douter
L'eau danse les fées aussi
A ces trilles lovées des familles
Cire au doigt d'amis anneaux
Les torches frisent les franchises
Cueillant l'angle encollé des centre-alizés
Pour le raconter au thé des fruits stratifiés
Souvent loir aux temples de la dérision
Mise en plis des couleurs sur terre de lion
Le fier machicoulis hanté de pierre stérile
S'arroge l'heur au lit des gestes de lueur
Caresse des mots sachant lécher les chas d'emprise

FAITES POP!

Sur l'arche des merveilles
L'opéra des mirabelles
Ecorche les boeufs
De la fête des miracles
Au son de la mort qui trompe
Sous l'arc merveilleux des vierges
Du Pont de Saône
Jusqu'à la Place du Change
Animent la bande des souffleurs
Sur les flots rouges et noirs

COULIS DE SANG NAISSANT A BRISE

A propre comme un pâté
Dont les foules dansent au nid
A téter les vrilles des camées
Iroise en vide cadeau
Les ports se rient franches rizières
Filant la langue des colimaçons cendrés
Pour l'art de sauter statufié
Sans vouloir le temps d'une rémission
Pile en couleurs de terre à lampion
Le fermage du coin des stères de céleri
Sans bouger le roulis des coeurs de geste
Moleste les chalands d'enchantement sans crise

UNE ELLIPSE MAUVE

Nuit safranée
Sous un ciel d'améthyste
Peuplé de dauphins argentés

Une veilleuse à la fenêtre
Comme le peintre d'une tour
D'opaline en bas de soie

Et les étoiles dansent
Sur le pont des arts
D'où s'élèvent en corolle
Les fragments verts d'une étincelle

POP LISSANT LES EAUX ASSISES

Assentiment frotté
L'âme des morphes vend des semis
D'arête qui brasse la télé
Refroidie des chameaux
La transe verte tranche les gorges
La langue délie les effets lents à plein nez
Moutarde des sceaux ampoulés
Pi en douze heures fauche l'heure
Epautre de soie pour les lampions
Perte à presser les reins des téléskis en somme
Sans mugir aux couleurs des murs d'averse
Aimons sonner le pas bien leste qui décèle la mie

PEAU LISSE EN DEUX ASSIS

Un frottis mentholé
La mort fane au vent des humeurs
Sacre des starlettes ailées
Le froid des rêches appeaux
Transforme la France en forge d'ovaire
Des flans alliés à la langue abonnée
Sur le dos l'épée des soudards
Du pis les faux creusent douze heures
En proie des pôles de l'emploi
Prêt-à-percer les reins des téléphones licencieux
Sans dire au nu qui se renverse mûr
Le mausolée du pâle inceste des amis

CALME REVE

Nulle délivrance dans les images
L'éveil s'assoit et médite
L'esprit aérien et léger
Pendant que les femmes
Font tourner le monde

Il pleut en permanence
Autour de la main des fleurs
Toute l'eau des larmes
Que la joie des princesses
Transforme en cathédrales de lumière

ASSISTANT DE POLICE

Sa main offrante
Format allumant des lueurs
Sacrés arts des allées
Sèche les peaux de chamois
Défense volant en phare de fort
L'éléphant arrange les bonnets
En dorant les paires de bas gourds
Des piteuses étoffes au leurre d'Isis
Anchois des pôles et lamproies
Percent l'effort serein du silencieux
Pur-sang direct venu à l'hiver nu
Le monde naît du pas d'un zeste d'harmonie

AINSI DANSENT LES VIS

Cent mille offrandes
Formatent la lueur des temps
Crécelle ailée du hasard
Peau de pêche sur le dos
Des fous-volants du fort des phares
L'enfant Jean gare son poney
Au doux rempart près des labours
Epris à qui s'offre une Eurydice
Chambranle des étoles de roi
Parler sort essoré des cieux récents
Epure des traits venus sans vernis
Montent les pas en tresse d'harmonium

UN SILENCE VIF

Sans cible est le sens
Raffole de l'heure d'emportement
Trêve d'aise et dés d'une star
Plate pêche et peau de halo
Vole en voix d'or au doux fourré
Infante des gens grappe honnête
Et garde les deux souliers d'un bourg
Epris du coeur qui offre le répit
Aux vents des gâteaux du branle-bas
Parler seul a celé les sueurs de descente
Brumes d'éternité lues des fervents
Mots que l'étape presse en femme d'homme