lundi, 08 décembre 2008
AQUALYOPHILIE
Petit qui grandit
En rapetissant
Goutte d'air sans bronches
Sans nul besoin d'aération le vent
Marcher de lune en lune
Tel un cul-de-jatte radieux
Dans son fauteuil sans roulettes
Même pas motorisé
Mais tellement aérodynamique
Bienvenue chez les ruines
D'où décollent les runes
Pour épicer les fragments de brume
20:37 | Lien permanent | Commentaires (0)
OURLET D'AMANDE
A la porosité des nuits
Les photophores luisent
Sous les peaux diaphanes
De brillants yeux verts
La neige ne tombe pas
Et le vent dans la main
Prend des formes inouïes
D'insolente absolution
Un cortège solitaire
Rehausse d'un trait de son
Le minerai de mots atomiques
Qui s'élève immobile
Au milieu des anneaux parallèles
Le regard déhanche les nus
Tel un Botticelli moderne
Peignant d'éternelles antiquités
18:59 | Lien permanent | Commentaires (0)
DEUX BOUGIES PAR AMER
L'appel des abords empenne
Les faces des éléphantines
Des bouts dignes des ébats mous
Dévoile les maisons romaines
D'un cri qui grise les perchoirs d'osier
Et les tripes servant d'épouse au bail du hardcore
Tuer l'envie seule taille les bols de beurre
Des faucons qu'un moignon assemble en crocs
Durillons d'un gibet de dieu aux bordures de plusieurs
L'art de la flèche planqué dans les dunes des draperies
Estropie les torses des chats pelés par la poudre de riz
Que la grande affiche plisse du creux d'une brève arbalète
14:36 | Lien permanent | Commentaires (0)
DES CLEMATITES POUR EMILY
Dans le grand kiosque à musique
Le vent sculpte les arômes
Des danseuses de la porcelaine
Les starlettes se voient actrices
Mais c'est Greta la blonde
Qui fait le spectacle
Marlène la brune
Tient les scripts de la brume
Que Jimi chante de sa guitare
Un beau dimanche matin
Nico vocalise les fourrures
Que le velours peint sur l'été
13:45 | Lien permanent | Commentaires (0)
GYROPHARE DES MERS DEBOUT
La plaine de Léo parle d'abord
Des élans faciles de sept ans
Embouts béats de douce vigne
Les boissons maures emmènent
Le guide des crises au séchoir des bises
Eclipse nonne déposant un accorte orpailleur
Son bolide beurre les dessalées victuailles
D'un conteur Cro-Magnon des faux-semblants
Locataire des ports du lion qui rugit sur un prie-dieu
Echarde de lune et plant des forts à dire
Laissent les crochets écharper le lourd des poteries
Dans la graphie sèche des Navy Seals
12:22 | Lien permanent | Commentaires (0)
GOMME ARABIQUE
Au bout de la misère le rire
Puis le sourire des irradiés
L'insouciance au bout du fusil
Flâner au milieu des sérieux
Un oeillet vert à la boutonnière
Vive la misère et ses enfants
Rock'n'roll des blanches lessives
L'esprit et la lettre dans les guitares abrasives
Dégomment à grand coups de rif
Les boules de gomme des sapins
11:28 | Lien permanent | Commentaires (1)
HARDI PETIT!
Au grand plaisir
Des enfants sans souci
Sur des ponts ou des surfs
Pas d'inquiétude à se faire
Le monde est bien géré
Grands bonheurs et grands malheurs
Dans le clos des honneurs
Au petit bonheur la chance
Sur les rivages d'insouciance
Effondré dans un sourire d'artimon
10:06 | Lien permanent | Commentaires (0)
GRIFFE DE GRAFF A MELBOURNE
Raboter les peines et les parts
Elève les temps jusqu'aux cils
Sans bourrelets sous les vignettes
Dis-moi le son qui mémorise
Ce chant de biche qui dégrise
Orpaillant la porte close des plis qui sonnent
Des oeillets fous baillent de longues orbites
En fûts blancs de cycle en millions d'accoudoir
Colocataires des portillons gris du milieu
Au charme des forêts les plans du délire
Ecorchent les jours des chaleurs de pilori
Chant lâche de la caféine qui se lèche le sexe
08:54 | Lien permanent | Commentaires (0)




