mardi, 09 décembre 2008
ABSENCE DE FRONTIERE
L'écriture décore la plaine
De chambranles en forme de cils
De décors voluptueux
Aux aspérités romantiques
D'alcôves en forme de gouffres
Avec du bois mort
Les indiens font des flèchettes
Enduite d'un curare
A retardement
Comme le reflet d'un sourire
Un damasquin de silence pourpre
Sur la porcelaine des nuages
23:57 | Lien permanent | Commentaires (0)
TROUVER BAB-EL-OUED
Qaïs dessine des traces
Qu'il prétend être des mots
Dont il assure
Qu'ils ont un sens
Le lecteur attentif
Peut toujours gratter
Sous les écailles
Il ne trouve que du sable
Sable sur sable
Où donc est l'eau
16:44 | Lien permanent | Commentaires (1)
LES COULEURS DE LA NEIGE
Tu es Qaïs ou Majnun
Selon que le sourire de Leïla
Regarde le Nord ou pas
En-dehors de ce sourire
Le désir s'appelle Eros
Un fils illégitime
Mais quel que soit le chemin
Le sourire commande
Et la neige règne
Sur les aurores boréales
16:11 | Lien permanent | Commentaires (0)
DE L'IMPORTANCE PRESUMEE
Le feu taille les poètes
Dans le bois dont la pluie
Fait des bûchers gracieux
Sur lesquels repose la neige
Les ennuis peuvent venir
Ce qui doit être sera
Dans les bandes dessinées
Ou les livres d'histoire
Jusque dans le film
Mon nom est Personne
15:23 | Lien permanent | Commentaires (1)
WHAT'S REAL, PUSSYCAT?
Repeindre les cartons
Est affaire d'enchanteur
Ou de mage à la plume d'argent
Les fées ne sont malveillantes
Que pour l'audition fragmentaire
Une lettre entre harpe et harpie
Les majorettes observent
Les moutons sur la mer
Pendant que la cheerleader
Danse pour son homme
14:31 | Lien permanent | Commentaires (0)
HISTOIRE DE CAUSER
Le poète aveugle
Ne vise jamais rien
Connaissant les subtilités
Des polysémies de l'oreille
Le poète muet parle
Sans rien dire d'autre
Que ce qui doit être dit
Et peut-être entendu
Par on ne sait qui
On ne sait où
Sans pourquoi ni comment
Mais avec le sourire
13:39 | Lien permanent | Commentaires (0)
SANS OBJET PARTICULIER
Avant tout
Pas de pourquoi
Après tout
Pourquoi pas
Si on veut
Avant tout
Rien
Après tout
Toujours rien
Alors chanter
13:26 | Lien permanent | Commentaires (0)
POLYBIOGRAPHIE
Toutes les facettes du prisme
Racontent la saveur unique
Qui se réverbère
Sur les parois des arômes
Et les cloisons odorantes
La main de Leïla
Qui égrène la semoule
N'a pas moins d'affection
Pour une graine
Que pour une autre
Seule l'oreille
Entend tinter les épices
Qui guident la plume du vent
Sur les torrents de la mousse
Ou les flocons de l'ivoire
13:04 | Lien permanent | Commentaires (2)
L'ORGIE DES BOUILLOIRES
Le ciel des vents abat des veines
Thés fragiles des élégances
Signes d'embouts dans les mérous
Qu'emploient les soumissions arvernes
L'épris lien prose aux frais des mites de l'art
Servant les fripes sans vie qui rayent les pôles
Cent vies s'empalent dans la sueur des maisons d'or
Sur des cons qui fondent sous les crocs d'érable
Un pieu git au bon air des disques bleus
Pochant l'or des gerçures qui crèchent au paradis
Mort estourbie par les pattes engelées de l'outre-rien
Que l'offrande défriche sévère en bavette d'aile mâle
12:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
CELLE QUI PLEURE
Elle pleure des larmes de sel
Des cascades de soie
Des rivières de diamant
Elle pleure la joie
Des matelots du roi
L'élégance suave
Des séducteurs impétinents
Le torticolis macabre
Des brocanteurs d'opérette
Dans l'océan de ses larmes
La foudre dessine des armes
Des marbres de sucre moderne
Des typos d'arrière-garde
Et l'encre de ses mains
Chagrine les filles sérieuses
Haridelles craignant la pluie
Des imaginaires solidaires
Alors elle pleure
Des caresses et des baisers
De feu et de glace
D'ébène et d'ivoire
Et danse la pluie
De ses bras charmants
En corolles de velours
Autour des cobras de l'amour
11:11 | Lien permanent | Commentaires (0)




