mercredi, 10 décembre 2008
TOMES ET CARNETS D'ORANGE
Les folies cèlent les fils osseux
Dans les vols de nuit nettoyants
Braises de fêtes des héros
Montrant la défaite qui luit
Grêle d'orage des téflons
Les ponts corsent les grandes armes
Louche et ruse de courte paille
Haut du pic vert qui luge en Ur
Depuis hier soir nuit d'hiver
Au lock-out sans les oreillons
21:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
POULIES AU NOROIT DU GIVRE
Devant le sel qui bat l'ébène
Des franges signent l'allée d'indigence
D'un beat qui dédaigne les mous
De saouls missionnaires poissent les verres d'art
D'un pot dont les prix frais habitent la mare
Servant d'épaulette à la grille des jolis fruits
Paillasson du stupre des versets d'or
Sous des croquis la sueur dévore les décodables
Des scribouilleurs du biniou polaire
Portes cochères du napalm aux mini-angelures
Les outardes gélifiées deviennent des attentats d'aise
Malabars ou danettes du frigidaire fort en front
20:32 | Lien permanent | Commentaires (0)
TEMPS DES SONGES DU SACRUM
Sol de feu en piste de fête
Les toits violents des dieux nubiles
Dégrafent les haies des vallons
Aimant tant la fraîche nuitée
Sillage grêle des fend-le-temps
Les écorces d'âmes en crampon
Raillent les peluches qui gloussent
Epluchures de livre ouvert
Des poivrières de rivière
Aux calbuttes des horizons
20:10 | Lien permanent | Commentaires (0)
PLEIN FEU DES PLAINES
Ebénisterie du jour
Comme un pétale de palisandre
Ou un fruit vert et bleu
Dont la chair s'aromatise
En cascades d'opalescence
Tatouage du santal
Sur la peau de l'amoureux
Dont les colimaçons ellusifs
Repeignent des escaliers plats
Oeuvres de Dame aux clefs du lac
Spirales et arabesques
Ombres et lumières du Levant
19:17 | Lien permanent | Commentaires (0)
ASSUMER LOL
L'Occident n'est pas pour les béats
Ils ont déjà si peu de choses à faire
Et si peu de temps pour les contempler
Qu'il n'en ont plus à consacrer à leurs névroses
Et autres agitations frénétiques
Des visionnaires de moulins
La richesse de coeur se trouve
Au bout des chemins
Quand on a tout rendu
Et surtout rien gardé
Des étoles de soie
Qu'on montre à la pavane
17:57 | Lien permanent | Commentaires (1)
TRANSAT DES CONJURES
Fête du feu en solstice
Au milieu du bois violet
De l'allée des griffons
Minuit blanc
La grande fête comme sentinelle
Des égorgements et des conceptions
Bûcher des épousailles
Où les flux givrent
Derrière les paupières
Du tort ou raison
16:48 | Lien permanent | Commentaires (0)
BONS SENTIMENTS
Chacun voyage comme il l'entend
Sur un bateau nommé Cuba
Ou un cocktail rhum-coca
Aux bulles sombres
En forme de regard d'ombre
Où le coca n'est pas blanc
Tous les guerriers
Sont dans le camp du bien
Tous
Sans exception
Il suffit de leur demander
Ils le disent tous
Choisis donc ton camp
Matador des arènes sanglantes
Tu n'as pourtant qu'un seul ennemi
Sur la plaza des toros
Il est vrai dit le sourire
Que l'aile des moulins
Est suffisamment voluptueuse
Pour attirer les Quichotte
En mal d'aventure ou de renommée
16:05 | Lien permanent | Commentaires (0)
NULLE AUTRE QUE TOI
Etre un geyser
Assis sur la côte islandaise
Des pétales par milliers
Sur ses branches
Ou bien des lames
Aiguisées sur le temps
Cristallines à force
D'avoir été blanchies
Sur le rouge et le noir
Etre un geyser
En forme de lac
Sur lequel une danse
11:15 | Lien permanent | Commentaires (0)




