jeudi, 18 décembre 2008
LES PROFONDEURS DU TEMPS
Un chant sans frontières
Rayonne de glissades odorantes
Sur le fronton pourpre
D'un arc-en-ciel
Aux luges effrontées
Par les saveurs de la lune
Qui plante en son jardin
Des sarments ludiques
D'aubépine aux yeux clairs
Et au sourire ravageur
18:36 | Lien permanent | Commentaires (0)
LA NEIGE EN FEU
La soif se traite avec du vin
Rouge blanc ou noir
Peu importe
La danse témoigne de la soif
Permanente sentinelle
Aux longs doigts étendus
La danse rit ou sourit
Et l'incendie qui la ravage
Ne laisse aucune cendre derrière lui
Avant la danse
Le royaume des timides
Et des esquisses de pas
16:49 | Lien permanent | Commentaires (0)
PLASTIQUE DE CHARMES
Longue est la route
Qui tourbillonne
Sous la langue
Longue en bouche
A la cuisse effilée
Sur une peau de velours
Jouissance de la caresse
Intériorité dévergondante
Aux cyprines en cascades
Comme sorties d'un névé
Au sein voluptueux
D'infinie lactation
16:30 | Lien permanent | Commentaires (1)
FROID PULPEUX
Une feuille de palmier
Trace des courbes
Sur des paraboles de saveur
Tendre est la corde
Sur laquelle perche une émeraude
Attentive et complice
Dans les ballets bleus
Des rats fondent les opéras
De glaive en glaive
Pendant qu'au loin
Sur un ongle de curare
Dansent des langoustes
16:25 | Lien permanent | Commentaires (0)
OMBRE DE LUNE
Rebondir sur le vent
Est juste affaire de surf
Open eye open hand
Jeu de l'oiseau
Perché sur le trou
Qui peuple sa poche
De fragrances d'absention
Rebondir comme un glissement
Suspendu dans l'arôme vert
De la fraîcheur du jasmin
15:42 | Lien permanent | Commentaires (0)
MARCHE DES CAPTIVES
Toile souveraine
Des aventures des condottieri
La mémoire est un lambeau mécanique
A l'effacement progammé
Chapiteau de cirque
Ou plafond de chapelle
Ce processus minuscule
Ne retient dans son tamis à large trous
Que des résidus non raffinés
Constellations de fictions
Bâties sur l'oubli
Dont la sélection n'est affaire
Que de hasards malencontreux
Maladroitement thésaurisées
Par d'augustes propriétaires
Dont les boutiques de souvenirs
Encombrent le parvis des temples
12:26 | Lien permanent | Commentaires (0)
PALAIS DE NUIT
Dans la nuit
Des images
Que tes mains transforment en sons
Comme une caresse d'argent
Sur le front de l'aurore
Dans la nuit
Des images
Polychromie des arômes
Qui glissent sur tes hanches
Comme autant de baisers
Dans les images
La nuit
Ombrelle d'un plein ciel
A l'allure élégante
D'un amant sans souci
11:51 | Lien permanent | Commentaires (2)
REPERTOIRE EN GRAINS
Sur un des arpèges
De la folie essentielle
Un doigt dessine des cyclones
Comme un enfant
Sur sa crème au chocolat
J'ai dans les yeux
Le parfum de la femme-ouragan
Qui ventile sa saveur
En myriades étincelantes
Un souffle au coeur
Pour toute respiration
Des danses pour compagnes
Forgées dans la lumière
Des petits matins frais
Aux robes saturées
Par la rosée qui tombe
Des yeux enjoués
Plus bas là-bas
Plus bas ici
11:24 | Lien permanent | Commentaires (0)
CARAVANE DE PLAISIRS
L'audace vient
A l'instant précis
Du laisser faire
Chargée de toutes les épices
Et toutes les ivresses
Que le monde connaît
Elle chasse de son pied agile
Le gibier est soyeux
L'appétit rassasié
Puis l'audace montre
Les torrents d'inanité
La saveur nulle
Elle se retourne alors
Et tu la suis
Peu importe où
10:46 | Lien permanent | Commentaires (0)
NUIT DE L'ANCIENNE JEUNESSE
La nuit inonde les places
Et les squares aux lilas
Elle forge le retour
Aux immensités naturelles
Fondant l'ambre
En rivières de couleurs
La nuit n'a pas d'heure
Comme les braves
Seul un strapontin vert
Ou un banc solitaire
Arrête la caresse étale
De son envergure
10:30 | Lien permanent | Commentaires (0)




