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mercredi, 24 décembre 2008

UN REVE SANS OREILLONS

C'est Noël tous les jours
Quand le temps meurt
En réincarnant un étranger
Sur la plage de Nowhere
Où rodent les arômes du feu

La nuit s'envenime
De malice en sourire
Une cuisine allégée
Aux émincés de candeur
Qui rissolent en plein coeur

Du coton sur la tige
Du blues au creux des paupières
Un rock'n'roll sans armure
Et plus de poule ou d'oeuf
Pour meubler la discrétion du silence

Juste un affleurement de soie
Sur un téton humide
Enlacé par une échancrure
Qui tamise la volupté
Des senteurs envoûtantes

UNE DANSE POUR RUMI

Renaissance
Comme le baiser de l'amante
Comme la caresse que l'aimante
Reçoit sans rien demander
Dans la douceur des bras
Qui laisse la joie
Affleurer sous les lambris
De cieux disparus
Dans un torrent d'effervescence
Sur la plaine des reflets

UN ANNEAU POUR LA LUNE

Des vibrations pointent
Un temps de moins que demain
Laisse donc aller la valse
Sur les tisons ardents

Plante des ailes
Sur la douceur extrême
Au missile comme à la lyre
Un chant joyeux qui guide
La balistique des flous étonnants

Et nous sommes des fous
Des hallucinés grave
Comme ils disent
Dans les rêves bleus
Des confédérations provisoires

Mais nos chants sont sans limites
Comme les champs où nous semons
Les germes misérables
De la flamme des brûlures
Qui enchantent chaque seconde
Où nous lisons ces mots stériles
Dans un coeur où les fleurs
Sont la nourriture incessante
De fraîcheur et de feu

LAGON SOUS LE VENT

Caravane dans le désert
Des papillons multicolores peuplent
Peuplent un ciel de mirages
Pendant que les bédouins festoient
Autour d'un agneau à la broche

Et on danse et on danse
Des tziganes à la guitare
Des reflets d'argent en arpèges
Des filles sauvages sous la main
Pour le plaisir comme pour rien

J'aime ta danse
Ma libellule
Aux sarment carnivores
Comme un soir de pleine lune
Aux bras étonnamment ouverts

Je vois dans le ciel clair
L'étrange reflet de mes yeux verts
La rosée fraîche sur ta peau
Et le Tage en plein milieu
D'une île blanche nommée Bornéo

LA CITADELLE DU SABLE

La splendeur du château
Est un monde sensuel
Construit par une image
Se prenant pour un dieu

Empli de merveilles
Régi par les vents
Du bien et du mal
Une balance non tarée

Les cités tombent
Sous les coups des héros
Sur l'île blanche
Est le temps du repos