vendredi, 26 décembre 2008
ENTRELAC
La muse s'appelle
Justice sans limites
Comme un parfum d'échafaud
Sur lequel une goutte de sang
Frissonne en souriant
Pas d'aridité dans le duende
Pas d'humidité non plus
La sécheresse des génocides
La fraîcheur d'un plein soleil
Absolument rien de romantique
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MILLE ET UN SUICIDES
Shariar a écrit un livre ouvert
Aux pages vierges
La mort des femmes
Ne lui est pas imputable
La distraction et l'oubli
Dont elles font preuve
Sont seules à incriminer
Sharzad est la seule à voir
A quel usage est destiné
Le livre de la vie
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BLACK AS WHITE
Miel ou fiel
Suivant les souhaits
De qui la regarde
Et se l'approprie
La voix de l'eau
N'est que transparence
Aux yeux de celui
Qui trace des cercles
Sur le velours d'un lac
A l'allure paisible
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OCEAN'S TWELVE
La mer est une femme
Dont la beauté dépend
Du point de vue amusé
De son admirateur
Sous la mer des chemins
Conduisent hors de la mer
Sur une île merveilleuse
Aux allures de continent
Les autochtones y cultivent
Les chants de la foudre
Qu'ils récoltent en hiver
En buvant à sa source
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