samedi, 27 décembre 2008
A GAZZA L'ANONYME
Les vrais assassins
Portent la marque de Qaïn
Ou bossent joyeusement
Pour le vieux de la montagne
Au contraire des chiens
Et des juges de tout bord
Qui aboient bruyamment
Ils ne s'abreuvent pas
Des misères d'autrui
Arrache-toi les yeux l'ami
Avant de jeter tes ordures
Dans l'égoût d'un autre
19:34 | Lien permanent | Commentaires (4)
PRINCIPE EGALITAIRE
Le Hamas le dit
Ils font le bien
Le Mossad et Tsahal disent
Exactement la même chose
Le Hezbollah dit aussi
Etre du côté du bien
Les Etats-Unis ne connaissent
Que le bien et la liberté
Ce que disent aussi
L'Iran et la Corée du Nord
L'Europe est une région
Où on dévore allègrement
Sans se soucier des famines
Qui font 100 millions
De victimes silencieuses
Chaque année
Au nom béni
De la consommation à outrance
Et des droits de l'homme
Où sont donc passées
Les forces du mal
Tous se réclament du nom
D'un seul principe
Le bien
18:26 | Lien permanent | Commentaires (1)
AU QUARTIER VERT DE LA LUNE
Les fils du diamant
Taillent leur facette
En se souvenant
Non de Gaza
Qui n'est pour rien
Dans leur propre colère
Mais des paroles
Qui murmurent tout bas
Commence par ta propre personne
Quand par la facette transparaît
La taille s'arrête seule
Comme un parfum tranquille
14:33 | Lien permanent | Commentaires (0)
CHINER LA NUIT
Tombe la robe
Et se lève l'aurore
Danse une nue
Sur le velours
Du profond ressenti
Qu'elle inhale en douceur
Tombe la robe
La caresse est parfaite
Qui longe les courbes
En rehaussant l'échancrure
Où un cil vert
Peint la nuit d'un sourire
13:55 | Lien permanent | Commentaires (0)
DEFLORER LES SYMBOLES
Que deviennent les Hittites
Et leurs chars
Les tables d'Hamourrabi
Et la puissance du fer
Où sont les dynasties d'Egypte
Là ne reste que mausolées
En tous genres
Où sont l'Assyrie, Suse
Et Persépolis
Ninive et Hattusas
Dans les jardins suspendus
Sémiramis ne regrette pas
La future disparition
Des hamburgers et du coca
Fleurons culturels
De la nouvelle Babylone
Bien d'autres kebabs
Falafels ou poulet tandoori
Naissent et meurent
A chaque instant
Dans le torrent culinaire
Qui sert de terreau
Aux fleurs du napalm
13:38 | Lien permanent | Commentaires (0)
COULEURS DE PAROLES
Un homme une langue
Quel que soit le dialecte
Dans lequel il s'exprime
Ainsi s'érige
Le mastaba de la folie
Et ses geôles identitaires
Le Levant n'a nul besoin
D'Orient ou d'Occident
Le Nord seul
Lui sert de polarité
12:33 | Lien permanent | Commentaires (1)
GARDE-BARRIERE
Se tenir face
C'est encore contester
Position de rebelle
Qui crée la souffrance
Armée de mots
Qui font sens
Sans en avoir
Un vain discours
Apprendre à boire
S'improvise en permanence
Dans les ravages
Que l'alcoolisme dévergonde
12:23 | Lien permanent | Commentaires (0)
GEOMETRIE INNOMBRABLE
Plate et ronde
Comme un cercle
Ou une ellipse
Vibrant au gré des parfums
Que les facettes d'un prisme
Projettent sur les murs
D'une chambre blanche
Comme une nuit sans lune
Plate et ronde
Comme l'oxymore argenté
D'un autre monde
Au téléphone incendiaire
12:09 | Lien permanent | Commentaires (0)
EPINAL ON ICE
La garde ne se justifie
Que pour les propriétaires
Personne de sensé
Ne songe à garder le vent
Fruit de la peur
Le gardiennage obsolète
Ignore le meurtre en série
Et ressent les tourments
Comme autant de délices
Des ombres aux yeux clairs
Dansent sous la lune
Sans pitié
11:52 | Lien permanent | Commentaires (0)
LES SALINES CALIFORNIENNES
Goût et dégoût
Comme des figures de style
Ultimes rescapées
Des combats douteux
Du bien et du mal
Courir assise
Voilà bien un exploit
Pour lequel les records
Sont légion
Chez les volontaires admirables
Et l'immobile vitesse
Sourit impassible
A la lisière des yeux
Qui décrivent des mascaras
En arabesques sur la soie
Des dimanches matins
11:25 | Lien permanent | Commentaires (0)
SORTIE DE PRISON
La marque de l'assassin
Différencie l'homme du mouton
Qui suit les troupeaux
Comme un âne
La marque de l'assassin
Ne s'imprime qu'une seule fois
De manière indélébile
Comme la foudre gravant
L'initiale des affranchis
La marque de l'assassin
Ne connaît pas la jalousie
Du libéralisme carcéral
10:30 | Lien permanent | Commentaires (2)
TYRANS SOUS LA PLUIE
Toutes les tyrannies
Sont des contes
Sur lesquels des soleils
Oblitèrent leur ombre
Dans l'affranchissement
Qui renforce leurs chaînes
De populations soumises
A de noctambules travaux
Dont les saveurs mordorées
Emmêlent les sens
09:55 | Lien permanent | Commentaires (2)




